En cette fin d’été se tiennent à Lussas en France les Etats généraux du film documentaire où sera projeté le nouveau film de Philippe Van Cutsem, Procès d’un jeune poète, film hybride aussi fascinant que confrontant, qui à travers sa mise en scène du procès de Joseph Brodsky, futur Prix Nobel de littérature en 1987, jeune poète russe de 24 ans accusé en 1964 de parasitisme social par le régime soviétique, nous renvoie aux grandes interrogations qui traversent notre époque sur le rôle de l’art et des artistes dans la société. Le cinéaste belge nous parle de son travail, de la façon singulière dont le film résonne avec l’actualité belge, de la question de la diffusion des oeuvres, et de l’articulation entre art et politique.

Procès d’un jeune poète revient sur la comparution en 1964 de Joseph Brodsky devant un tribunal fantoche l’accusant de refuser de travailler. Quelle est la première étincelle qui a fait naître ce projet?

 J’ai découvert les actes du procès il y a une quinzaine d’années alors qu’ils étaient publiés dans la revue La Barque. Il y avait donc le compte rendu retranscrit par la journaliste Frida Vigdorova, suivi d’un entretien de Brodsky avec Solomon Volkov, une sorte de montage que j’ai choisi de respecter. Cela m’a immédiatement intéressé. Ce qui donne à un moment donné l’envie de faire un film, c’est toujours une rencontre, et ici, c’est avec ce document qui pose la question du lien entre l’art et la politique, une question qui me préoccupe depuis longtemps. Parallèlement, la découverte du texte est venu rencontrer l’envie que j’avais de travailler avec des acteurs et des actrices. Un film, c’est toujours le résultat d’un faisceau de désirs et de questionnements, jusqu’à ce que ces différents fils se nouent autour de l’objet artistique.

 

En effet, les protagonistes devenus personnages du procès sont incarné·es à l’écran par des comédien·nes. Pouvez-vous nous parler de ce travail sur le jeu, ou peut-être, le non-jeu?

 J’avais déjà en tête certaines personnes avec qui j’avais envie de travailler. C’était le cas de d’Anne-Sophie Sterck, Loïc Vanderstichelen ou Christophe Piette. Par contre je ne savais pas du tout qui allait interpréter Brodsky. Ce qui est curieux, c’est que je savais qu’il se présenterait en temps et en heure et c’est exactement ce qui s’est passé. A partir du moment où il y a une cohérence interne à un projet, il ne s’agit pas de forcer les choses, il faut plutôt maintenir un état de disponibilité, d’attention, d’ouverture. C’est cet état qui fait que les choses arrivent et se présentent. Et la rencontre avec Arno Dengel qui joue le jeune Brodsky a été déterminante. Quelqu’un a utilisé l’expression de citation jouée, et ça correspond assez bien je trouve. On est loin d’un jeu qu’on pourrait qualifier de naturaliste, il y a toujours cette distance qui rappelle que l’on est devant quelque chose de totalement artificiel, de fabriqué.

 

Cette notion d’artificialité renvoie au procès lui-même, Brodsky disait de son procès qu’il avait été comme un film, une comédie, il y a un écho entre la mise en scène du procès et le procès lui-même qui était déjà une mascarade.

Oui, c’est vraiment un procès pour l’exemple, le verdict était déjà connu à l’avance. Ce qui m’importait, c’était cette façon de théâtraliser, de mettre à distance, qui permettait d’avoir un autre type d’écoute, de se focaliser sur les mots, les propos tenus et ce rapport de pouvoir exercé par le langage. Par exemple, le décor, ce n’est pas un décor que j’ai imaginé. C’est vraiment encore une fois de l’ordre de la rencontre, c’est Sophie Bibet qui joue la juge qui m’a dit: « Tiens, à côté de chez moi, il y a un espace inoccupé en attente de travaux. » Il faut dire aussi qu’il y avait des contraintes productionnelles totalement assumées, c’est un film très pauvre. Mais c’est quelque chose qui m’intéresse, je crois qu’il y a une surenchère au niveau de la production. Je ne dis pas qu’il faut faire du cinéma pauvre à tout prix, mais le fait de travailler dans une économie du peu amène des solutions auxquelles on n’aurait pas pensé autrement. Les choses adviennent parce qu’il y a une espèce de logique inhérente au projet à laquelle il s’agit de faire confiance.

 

Cette mise à distance permet de transposer les mots ailleurs, à une autre époque aussi.

Complètement et en particulier à notre époque. Ce que font notamment les régimes autoritaires et le néolibéralisme, c’est de s’en prendre aux artistes, comme on le voit en ce moment Belgique avec l’attaque sur leur pension (voir l’article de LaScam à ce sujet). Un parallèle se crée entre le régime soviétique, et les gouvernements d’extrême-droite qui se mettent en place, que l’on peut considérer comme deux formes de fascisme. Les mots du procès pourraient à peu de choses près être tenus par des gens qui occupent le pouvoir aujourd’hui et qui sont au service du capital et de la grande bourgeoisie.

 

On sent que les accusateurs, dont une partie est interprétée dans le film par un même comédien qui change de costume, sont comme une sorte de masse indéterminée.

Ils ânonnent un discours pré-mâché, qui renforce cette idée que l’on est face à quelque chose qui est complètement dirigé de l’extérieur. Il s’agissait vraisemblablement de faux témoins qui venaient là pour juste répéter ce qu’on leur avait dit de dire, reprenant toujours les mêmes éléments de langage reproduits à l’infini jusqu’à la nausée. Face à ça, une pensée tente de s’articuler, cherche la complexité, et se heurte à cette violence-là des contre-vérités.

 

On assiste au procès d’un poète singulier, Brodsky, mais qui est aussi le représentant de celui ou celle qui résiste.

Ce qui est intéressant, c’est que Brodsky n’a jamais écrit la moindre ligne contre le régime soviétique. Ce qui dérange, c’est sa position d’artiste entre deux pôles, une position très inconfortable entre la politique et l’art, et c’est cette tension m’a intéressé. Dans sa manière de tenir un cap et une position éthique, il y a quelque chose qui est insupportable pour le pouvoir. Il y a un rejet, une haine de la poésie et de ce que cela représente d’irréductible.

 

Il interroge: qu’est-ce que la société considère comme un travail? Ce qui la sert? Or, le poète ne sert pas le pouvoir…

En quoi l’activité littéraire de Brodsky est utile à l’édification du communisme? La réponse c’est: « en rien ». Cette inutilité aux yeux du pouvoir est sans doute intolérable.

 

Brodsky, par son refus du travail, non pas du travail en tant que tel, mais du travail tel que valorisé par le pouvoir, est celui qui résiste et même si on ne le voit pas dans le film, on sait qu’il est soutenu, que finalement son procès va être révisé, et que donc, il y a une action collective possible.

Oui, c’est réconfortant cette communauté autour de Brodsky. Il y a vraiment une nécessité de se rassembler, d’être dans l’action ou dans la réflexion collective, aujourd’hui plus que jamais.

 

Le film offre un épilogue, cette discussion avec Solomon Solokov, alors que Brodsy est exilé aux Etats-Unis. Cela questionne: quel serait aujourd’hui l’endroit qui pourrait accueillir les artistes? Quand Brodsky part dans les années 70 aux États-Unis, c’est là qu’il trouve sa liberté, mais aujourd’hui on peut se demander où elle se trouve.

Ce n’est pas tant un problème de liberté d’expression que de diffusion. Aujourd’hui, ce genre de films ne peut plus être diffusé à la télévision, il y a une normalisation, un aplanissement des formats avec la conviction odieuse que les gens sont trop bêtes pour apprécier des œuvres différentes. Malgré les contraintes, les tensions politiques, écologiques, les artistes continuent de créer parce que c’est sans doute une sorte de besoin vital, de nécessité. Il faut s’organiser autrement, évoluer dans les marges, quelque chose doit être repensé, réorganisé, il y a un système complètement à bout de souffle qui détruit tout et en tant qu’artiste, créateur, on doit aussi réinventer des modes d’existence, de partage et d’échange.

Propos recueillis par Aurore Engelen

Pour aller plus loin

En savoir plus sur Philippe Van Cutsem:

En savoir plus sur Joseph Brodsky:

Ishtar de Beyrouth, d’Alexandra Kandy Longuet (coréalisé avec Seham Boutata) est l’un des projets lauréats de la bourse Paris sonores initiée par le Prix Agnès, la RTBF (Par Ouï-dire) et LaScam. L’occasion pour Juliette Mogenet d’aller à la rencontre d’Alexandra Kandy Longuet et d’échanger avec elle sur son parcours, sa pratique et sa démarche d’autrice de documentaires.

Point de départ de cet entretien, le prix reçu pour la coréalisation avec Seham Boutata du documentaire sonore Ishtar de Beyrouth : le modèle nu dans le monde arabe – une histoire effacée ». Ce sous-titre « une histoire effacée » semble être un bon point de départ pour parler de ta démarche. Les sujets que tu choisis de faire voir ou entendre ont souvent un lien avec l’effacement : existences secouées, lieux dévastés, trajectoires de destruction et reconstruction. Peux-tu m’en parler ?

C’est intéressant de le voir sous ce prisme-là ! Mon travail porte en effet beaucoup sur les marges, les existences effacées ou mises de côté. Avec Seham Boutata, nous avons commencé à investiguer en 2017 la psyché arabe contemporaine avec d’abord la série Islam sur le divan. Elle a une ascendance algérienne et syrienne, a grandi à Paris, et se confrontait à ses propres négociations intérieures entres différentes identités. Ensuite dans La Vénus d’Alger nous avons enquêté sur l’unique modèle nu (puis habillé) féminin des Beaux-Arts d’Alger, Nadia. Nous avons retracé son histoire avec celles et ceux qui l’avaient peinte, puis nous l’avons rencontrée. Nous avons découvert ce destin qui dessinait en creux celui de l’Algérie : les élans de liberté de l’indépendance, puis le repli dramatique de la décennie noire. Son histoire disait quelque chose de son pays mais aussi de la destinée des femmes en Algérie. A la fin, nous nous sommes demandé : quid des autres ? Et nous nous sommes alors tournées vers le Liban. On questionne la représentation du corps féminin dans des sociétés où il est hautement politique et où il est justement caché.

Cette idée de donner une place à des voix ou des personnages occultés traverse effectivement beaucoup mes projets. Je travaille aussi souvent à l’étranger, ce qui m’oblige à changer mes habitudes de regard. C’est une manière de rendre étrange le familier. Et il y a aussi un autre dénominateur commun, en lien avec ce dévoilement du caché, qui est la psychanalyse : un film ou un projet sonore est un endroit dans lequel les protagonistes peuvent déposer une parole. Il leur permet de formuler un récit dans lequel ils se remettent au centre, dans lequel ils disent « je ». La réalisatrice Yolande Zaubermann l’exprime très bien avec cette phrase : « être au centre de son histoire, que son histoire devienne le temps entier d’une expérience, est réparateur ».

Tu pars donc souvent du choix de raconter une histoire singulière pour faire apparaître un enjeu collectif ou politique. Comment procèdes-tu pour choisir tes sujets et les déployer ?

Tout ce qu’on fait, tout ce qu’on est est politique. On ne pourrait réaliser un travail radiophonique ou cinématographique qui ne le soit pas. Dans Nouvelle-Orléans : laboratoire de l’Amérique l’enjeu était très frontal : à partir de l’histoire et du combat d’Alfred, je voulais montrer comment, après Katrina, des mesures qui auraient rencontré de grandes résistances en temps normal ont pu être imposées sous couvert d’état d’urgence.

Le choix du sujet recèle forcément une dimension politique (le corps féminin, la trajectoire d’une société après une catastrophe, ou encore le sort qu’on réserve aux personnes en situation d’assuétude dans Chasser les dragons) mais la question du politique se pose aussi dans la façon dont on filme, dans la manière dont on fait le film. Comment travaille-t-on avec les participant·es ? Comment accède-t-on à leur intimité ? Peuvent-ils s’emparer eux-mêmes de cet espace-temps qu’est le film ?

Je n’ai jamais réalisé de projet totalement horizontal ou coopératif, où nous aurions écrit ensemble le film de A à Z. Et chaque film oblige à réinventer sa manière de procéder. Mais je suis toujours attentive à cette dimension. A Liège, dans la salle de consommation à moindre risque, il fallait créer un cadre permettant à celles et ceux qui le souhaitaient de se confier, tout en protégeant ceux qui ne voulaient pas être filmées. Il faut créer un cadre propice, par ailleurs il n’est évidemment pas question de  « voler » une parole ou une image dans leurs moments de vulnérabilité, ce sont déjà des personnes qui subissent de très nombreuses violences, de la part du système ou d’autres individus, il n’est pas question de les vulnérabiliser encore davantage.

Dans mon film Vacancy, tourné dans plusieurs motels aux USA, on procédait de la même manière avec Berverly, une des protagonistes, consommatrice de crack, que je ne filmais pas lorsqu’elle avait consommé et n’était donc plus maîtresse de son libre-arbitre. Par ailleurs, la caméra était très vite présente : c’est important que la technique fasse d’emblée partie de la relation pour être très claire sur le fait qu’on est en train de faire un film ensemble. Je prends aussi souvent le son sur mes films, les protagonistes me voient avec mon casque, il n’y a pas de malentendu : un film est en construction dont nous sommes tous les acteurs.

J’ai fait tous mes films avec Caroline Guimbal comme cheffe op. Mon regard s’est aussi forgé à travers sa caméra et sa façon d’absorber le réel et de le cadrer. On a une relation de travail très forte, on partage le même langage.

Il me semble que tes films ne cherchent pas à restituer le réel de manière linéaire. Tu travailles beaucoup par fragments, avec le son, des ellipses, des déformations sonores qui produisent parfois des effets presque oniriques.

Un film est une construction, ce n’est jamais une captation du réel. Ce qui m’intéresse, c’est davantage de retranscrire une perception du réel. Notre temps à nous n’est jamais linéaire : le présent est constamment contaminé par le passé. C’est particulièrement vrai dans le travail que je mène actuellement autour de la mémoire traumatique.

Et le son m’aide énormément à traduire cela. Comme le dit mon amie la réalisatrice Emmanuelle Nicot, « le son, c’est l’inconscient du film ». Dans Vacancy, je voulais rendre sensible l’expérience de personnes qui vivent dans des motels, dans une forme de répétition : trouver de l’argent pour payer sa nuit, recommencer le lendemain. Le passé et le futur semblent disparaître, et la nuit sont de retour les cauchemars, les fantômes, les personnes qui nous manquent. La forme du film cherchait à rendre compte de cette perception du temps, mais aussi de la folie tapie dans l’obscurité.

Cela peut sembler très éclaté dans certains films de David Lynch, mais ces formes correspondent parfois à des phénomènes psychiques réels, comme la dissociation. Ce qui me fascine aussi, plus généralement, c’est la mémoire et la manière dont elle transforme notre perception du présent.

Depuis le début de ta carrière, tu travailles à la fois pour le cinéma et pour la radio. Comment choisis-tu entre le son et l’image ?

Aujourd’hui, le choix est sans doute plus éclairé qu’auparavant. J’ai grandi avec la radio toujours allumée. Mon premier contact avec la création audiovisuelle a été Surpris par la nuit, l’émission documentaire d’Alain Veinstein. On allumait la radio et on se retrouvait en collision avec un réel qui nous emmenait très loin. La puissance du son permet de faire travailler extrêmement fort notre imaginaire.

Mais aujourd’hui, c’est surtout le projet qui impose son médium. La Vénus d’Alger, par exemple, ne pouvait être qu’un documentaire sonore. Nous parlions de la décennie noire, une période extrêmement sensible, marquée par une loi d’amnistie qui a empêché que les violences soient véritablement jugées ou racontées. Le micro permettait une forme de confidence que la caméra aurait peut-être empêchée. À l’inverse, certains projets exigent l’image : la Nouvelle-Orléans dévastée, les motels de Vacancy… Le projet exige l’image ou exige le son.

Et comment naissent tes projets ?

Souvent d’une obsession. Le motel me fascinait depuis que j’avais lu un livre de Bruce Bégout et j’avais envie de faire un film là-dessus depuis longtemps. Je me documente énormément, puis je pars en repérage et là j’oublie presque tout ce que j’ai appris. Les rencontres font exploser ce que j’avais imaginé. Le film sur les motels que j’avais en tête ne ressemble pas du tout à Vacancy : c’est la rencontre avec Beverly, Many et Vern qui lui a donné sa forme. J’étais tellement bouleversée par ces personnes, leurs histoires, ce qu’elles étaient, que j’avais simplement envie de les filmer. C’était pareil pour As she left, mon tout premier film. Les rencontres ont construit toute la structure du film, de l’inondation à la reconstruction.

Le documentaire, c’est finalement un prétexte pour rencontrer l’autre. C’est une manière de sortir de soi. J’ai une chance folle de pouvoir faire ce métier : chaque film, chaque création radio fait vaciller mes certitudes, retourne la table, m’oblige à voir les choses autrement, à me déplacer, à me mettre à la place de l’autre. Ce ne sont pas tellement les projets qui nous transforment que les gens que l’on rencontre.

Propos recueillis par Juliette Mogenet

Pour aller plus loin

Chaque mois, LaScam vous invite à découvrir une nouvelle illustration signée par l’un·e de ses membres pour vous accompagner en beauté tout au long de l’année : douze créations, douze histoires et douze personnalités à rencontrer. Nous remercions chaleureusement Cécile Deglain qui embellit notre mois d’août avec son illustration qui évoque un moment de retrait, de concentration et d’écoute du monde, où la nature est à la fois décor, source d’inspiration et partenaire de pensée.

Trois questions à Cécile Deglain

Que représente votre illustration ?

Cette illustration met en scène un personnage installé dans un refuge perché dans un arbre, lisant et écrivant face à une vue encadrée de forêt, donnant sur la montagne. Elle évoque un moment de retrait, de concentration et d’écoute du monde, où la nature est à la fois un décor, une source d’inspiration et partenaire de la pensée.

Réalisée pour illustrer l’article « Quand la littérature se met au vert » dans La Machine à écrire, cette image fait écho à l’idée d’une littérature qui se nourrit du vivant, des paysages et du temps long : s’éloigner du bruit pour mieux observer, écrire et laisser émerger les récits.

J’ai cherché à créer une atmosphère calme et lumineuse, presque suspendue, où l’on sent à la fois la présence physique de la nature et l’espace mental qu’elle ouvre. Mon travail mêle outils numériques, textures dessinées, gestes spontanés (j’ai choisi d’écrire directement dans l’image) afin de conserver une matière sensible et organique, en résonance avec le thème de l’article et avec mon univers graphique.

Pourquoi avoir choisi d’illustrer le mois d’août ?

Le mois d’août (dans cette image, plutôt la fin août) : l’illustration, avec les feuilles qui virent au rouge évoque la fin de l’été, on bascule doucement vers l’automne.

Août, c’est un mois de pause, de respiration, de temps étiré. Un moment de vacances où l’on se met en retrait du rythme habituel, où l’on observe davantage, où l’on se reconnecte à la nature et à soi-même.
Cette image correspond à ce sentiment estival : prendre de la hauteur, lire, rêver, laisser l’esprit vagabonder. Août est aussi un mois propice à la création silencieuse, moins visible, mais essentielle. C’est ce que j’ai voulu traduire dans cette illustration.

Que peut-on vous souhaiter de mieux pour cette nouvelle année ?

Pour 2026, on peut me souhaiter de continuer à affirmer pleinement mon univers d’autrice-illustratrice, en développant des projets éditoriaux qui placent l’émotion, le vivant et la sensibilité au cœur du récit, et qui relient l’humain à son environnement.

J’aimerais que cette année soit celle d’un projet marquant — un livre, une collaboration ou un ensemble d’illustrations — me permettant d’explorer la relation à la nature, les émotions délicates de l’enfance et la transformation intérieure.

Je souhaite également gagner en visibilité de manière qualitative, à travers des collaborations alignées avec mon univers, et continuer à créer des images sincères, incarnées, qui prennent le temps de toucher plutôt que de séduire, et poursuivre ce chemin vers une pratique de l’illustration toujours plus affirmée, engagée et professionnelle, en lien avec des partenaires et des projets qui donnent à ce travail le temps, la place et la valeur qu’il mérite.

Cécile Deglain

Illustratrice et graphiste franco-belge, je vis et travaille en Belgique. J’ai notamment collaboré sur plusieurs albums jeunesse avec les éditions L’Initiale, spécialisées en philosophie pour enfants, et mon travail a été publié dans plusieurs revues, dont 24h01, Alter Échos, Éduquer et La Machine à écrire. Lauréate de la Bourse Découverte en 2018, j’ai illustré Flocon, un album jeunesse écrit par Dominique Descamps, publié en 2023.

Mon univers graphique explore la poésie, le vivant et les émotions, à travers un mélange de techniques associant dessin, peinture, collage et outils numériques. Nourrie par une culture picturale riche et plurielle, et par mes voyages, je conçois mes images comme des explorations intuitives, sensibles et texturées, entre figuration et abstraction.

Pour encore plus de beauté…

Rendez-vous sur le compte Instagram de l’autrice ou sur son site internet.

Le calendrier 2026 des auteurs et des autrices

Chaque année notre calendrier met en lumière 12 auteurs et autrices membres de la Scam. Auteurs et autrices, vous avez dû recevoir une version papier de notre calendrier. Si ce n’est pas le cas, écrivez-nous à l’adresse communication@scam.be et nous vous en enverrons un exemplaire avec plaisir

« Être ou ne pas être édité·e », telle est la question ! Des éditeurs et éditrices de poésie vous donneront des éléments de réponse concernant leurs maisons lors d’une rencontre organisée avec LaScam dans le cadre du Poetik Bazar : conseils, faux pas à éviter, vous saurez tout.

La rencontre

La rencontre a pour but de renforcer les relations entre les auteurices et les éditeurices.

Des représentant·es des maisons viendront présenter leur ligne éditoriale, leur catalogue, les types de projets recherchés (et pour quels lectorats), ainsi que le parcours d’un manuscrit, de la réception par l’éditeur à la diffusion.

Chacun·e précisera également les bons modes de prise de contact pour soumettre un projet, quelques conseils à suivre et les faux-pas à éviter.

Les intervenant·es

Maisons d’éditions belges ou étrangères, de livres ou de revue… il y en aura pour tous les goûts.

Cot cot cot éditions : installées à Bruxelles, les éditions CotCotCot publient des albums, des romans illustrés et graphiques, de la poésie, et d’autres formes inclassables depuis 2011… des livres qui s’adressent au futur adulte chez l’enfant, à l’enfant intérieur des adultes.

Ravages éditions : co-dirigée par Camille Coomans, poétesse, et Aurélien Dony, poète, basée à Namur, Ravages éditions répond à une envie de publier et diffuser des textes qui concilient la puissance de l’oralité, la précision d’une écriture ciselée et l’urgence du propos.

L’Ours blanc : liée aux éditions genevoises Héros-Limite, L’Ours Blanc est une revue littéraire qui publie des textes brefs et singuliers, en leur consacrant un numéro entier. Le sommaire de la revue s’écrit donc au fur et à mesure des livraisons. Cette volonté d’ouverture témoigne de l’envie d’aborder le champ littéraire comme un espace dont les limites n’ont rien de définitif ni de contraignant.

10 pages au carré (sous réserves) : née de l’envie  de promouvoir des textes poétiques d’une jeune génération auprès d’un large public, 10 pages au carré publie des textes courts, des poèmes narratifs de 10 pages seulement et défend une poésie incisive, qui nous aide à regarder autrement le monde dans lequel nous vivons. Ouverte aux auteurs et autrices de moins de 35 ans, la structure est à la fois un incubateur et un tremplin pour ces jeunes voix.

La permanence de LaScam

Notre équipe se tient à votre disposition ! La rencontre sera précédée d’une permanence de LaScam, de 14h à 17h dans les Halles : suivis de vos droits, services de LaScam, questions juridiques ou fiscales… venez nous trouver et on en discute !

En pratique

La rencontre aura lieu le vendredi 18 septembre de 17h30 à 19h, à l’Ephec Campus Galileo, Rue Royale 336, juste de l’autre côté de l’Eglise royale Sainte-Marie (à 3 minutes à pieds des Halles de Schaerbeek), dans la salle 0.51 (au rez-de-chaussée).

Elle sera suivie d’un drink offert par LaScam sur place.

Cette proposition est ouverte à tous les poètes et poétesse, auteurs et autrices littéraires de LaScam. Pour y assister, merci de bien vouloir vous inscrire avant le 15 septembre, par mail à l’adresse actionculturelle@scam.be.

C’est le grand retour du Prix littéraire Grenades, qui pour cette quatrième édition, toujours avec partenariat avec LaScam, est centré sur le polar et le thriller ! Lire, regarder, entendre, admirer les œuvres pensées et créées par des femmes permet de nourrir nos imaginaires d’autres points de vue pour construire une société plus égalitaire, et c’est ce que vise le Prix littéraire Grenades, que LaScam est fière de doter. Découvrez sans tarder la liste des 10 ouvrages pré-sélectionnés pour le Prix 2026 !

La sélection

  • 11 meufs (ouvrage Collectif), Volatilisée (éditions Zaloé)
  • Gisèle Eyckmans, Le disparu de Herstal (Academia)
  • Sandrine Goeyvaerts, Cabale (Hachette fictions)
  • Élodie Haslé, La vie invaincue (Asmodée Edern)
  • Nathalie Nottet, Et la vie est à prendre (Weyrich)
  • Aurélie Paquet, Le poids du cartable, (auto-édition)
  • Clarence Pitz, D’où personne ne revient (Belfond)
  • Anne-Sophie Tirmarche, Animal·e (Academia)
  • Odile Vansteenwinckel, Les envahis (Asmodée Edern)
  • Ouvrage Collectif, Présomption de culpabilité (Courgette édition)

Les prix

Représenter les autrices, visibiliser leur travail, les faire connaître sont quelques raisons à l’origine du prix littéraire exclusivement réservé aux femmes. Une première en Belgique francophone. Lire, regarder, entendre, admirer les œuvres pensées et créées par des femmes est d’une importance primordiale. Pour nourrir nos imaginaires d’autres points de vue que ceux des majorités et puis aussi pour construire une société plus égalitaire.

Il s’agit de la quatrième édition de ce Prix littéraire qui récompense cette année des polars et des thrillers.

Deux prix sont décernés :

  • Prix GrenadesxLaScam : prix du jury (composé d’une chroniqueuse littéraire des Grenades, de Marie Lemeland et Pascaline David membres du Comité belge de LaScam et d’une travailleuse active dans le secteur de la culture) doté de 750€.
  • Prix coup de coeur de la Marraine : prix de Maryam Kolly doté de 500€

La marraine de cette édition

Maryam Kolly est sociologue, enseignante-chercheuse à l’École de Recherche Graphique (ERG) et l’UCL Bruxelles. Elle est la directrice de publication de l’ouvrage collectif HERstory, qui a remporté le précédent prix littéraire Grenades, et nous fait l’honneur de marrainer cette quatrième édition. Elle remettra son propre prix coup de cœur à l’une des autrices.

Pour aller plus loin

  • Découvrir l’appel à textes
  • Rendez-vous en novembre 2026 pour la cérémonie de remise des prix !
  • Les Grenades-RTBF est un projet soutenu par la Fédération Wallonie-Bruxelles qui propose des contenus d’actualité sous un prisme genre et féministe. Le projet a pour ambition de donner plus de voix aux femmes, sous-représentées dans les médias. Retrouvez ici tous les articles des Grenades, le média de la RTBF qui dégoupille l’actualité d’un point de vue féministe

LaScam encourage vos rêves. Reflet de l’engagement infaillible de LaScam pour la création, les Bourses « Brouillon d’un rêve » accompagnent et soutiennent les auteurs et autrices qui portent des rêves de films. Dotées de 2500 € à 6000 €, ces bourses sont attribuées directement par vos pairs, à des membres ou non de LaScam, qui explorent les écritures du réel, sans condition d’âge, de résidence ou de nationalité. Une « chaîne de solidarité professionnelle » pour continuer à rêver !

Les bourses Brouillon d’un Rêve

LaScam (France) attribue des bourses aux auteurs et autrices à travers le dispositif Brouillon d’un rêve. Dotées de 2.500 € à 6.000 €, ces bourses d’aide à l’écriture sont attribuées sans condition d’âge, ou d’expérience. Tous les champs de la création documentaire sont encouragés : la photographie et le dessin de création, la création numérique, l’écriture littéraire, celle de documentaires de création, d’œuvres institutionnelles, d’œuvres d’art numérique, d’œuvres multimédia interactives et l’écriture d’auteurs journalistes.

Les candidatures s’établissent en ligne uniquement sur les formulaires dédiés, selon le calendrier d’inscriptions que vous trouverez ci-dessous. Les auteurs et autrices sont informées des résultats dans un délai de cinq mois (cf. l’appel à projet du dispositif Brouillon d’un Rêve).

Vous pouvez consulter tous les appels à projets dans la rubrique Agenda de ce site et sur le site LaScam.fr.

Avant d’amorcer l’écriture d’un dossier, nous vous conseillons de prendre connaissance de sa constitution obligatoire en suivant le lien proposé, mais aussi de lire la synthèse de la rencontre durant laquelle de nombreux conseils ont été donnés aux auteurs et autrices candidat·es.

Calendrier des remises de dossiers

 

Brouillon d’un rêve documentaire

Créée par et pour les autrices et les auteurs, la bourse Brouillon d’un rêve documentaire est une aide financière destinée à soutenir des projets de documentaire de création ou des essais, de forme unitaire exclusivement (moyen ou long-métrage) et destinés notamment à la télévision ou au cinéma. Un parcours en deux temps vous est proposé.

Attention, sont admissibles uniquement les projets de films de plus de 40 minutes ainsi que ceux ayant obtenu un soutien financier inférieur à 5 000 euros pour le volet Écriture et aucune autre aide ou bourse pour le volet Repérage.

Les inscriptions se font en ligne sur le site de la Scam pour chacune des six commissions annuelles.

Les inscriptions sont ouvertes sans limitation du nombre de projets, de 10h à minuit, le deuxième mercredi des mois de janvier, mars, mai, juillet, septembre et novembre.

Attention, veuillez à avoir terminé votre processus de candidature avant minuit, car aucun rattrapage ne sera fait.

. Le mercredi 11 mars 2026
. Le mercredi 13 mai 2026
. Le mercredi 8 juillet 2026
. Le mercredi 9 septembre 2026
. Le jeudi 12 novembre 2026
. Le mercredi 13 janvier 2027

Permanences Brouillon d’un rêve

Pour mieux vous accompagner dans la préparation de votre dossier avant de postuler, nous vous proposons des échanges collectifs via Zoom (sans captation, ni rediffusion) avec Lise Roure. Il est plus que recommandé d’assister à l’une des permanences proposées.

  • Mardi 20 octobre 2026 de 10h30 à 12h30
  • Mercredi 10 février 2027 de 10h30 à 12h30
  • Mercredi 9 juin 2027 de 10h30 à 12h30

>> En savoir plus et postuler

Autour de Brouillon d’un rêve Documentaire

Bourses de Tutorat : Le jury est libre d’attribuer chaque année six bourses de tutorat, dotée chacune de 1200 € bruts, avec un accompagnement à l’écriture de trois séances par un ou une documentariste expérimentée.

Aide de la Sacem à la musique originale : les projets distingués par une bourse Brouillon d’un rêve Documentaire peuvent bénéficier d’une aide de la Sacem pour musique originale.

> En savoir plus

Des questions sur la bourse Brouillon d’un rêve documentaire ?

En plus des permanences organisées avant chaque session, une liste très complète des réponses à vos questions les plus fréquentes figure en bas de page : à consulter sans modération !
>> Consulter les FAQ

Brouillon d’un rêve écritures et formes émergentes

Une session par an du 10 au 15 septembre, dans la limite de 150 projets inscrits. Il est donc conseillé d’inscrire votre projet en début de session.

Permanence

Pour mieux vous accompagner dans la préparation de votre dossier avant de postuler, nous vous proposons des échanges collectifs via Zoom (sans captation, ni rediffusion) avec Lise Roure, le jeudi 27 août 2026 de 10h30 à 12h30

Brouillon d’un rêve littéraire

Une session par an du 10 au 15 octobre, dans la limite de 150 projets inscrits. Il est donc conseillé d’inscrire votre projet en début de session.

Permanence

Pour mieux vous accompagner dans la préparation de votre dossier avant de postuler, nous vous proposons des échanges collectifs via Zoom (sans captation, ni rediffusion) avec Lise Roure, le jeudi 17 septembre 2026 de 10h30 à 12h30

Brouillon d’un rêve radio et podcast

Une session par an du 10 au 15 novembre, dans la limite de 200 projets inscrits. Il est donc conseillé d’inscrire votre projet en début de session.

Permanence

Pour mieux vous accompagner dans la préparation de votre dossier avant de postuler, nous vous proposons un échange collectif via Zoom (sans captation, ni rediffusion) avec Lise Roure, le vendredi 16 octobre 2026 De 10h30 à 12h30

>> En savoir plus

Brouillon d’un rêve Impact, pour les créatrices et créateurs de vidéos sur Internet

Une session par an du 10 au 15 janvier avant minuit, dans la limite de 150 projets inscrits.

Permanence

Pour mieux vous accompagner dans la préparation de votre dossier avant de postuler, nous vous proposons un échange collectif via Zoom (sans captation, ni rediffusion) avec Lise Roure, le mercredi 9 décembre 2026 de 10h30 à 12h30.

Brouillon d’un rêve Journalisme

Une session par an, du 10 au 15 février avant minuit, dans la limite de 150 projets inscrits.

Permanence

Pour mieux vous accompagner dans la préparation de votre dossier avant de postuler, nous vous proposons un échange collectif via Zoom (sans captation, ni rediffusion) avec Lise Roure, le mercredi 13 janvier 2027 de 10h30 à 12h30.

Brouillon d’un rêve Photographie et dessin

Une session par an du 10 au 15 juin, dans la limite de 150 projets inscrits. Il est donc conseillé d’inscrire votre projet en début de session.

Permanences

Pour mieux vous accompagner dans la préparation de votre dossier avant de postuler, nous vous proposons des échanges collectifs via Zoom (sans captation, ni rediffusion) avec Lise Roure, le mercredi 28 avril 2027 de 10h30 à 12h30.

Processus de sélection

Votre projet doit relever du répertoire des œuvres de la Scam. L’examen des projets dure cinq mois. Il est effectué par un jury composé exclusivement d’auteurs et d’autrices, nommé chaque année par le conseil d’administration. Pour concourir, vous devez déposer une seule candidature par an (toutes bourses confondues) et ne pas présenter plus de deux fois un même projet. Une carence de trois ans est nécessaire si vous avez déjà bénéficié d’une aide Brouillon d’un rêve. Les résultats sont communiqués par courriel.

  • Étape 1 : Inscriptions
    Vous déposez votre candidature via un formulaire en ligne selon un calendrier disponible sur le site de la Scam France. Vous recevrez un accusé de réception à l’issue de votre inscription.
  • Étape 2 : Confirmation de l’éligibilité du projet
    Elle a lieu au plus tard trois mois après votre inscription.
  • Étape 3 : Présélection
    Effectuée par un lectorat d’auteurs et d’autrices, elle intervient au plus tard un mois après la confirmation d’éligibilité.
  • Étape 4 : Palmarès
    Le jury délibère et le palmarès est annoncé au plus tard un mois après la présélection.
  • Étape 5 : Versement de la dotation
    Le versement est effectué quatre à cinq semaines après la signature d’une convention avec la Scam.

Brouillon d’un rêve en chiffres

Depuis sa création en 1992, plus de 2 000 projets de films documentaires ont été encouragés. En 2024, la Scam a attribué 193 bourses parmi les 2 006 candidatures reçues.

31.6 % du budget culturel de la Scam est consacré aux aides Brouillon d’un rêve, soit plus de 830 000 € par an. Conformément à la loi, ce budget est financé par 25 % des sommes perçues au titre de la copie privée sur les ventes de supports vierges.

En France, la rémunération pour copie privée joue un rôle majeur dans la politique de soutien à la création. L’association La culture avec la copie privée promeut ce dispositif.

Informations

En plus des permanences organisées avant chaque session, une liste très complète des réponses à vos questions les plus fréquentes figure en bas de page : à consulter sans modération !

Contacts

Lise Roure

Responsable de l’aide à la création et des bourses Brouillon d’un rêve

+33 1 56 69 58 40 brouillondunreve@scam.fr

Léa Baron

Chargée de l’aide à la création et des bourses Brouillon d’un rêve

+33 1 56 69 58 62 brouillondunreve@scam.fr

Vous avez un projet de court métrage documentaire animé et vous êtes à la recherche d’un espace de travail convivial et équipé ? Et pourquoi pas vous installer dans la Résidence au Carré, à Zorobabel ? En tant que partenaire, LaScam invite ses membres réalisateur·ices de films d’animation à venir y développer leurs projets. Les candidatures pour la session d’automne sont ouvertes jusqu’au 30 septembre. Bonne chance à toutes et tous !

La Résidence au Carré de Zorobabel

Zorobabel propose deux résidences (session de printemps et d’automne) destinées à des réalisateurs et réalisatrices de courts métrages d’animation.
Pour la session d’automne, les candidatures sont attendues jusqu’au 30 septembre 2026.

Pour qui ?

La Résidence au Carré s’adresse à tout·e auteur·ice (résidant en Fédération Wallonie-Bruxelles)
en recherche d’un lieu convivial pour travailler une étape de son projet de court-métrage d’animation (max 15min).
Les projets acceptés doivent être des courts-métrages au stade de l’écriture, de la recherche graphique…
Deux candidat·es seront retenu·es par le comité de sélection.
La résidence est soutenue par une bourse d’un montant de 1.000€ par résident·e.

Où ? 

À Zorobabel,
Avenue Van Volxem, 200 à 1190 Bruxelles.
www.zorobabel.be – 02 538 24 34

Durée

Résidence d’automne : jusqu’à 4 mois de résidence, à partir de novembre 2026 (candidatures à envoyer avant fin septembre 2026).

À votre disposition

D’un point de vue matériel :
• un bureau personnel
• un espace de tournage à partager
• un espace détente dans le jardin
• une cuisine commune
• le matériel audiovisuel et informatique de Zorobabel est mis à disposition en fonction de la demande.

D’un point de vue humain :
• une ambiance de travail conviviale
• un suivi par l’équipe de Zorobabel et échange avec les autres auteur·ices
• les conseils d’un·e intervenant·e du secteur de l’animation, sur demande
• tous·tes les auteur·ices peuvent avoir accès aux différents espaces de Zorobabel pour créer,
explorer, parfaire leur recherche selon un calendrier.

Pour connaître la liste des éléments à soumettre : zorobabel.be/appels/carre

Calendrier

  • Candidatures à envoyer le 30 septembre au plus tard
    par email zorobabel@zorobabel.be
  • Annonce des résultats : le mois suivant
  • Début de résidence : novembre 2026

Infos et inscriptions

Contactez l’équipe de Zorobabel par email : zorobabel@zorobabel.be

Pour tout renseignement complémentaire, rendez-vous sur le site de Zorobabel.

 

*Crédit image : Ketevan Vekua & Lilia Raikhline (Guldmur) – En résidence à Zorobabel (2025-2026)

En partenariat avec LaScam, Wallonie Image Production (WIP) lance un appel à projets pour des premiers films documentaires à l’occasion de la prochaine édition de « Filmer Ensemble », la journée professionnelle organisée par le WIP. À la clé, une bourse d’aide au développement de 3.000€ attribuée notamment grâce au soutien de LaScam.

Filmer ensemble

La prochaine édition de « Filmer Ensemble », journée professionnelle organisée par le WIP se tiendra le 25 novembre à Liège. 8 projets de premiers films documentaires seront pitchés, en matinée. Ils feront ensuite l’objet d’une analyse par un membre du comité de lecture de WIP. Le projet qui aura le plus séduit le jury recevra une aide au développement de 3.000 € avec le soutien de LaScam.

L’appel à projets

Composition du dossier

Le dossier doit contenir :

  • Un bref synopsis (1 page)
  • Une note d’intention de la réalisation,  et le cas échéant, de la production (4 pages max)
  • Des premières pistes de traitement (10 pages max)
  • Un devis prévisionnel du coût du développement : un plan de financement du développement, avec notamment l’implication du futur producteur
  • Le curriculum vitae du réalisateur (ou de la réalisatrice) et des producteurs; (pour autant qu’il y en ait à ce stade du projet)
  • Le renvoi vers un extrait vidéo de maximum 4 minutes soit des repérages, soit d’un travail précédent du cinéaste dans une tonalité proche du projet proposé.

Si vous êtes lancés dans la pré-production d’un premier film, si vous avez vu passer des projets intéressants qui pourraient participer à la séance de Pitching, n’hésitez pas à revenir vers nous!

Calendrier

Le dossier doit être envoyé pour le vendredi 25 septembre 2026. 

La journée professionnelle « Filmer Ensemble » aura lieu le 25 novembre 2026 au Manège Fonck, 2 rue Ransonnet à 4020 Liège.

Contact et informations

Pierre Duculot : +32 4 340 10 40 – p.duculot@wip.be

« Remettre aujourd’hui ce prix à Thierry Bellefroid, ce n’est pas saluer une trajectoire achevée. C’est reconnaître une présence, une fidélité, une manière d’être aux côtés des œuvres et de ceux qui les font naître » : quelques mots pour souligner le formidable travail de Thierry Bellefroid, Âme Sœur de LaScam 2025. Découvrez à cette occasion l’éloge écrit en son honneur par le Comité ainsi qu’un entretien passionnant avec lui.

En leur décernant les mentions honorifiques d’« Âmes sœurs de LaScam », le Comité belge salue des personnalités du paysage culturel belge qui aident à faire naître et rendre visibles les œuvres des auteurs et autrices, et qui les soutiennent avec passion et bienveillance.

L’éloge du Comité

Le Prix Âmes sœurs de LaScam porte un nom qui parle de fidélité, d’engagement, de compagnonnage. Cette année, nous sommes fiers de le remettre à Thierry Bellefroid.

Thierry est une figure essentielle du paysage littéraire et culturel belge. Un professionnel dont le sérieux, la rigueur et la qualité du travail font l’unanimité. Un journaliste reconnu, respecté, écouté.

Thierry est de ces personnes rares qui ne parlent pas simplement des livres et de la bande dessinée, mais qui leur donnent une voix. Depuis des années, il crée des passerelles :

Entre les œuvres et les lecteurs. Entre les éditeurs et les artistes. Entre les auteurs et le public. Entre le texte et l’image. Entre la pensée et l’émotion.

Thierry ne commente pas de loin. Il s’engage. Il dialogue. Il écoute.

Grâce à lui, le livre et la BD ne sont jamais réduits à des catégories. Ils deviennent des espaces vivants de partage et de sens. La bande dessinée, en particulier, a trouvé en lui un défenseur rare : exigeant sans être élitiste, passionné sans être dogmatique, toujours attentif à ce que les œuvres disent du monde, et de nous…

Le travail de Thierry se distingue par sa manière de transmettre : sans imposer, sans simplifier, sans trahir la complexité ni la sensibilité des œuvres. Il rappelle que lire est un acte profondément humain, une rencontre.

Pour cet engagement constant, pour cette générosité intellectuelle, et pour cette attention, portée à la création… MERCI.

Fabienne Blanchut

 


 

Thierry Bellefroid : « Je ne m’en lasserai jamais »

Journaliste au long cours, commissaire d’expositions et ardent « passeur » de culture, Thierry Bellefroid reçoit le prix « Âmes sœurs » de LaScam pour son engagement à défendre les auteur·ices et leurs œuvres. Rencontre avec cet infatigable passionné, toujours le nez dans plusieurs projets à la fois…

 

AD : Thierry Bellefroid, que signifie pour vous cette notion d’« âme sœur » dans un parcours essentiellement fait de transmission ?

TB : C’est une reconnaissance de ce que je considère comme mon vrai métier, qui est d’être un facilitateur d’accès à la culture, et plus particulièrement aux livres. Cela fait plus de 30 ans que j’essaie d’être au service de ce qui me fait vibrer. Je n’ai pas la prétention de savoir ce qui est bon, je ne me considère ni comme un critique ni comme un spécialiste, plutôt comme un passeur. En ce sens, ce prix me semble avoir du sens. Je suis à la fois très honoré et en même temps un peu dépité d’être récompensé par celui-ci au moment même où je n’ai plus d’émission littéraire. C’est un peu ironique de me retrouver dans cette situation…

AD : On vous connaît surtout pour votre travail d’animateur à la RTBF, en radio et en télévision, peut-être moins pour vos commissariats d’exposition. Comment ces deux activités se sont-elles articulées dans votre carrière ?

TB : Ce sont des hasards de la vie. Je suis quelqu’un qui n’a jamais rien calculé. Au gré de ma carrière à la RTBF, on m’a proposé de présenter le journal télévisé, puis de créer une émission littéraire et enfin d’animer une émission de radio sur la BD alors qu’au départ je voulais en faire une émission de télé… Et pour ce qui concerne les commissariats, il y a une vingtaine d’années, on m’a proposé une première expérience et je me suis rendu compte que c’était une autre manière de parler de ce qui me passionnait. C’est devenu une espèce de défi, d’obsession. On me propose toujours autre chose et je replonge… Un autre hasard de la vie, c’est mon engagement dans le fonds d’Edgar P. Jacobs. Je n’avais aucune idée de ce que ça représenterait quand j’ai accepté et cela fait maintenant 10 ans que je suis investi dans la valorisation du patrimoine de l’auteur de Blake & Mortimer. La plupart des grandes expositions auxquelles j’ai pu collaborer sont dues à ce hasard.

AD : Ces possibilités de vous immerger autrement dans le travail, sur un temps plus long que celui de l’actualité, comment cela a-t-il joué dans votre parcours ?

TB : Je remercie la RTBF d’avoir toujours accepté que je le fasse. On ne peut pas s’investir, même bénévolement, sans passer par l’approbation de sa hiérarchie et je n’ai jamais eu un seul refus de leur part. Ces projets m’ont permis de ne pas m’essouffler, de ne pas avoir l’impression de refaire éternellement les mêmes choses. C’est comme une bouffée d’oxygène constante : j’ai toujours au moins un projet au long cours en même temps que tous les autres au quotidien. Mais c’est compliqué d’avoir deux ou trois vies professionnelles, de travailler le soir, la nuit, les week-ends, souvent même en vacances. Je ne vais cependant pas m’en plaindre : ça m’a ouvert à une autre manière de regarder les choses et de faire mon métier.

AD : Quand vous regardez en arrière, vous souvenez-vous d’une rencontre particulièrement déterminante ?

TB : Que serait la vie sans les rencontres ? Une des plus marquantes a été celle avec Anne Hislaire, ma première productrice à la RTBF – la seule pendant très longtemps. Je voudrais aussi citer François Schuiten, qui est devenu un très grand ami, avec qui je prépare un nouveau livre prévu à l’automne prochain. Et Romain Renard avec qui j’ai réalisé une très belle exposition sur son père et qui est quelqu’un d’important dans ma vie.

AD : Vous êtes depuis toujours un passionné du neuvième art. Avez‑vous le sentiment que la reconnaissance de la bande dessinée a profondément évolué durant votre carrière ?

TB : En France, il y a une reconnaissance incroyable de la bande dessinée, qui tient sans doute au fait que la plupart des gens qui sont aux commandes aujourd’hui ont été baignés très tôt par le magazine Pilote et par la jeune bande dessinée adulte. Ce sont des gens qui ont lu toute une série de grands auteurs publiés dans Pilote, de Bilal à Giraud/Moebius en passant par Druillet, Mézières, Fred et j’en passe. Depuis le milieu des années 70 jusqu’à aujourd’hui, la bande dessinée n’a cessé de muer, abordant tous les domaines, que ce soient les sciences humaines, la sexualité, le genre, l’enquête et la fiction elle-même, bien entendu. C’est formidable de voir qu’il n’y a plus rien d’interdit ou de tabou. Je suis un grand dévoreur de romans graphiques : il y a beaucoup de talents qui ont éclos et le rapport de force entre les hommes et les femmes est en train de changer. On commence à sentir le poids que peut avoir aujourd’hui une génération de femmes qui a décidé d’exister et de prendre la parole, jusqu’à gagner un bras de fer avec le Festival international de la bande dessinée d’Angoulême. Tout ça est très positif ! Mais il y a plein d’autres choses qui le sont moins, comme la paupérisation de plus en plus grande des auteur·ices, le fossé qui se creuse entre ceux qui arrivent à vivre de leur art et tous les autres, qui rament vraiment. Les États Généraux de la BD viennent de livrer leurs conclusions et ce n’est pas très joyeux.

AD : Après autant d’années, qu’est-ce qui continue à vous émerveiller, à vous passionner dans la défense de la littérature ?

TB : C’est la capacité des auteur·ices, dessinateur·ices et scénaristes à émouvoir, à ouvrir des portes, à aider à réfléchir et à refuser certaines choses qu’on nous propose pour acquises. On dit qu’on refait toujours les mêmes histoires, qu’on n’invente rien, mais en réalité on repousse tout le temps les frontières, il y a là un champ de possibles infini. Et voir avec quelle énergie, quelle foi, ces jeunes personnes de 20 ans ou 30 ans s’investissent là-dedans, je trouve ça extraordinaire. On ne lit pas tous les jours une bonne histoire mais, quand on pleure en refermant un bouquin, quand on a l’impression d’être devant un miroir de soi-même ou de son époque, quand on réalise qu’on peut voir la réalité autrement après la lecture d’un livre, c’est formidable. On se sent moins seul·e au monde. Et ça, je ne m’en lasserai jamais.

AD : Souhaitez-vous vous exprimer sur la disparition de l’émission « Sous couverture » et, plus largement, sur l’effacement progressif de la littérature sur les chaînes du service public ?

TB : C’était évidemment très dur à entendre, après 21 ans à la barre de trois émissions successives. Céder ma place, je l’aurais fait avec plaisir, parce qu’il faut une relève, du sang neuf. C’est moins agréable quand il n’y a personne derrière. Ce n’est pas moi qu’on remplace, c’est le concept d’émission littéraire qui disparaît. J’entends les arguments. Et je sais que nous sommes à l’heure des choix dus à notre situation financière. Mais sans désavouer ma direction, je conserve la conviction que le livre a encore sa place à la télévision de service public : La Grande Librairie est là pour le prouver. Elle est même en prime time ! Ça demande une certaine audace et des moyens qu’on n’a sans doute pas pour le moment. Cela étant dit, j’ai de plus en plus de plaisir à être présent en radio, tant sur La Première que sur Musiq’3 et Classic 21.

AD : Plus largement, que pensez-vous de la place offerte à la culture et la littérature sur la scène publique aujourd’hui en Belgique francophone ?

TB : Le monde politique s’en désintéresse depuis très longtemps. La paupérisation dont je parlais tout à l’heure n’échappe pas non plus à d’autres catégories artistiques et culturelles, chez nous comme ailleurs. Ce n’est pas qu’une question d’argent, même si cela fait partie de l’équation. Ce serait tellement réducteur de dire que c’est parce que les auteur·ices ou les membres du « corps culturel » sont mal payé·es qu’il y a un problème. Le problème est plus large. Il est dans le soutien, dans la foi qu’on peut avoir ou non à l’égard de l’objet culturel, quel qu’il soit. Après la Covid-19, on a eu une parole évidente sur l’importance de la réflexion et de la culture. Le livre semblait plus important que jamais. Et l’interdiction de consommer pendant plusieurs mois autre chose qu’une culture en solitaire rendait soudain toute leur importance au théâtre, à l’opéra, aux expositions. Pourtant, depuis lors, on a l’impression qu’on fait tout le contraire. Je vise là l’ensemble de l’espace public. Le débat d’idées n’existe plus. On a juste des plans d’économies, des assertions proférées de manière brute, des clans qui s’affrontent, des gens qui s’invectivent, qui n’écoutent plus, qui n’ont aucune envie de faire autre chose que de rallier à leur cause – pas de chercher ensemble comment créer un monde meilleur. S’il y avait un peu plus de culture et un peu moins d’inculture dans l’espace public, je suis convaincu qu’il y aurait moins de violence, qu’elle soit raciale, sociale, ou de genre.

 

Propos recueillis par Aliénor Debrocq

Pour aller plus loin

  • Découvrir l’ensemble du Palmarès 2025
  • Les actualités de Thierry Bellefroid :
    • À table, à paraître à l’automne 2026 chez Casterman : ce nouveau livre explore la relation de François Schuiten avec sa table à dessin. Thierry Bellefroid analyse la manière dont l’auteur utilise le dessin dans l’espace public, la prospective ou l’art.
    • Seuls (Même pas peur d’avoir peur), exposition consacrée à la série Seuls de Fabien Vehlmann et Bruno Gazzotti. Musée de la bande dessinée, à partir du 13 juin.
    • Mortimer et le Japon de papier, exposition sur Edgar P. Jacobs au Musée Départemental des Arts asiatiques à Nice. À partir du 1er août 2026, co-commissariat avec Éric Dubois.

LaScam poursuit son engagement auprès des auteurices émergent.es et récompense ainsi des travaux de fin d’études, en partenariat avec l’ESA Saint-Luc (Illustration et BD) pour la troisième année consecutive et nouvellement avec l’ARBA ESA (Illustration). Trois prix ont été décernés pour récompenser de magnifique travaux. Nous adressons nos félicitations chaleureuses aux lauréates pour ces débuts très prometteurs !

 B3 Illustration à l’ESA Saint Luc : Prix à Violette Servais

« Vous aimez les surprises ? Vous aimez être étonnés par un monde délirant, bourré d’humour, de rondeur et de soleil ? Alors vous aimerez l’univers de Violette Servais.
À l’image de son travail, Violette vous regarde droit dans les yeux avec malice et intelligence, un sourire éclatant toujours planté au milieu du visage.
Son projet de fin d’études nous narre l’histoire de Zénon dont le rêve est d’écrire un roman et de gagner un prix ! Pour cela il faudrait peut-être se mettre à travailler : procrastination, flemme et compagnie, bref il n’arrive à rien. Lassés, les doigts de ses mains se révoltent et décident de vivre leur vie avec la même ambition : reconnaître leur talent et, eux aussi, gagner enfin un prix !
Avec doigté, Violette nous parle de nos vies, de nos espoirs, de nos fragilités.
Sans avoir l’air d’y toucher, Violette nous touche, certes avec légèreté, mais profondément !
À te lire Violette, tu n’as aucun mérite, tes doigts sont responsables de tout !
Bien heureusement ils sont revenus à la maison juste à temps pour recevoir ce prix de LaScam bien mérité. »

>> Pour en savoir plus, découvrez son compte instagram.

Pour leur engagement dans une pratique et leur parcours, le jury donne également des mentions spéciales :

  • Cerise Verhellen: le jury s’est dit très impressionné par ses projets pour enfants, déjà très maîtrisés
  • Ambre Reddman: le jury salue un travail singulier, à part, abouti, avec une belle dimension de recherche, et la cohérence très forte dans chacune de ses propositions

Marie Lemeland, autrice membre du Comité belge de LaScam, a fait partie du jury.

Master Bande dessinée/Edition à l’ESA saint Luc : Prix à Nin’ Grandguillot, pour Baby Butch

« On salue un projet réjouissant, drôle et vivant qui nous raconte l’expédition d’une équipe de Roller Derby Dans un tournoi qui a lieu en Bretagne, dans le village natal d’une des nouvelles joueuses.
C’est un récit qui parle d’un groupe de jeunes femmes aux caractères bien campés et de leurs relations au sein du groupe. Les personnages sont magnifiquement incarnés.
C’est un récit émouvant et drôle qui a été remarqué par le jury …
Celui-ci salue aussi un parcours et un investissement constant dans la classe autant que dans sa pratique personnelle.

>> Pour en savoir plus, découvrez son compte instagram

Le jury distingue également deux mentions spéciales :

  • Kayyis  Sadey 
  • Barnabé Noefnet 

Photos remise des prix et expo des travaux ici.

Master Illustration à l’ARBA ESA : Prix à Margot Vidal pour Animales

« Les membres du jury soulignent une belle intelligence dans la construction du projet et une vivacité des images d’animales.
Avec ce projet d’imagier vibrant et drôle sur les animales femelles, le jury distingue la qualité d’une proposition, à la fois esthétique et politique. Conçu pour une lecture à hauteur d’enfant, le projet s’interroge sur le genre, sur notre rapport aux animaux/animales, sur le langage et la représentation. »

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Sylvia Botella, autrice membre du Comité belge de LaScam, participait à ce jury.

Photos des présentations des travaux au jury ici