Les négociateurs du gouvernement fédéral chargés des discussions budgétaires sont confrontés à un défi immense : résorber le déficit budgétaire tout en menant une politique qui mise sur la connaissance, l’innovation, l’emploi et le pouvoir d’achat. Alors même que les résultats de l’enquête PISA mettent en évidence une baisse préoccupante des compétences en lecture de nos jeunes et que les conséquences sociales et économiques du recul de la lecture et de la diminution de la maîtrise de l’écrit deviennent de plus en plus évidentes, une augmentation de la TVA sur les livres serait envisagée.
D’une seule voix, le secteur belge du livre a adressé, ce vendredi 9 octobre, une lettre ouverte aux ministres, aux chefs de gouvernement et aux présidents de parti concernés. Cette lettre plaide pour une réduction de la TVA sur les livres à 0 %. Cette revendication n’est pas nouvelle. Le secteur la défend depuis de nombreuses années, mais elle est aujourd’hui plus pertinente que jamais.
Les revendications et arguments en faveur d’un taux de TVA à 0% :
- Appliquer un taux de TVA de 0 % à tous les livres, imprimés et numériques, ainsi qu’au matériel éducatif, afin de rendre la lecture plus accessible à tous.
- Faire de l’accès au livre une priorité éducative, culturelle et sociale, en luttant
contre le recul des compétences en lecture, en favorisant l’apprentissage et en
renforçant l’égalité des chances. - Renoncer à toute augmentation de la TVA sur les livres, qui entraînerait une
hausse des prix, une baisse des ventes et fragiliserait davantage les éditeurs et
les libraires, déjà confrontés à la hausse des coûts et à la concurrence étrangère, notamment française. - Préserver le pouvoir d’achat des lecteurs et l’accès aux livres pour tous, en
particulier pour les enfants, les étudiants et les publics les plus modestes, mais aussi pour les écoles et les bibliothèques, qui subiraient directement une hausse de leurs coûts. - Privilégier une politique budgétaire cohérente avec les ambitions de la Belgique
en matière d’éducation, de connaissance, d’emploi et de cohésion sociale,
plutôt qu’une mesure fiscale dont les recettes seraient limitées au regard de ses conséquences potentielles.
Vous trouverez ci-dessous le communiqué de presse ainsi que la lettre adressée ce jour à nos responsables politiques.