Présentation

Le Prix Agnès – prix des imaginaires égalitaires, la RTBF (Par Ouï-dire) et LaScam Belgique s’allient. pour créer un dispositif d’aide à la réalisation et à la diffusion de documentaires sonores. Il s’agit de contribuer à faire émerger d’œuvres documentaires originales exploitant les richesses et les particularités du langage sonore.

 

Types de projets recherchés

Les partenaires recherchent particulièrement des documentaires sonores témoignant d’un geste et d’un point de vue d’auteurice original et novateur, mais aussi des propositions s’inscrivant dans la perspective d’un imaginaire égalitaire (que ce soit sur les plans politique, sociétal, créatif…).

Six projets seront sélectionnés.

Nature et montant des aides

Le dispositif comprend trois volets :

  • une bourse d’aide à la création de 5.000 €,
  • un accueil dans les studios de la RTBF d’une durée pouvant aller jusqu’à 5 jours (montage, mixage…)
  • une diffusion dans l’émission Par Ouï-dire.

Critères d’éligibilité

Auteur et autrices éligibles

  • Les candidat·es devront avoir réalisé au moins un documentaire radiophonique auparavant, disponible à l’écoute ;
  • Les candidat·es doivent être des auteurs ou autrices membres de LaScam Belgique, résidant en Belgique ;
  • Une seule candidature par personne est possible ;
  • Un projet peut être porté par une pluralité d’auteurs et autrices. Dans ce cas, il fait l’objet d’une candidature unique et un·e de coauteurs ou coautrice est responsable du suivi administratif. L’ensemble des noms des coauteurs ou coautrices impliqué·es devra figurer dans le dossier et il est indispensable qu’au moins un·e des coauteurices remplisse l’ensemble des critères d’éligibilité au moment de la clôture des candidatures ;
  • Un projet ne peut être déposé ni par un membre du jury ni par un membre de l’administration, des Conseils d’administration ni des Comités des partenaires.

Toutes ces conditions doivent être remplies au moment de la clôture des candidatures. Plus de détails sont précisés dans le règlement, disponible ci-dessous.

Projets éligibles

L’appel à projets concerne exclusivement les projets de documentaires sonores. Le soutien de peut être demandé pour un projet :

  • De documentaire (ou de docufiction) ;
  • En cours de création, quel que soit son stade de développement, pour autant que le montage n’ait pas commencé (les projets dont la réalisation est terminée sont exclus) ;
  • D’unitaire, d’une durée de 52 minutes ;
  • Francophone ;
  • Accompagné par un producteur, ou pas encore.

Toutes ces conditions doivent être remplies. Plus de détails sont précisés dans le règlement, disponible ci-dessous.

Soumettre une candidature

Constitution du dossier

Les dossiers devront être constitués de tous les éléments suivants, présentés dans cet ordre et en un maximum de 10 pages (illustrations et CV compris) :

  • Une page de garde avec le nom et les coordonnées de l’auteurices/de tous les coauteurices, et le titre du projet
  • Un synopsis – 5 à 10 lignes
  • Une lettre adressée au jury expliquant l’origine et l’importance de ce projet dans votre parcours d’auteurice, sa pertinence aujourd’hui et en ce quoi il contribue à des imaginaires égalitaires (enjeux sociétaux, politiques, artistiques…) ainsi que votre point de vue – 3 pages
  • Une note de réalisation qui explique la temporalité, les lieux, les protagonistes, ainsi que vos intentions formelles et les moyens techniques nécessaires à la fabrication de votre projet – 2 à 3 pages
  • L’état d’avancement du projet, éventuels soutiens déjà reçus et usages prévus de l’aide – 5 à 10 lignes
  • Vos besoins et attentes en termes d’accompagnement technique (enregistrement, montage, mixage…) – 5 à 10 lignes ;
  • Un échéancier – 5 à 10 lignes ;
  • Votre CV ou biographie succincte et de vos coauteurices éventuel·les) ;
  • Un lien d’écoute d’un précédent documentaire que vous avez réalisée.

Facultatif : un lien vers un extrait de l’œuvre pour laquelle la bourse est demandée (le projet, toutefois, ne peut pas être terminé).

NB : Les gabarits s’entendent à chaque fois espaces comprises, avec des paramètres standard : police 11-12, interligne 1,15 à 1,5 et marges normales.
Chaque dossier doit obligatoirement être envoyé en un seul fichier PDF et porter le nom du projet.

Envoi des dossiers

Les dossiers doivent être envoyés exclusivement via le formulaire dédié en ligne, accessible ci-dessous.

Chaque dossier doit obligatoirement être envoyé en un seul fichier PDF et porter le nom du projet.

Veuillez noter qu’aucune modification du dossier n’est possible après l’envoi de votre candidature. Nous vous invitons donc à vérifier attentivement que votre dossier est complet avant de valider votre inscription. Le cas échéant, les coquilles ou erreurs mineures n’empêcheront pas l’appréciation de votre démarche et ne justifieront donc pas la modification de votre dossier de candidature.

Attention

Aucun dossier en retard, incomplet, ne respectant pas strictement les consignes ou gabarits requis ne pourra être accepté. De même, aucune candidature ne remplissant pas les conditions d’éligibilité au moment de la clôture de l’appel à projets ne pourra être acceptée ni transmise au jury.

Acceptation du règlement

La participation au processus de sélection implique l’acceptation entière et sans réserve du règlement disponible ci-dessous au terme de la procédure d’inscription en ligne. Le règlement est réputé accepté par l’ensemble des coauteur·ices.

Accusé de réception

Chaque candidat·e recevra à l’adresse mail renseignée dans le formulaire un accusé de réception automatique après avoir envoyé sa candidature. Veuillez vérifier vos spams avant tout contact si vous ne le receviez pas après quelques instants.

Calendrier

L’appel à projets

Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 20 avril 2026 à 23h59.

Les projets lauréats seront sélectionnés par un jury de professionnel·les de la création sonore à la fin du printemps 2026. Chaque candidat·e sera personnellement informé·e de l’issue des délibérations. Aucun retour sur le projet ne pourra être fait.

Les candidat·es seront également informé·es en cas de modification majeure du calendrier prévisionnel.

Versement de la bourse et accueil en studio

Le versement de la bourse sera fait par LaScam.

Le calendrier de production et d’accompagnement sera ensuite à définir en fonction de la situation de chacun·e et en accord avec la RTBF. Merci de bien vouloir noter qu’en raison des plannings de travail de toutes les parties, un délai peut intervenir entre l’annonce de l’octroi de l’aide et l’accueil en studio.

Les projets doivent être complètement finis au plus tard en septembre 2027, afin que leur diffusion soit garantie dans les conditions prévues.

Contact et information

Le règlement disponible ci-dessous contient les réponses à de nombreuses questions. Veuillez en prendre connaissance avant tout contact.

LaScam Belgique – Célyne Bol-Van Corven : actionculturelle@scam.be

À l’occasion de la Foire du Livre de Bruxelles qui a lieu du 26 au 29 mars 2026,  nous avons eu le plaisir de rencontrer Anne Cohen Beucher. Traductrice littéraire à l’heure des transformations du marché de l’édition et de l’arrivée de l’intelligence artificielle, elle partage avec nous les facettes d’un métier en pleine évolution. Une interview menée par Aliénor Debrocq pour LaScam.

Originaire de Bordeaux, c’est à Bruxelles qu’Anne Cohen Beucher s’est installée pour étudier et pratiquer la traduction littéraire. Lauréate du Prix de la traduction de LaScam en 2016, du Prix Bermond-Bocquié 2024 et du Prix Première Victor du livre jeunesse 2025, elle a trouvé sa voie grâce à un texte de Luis Sepúlveda, Histoire d’une mouette et du chat qui lui apprit à voler, qu’elle voulait traduire pour ses enfants…

 

AD : Anne Cohen Beucher, vous parlez de la Belgique comme de votre pays d’adoption, vous y avez trouvé vos sources d’inspiration ?

ACB : Je vis ici depuis 20 ans et je défends bec et ongles tout ce qui fait partie de la culture belge. Ça me rend triste de voir qu’il y a toujours un complexe d’infériorité vis-à-vis de la France alors qu’il y a plein de pépites, autant chez les auteurices que dans les maisons d’édition. Pour cette raison, je trouve ça vraiment important que LaScam mette ses membres en avant. Pour nous, c’est essentiel. La traduction littéraire est un métier largement invisibilisé, encore plus dans le domaine de la jeunesse, alors je suis ravie quand on nous permet d’en parler. Il y aurait soi-disant une différence entre littérature pour adultes et pour la jeunesse. Je ne suis pas d’accord. Quelle que soit la littérature qu’on traduit, il faut avoir la même démarche, la même rigueur, et que ces traductions donnent envie aux jeunes de lire des livres.

 

AD : Comment se décide le choix des textes que vous allez traduire ?

ACB : Au début, pour créer son réseau, ça passe beaucoup par le bouche-à-oreille. Dans mon cas, le Prix de LaScam m’a donné un bon coup de projecteur et m’a permis de travailler avec plusieurs éditeur·ices belges sur des albums et des romans pour petits, moyens et grands enfants, ainsi que pour jeunes adultes. Pour ma deuxième traduction, j’ai remporté un prix de la Société Française de Traducteurs qui m’a permis de travailler avec d’autres éditeur·ices. En général, ce sont les maisons d’édition qui viennent vers nous en disant : « Voilà, j’ai un texte, il faut qu’il soit traduit pour telle date. Est-ce que vous voulez le faire ? » Avant d’accepter, si on peut, il faut négocier et calculer si on peut, les délais et les tarifs. Mais il arrive aussi que l’on puisse faire des propositions de textes, même si c’est plus rare et qu’il faut avoir construit une relation de confiance avec la maison d’édition. Ce qui est le cas pour moi avec Alice Éditions en Belgique.

 

AD : Quel regard portez-vous sur le marché de l’édition depuis que vous avez commencé à exercer votre profession ?

ACB : Depuis mes débuts en 2013, j’ai vu le marché évoluer pour plein de raisons différentes, qui sont assez cohérentes avec ce qu’il se passe dans la société. Comme au cinéma ou dans le domaine des séries télévisées, on est arrivé à un fonctionnement à deux vitesses qui privilégie la consommation immédiate. Il faut que les livres soient faciles à lire, rapides, bien marketés et, en définitive, très vite oubliés. Certains créneaux de niche se sont développés très fort, et les premiers qui s’en sont emparés ont gagné beaucoup d’argent. Tout ce qui est du domaine de la fantasy, de la romance, young adult, etc. À présent, il y a une surproduction terrible. Les libraires n’en peuvent plus, ils ne savent même plus où les mettre. Avec la pandémie de Covid-19, il y a eu un rebond qui a fait croire que la culture et la lecture étaient indispensables. Mais aujourd’hui c’est une catastrophe : le marché de l’édition s’est rétréci, celui des traductions aussi.

 

AD : Vous parvenez malgré tout à vivre de votre métier ?

ACB : Honnêtement, j’en vis très mal. C’était déjà très difficile au départ et c’est encore pire maintenant. C’est devenu précaire. Je ne suis pas en train de dire que les traducteur·ices sont les moins bien loti·es, que leur situation est pire que celle des écrivain·es ou des illustrateur·ices, mais, parmi tous les métiers de création que défend LaScam, je pense qu’on est aussi mal équipé·es que les autres. Et je trouve ça frustrant parce que j’ai eu une autre carrière avant, dans laquelle je gagnais très bien ma vie mais où je n’aimais pas ce que je faisais. Aujourd’hui, j’adore mon métier, je pense que je le fais bien, j’y prends beaucoup de plaisir, mais je ne peux pas affirmer que je pourrai continuer à l’exercer l’année prochaine. J’ai beau creuser mon sillon, être reconnue, avoir reçu des prix, cela n’empêche pas que le marché se réduise comme peau de chagrin, alors que ce sont des métiers qui apportent une réelle plus-value humaine, qui ont du sens dans un monde qui en a de moins en moins.

 

AD : Comment est calculée votre rémunération pour une traduction ?

ACB : Le prix que l’on touche est calculé au nombre de feuillets. En général, on calcule en feuillets de 1.500 signes, espace comprises, avec des tarifs qui sont plus ou moins respectés selon les éditeurs et les types de textes. Les langues plus courantes sont moins bien payées que les langues rares. On gagne beaucoup moins d’argent sur les albums jeunesse parce que les textes sont plus courts, mais, si le livre se vend bien, il arrive qu’on touche des droits d’auteur en plus.

 

AD : Impossible, dans le contexte actuel, de ne pas parler des dangers et des dérives possibles liés à l’arrivée de l’intelligence artificielle… Vous en pensez quoi ?

ACB : L’IA a permis de faire des avancées exceptionnelles dans de nombreux domaines. Certaines de ses réalisations sont réellement impressionnantes. Mais, selon moi, il y a quand même deux limites évidentes. La première est écologique, économique et financière. Chaque fois qu’on lance une requête, on dépense des litres d’eau nécessaires à refroidir tout le système alors qu’on n’a qu’une planète. Ne pourrait-on pas utiliser l’IA uniquement pour les choses dont on a vraiment besoin ? Je ne comprends pas pourquoi on l’applique à tout ce qui est création humaine. Moi, je préfèrerais que l’IA fasse ma vaisselle et mon ménage pendant que je me consacre à écrire plutôt que l’inverse ! La seconde limite est d’ordre éthique : c’est du pillage pur et simple ! C’est une machine hyper performante, certes, mais ça reste une machine, et, pour la nourrir, il a fallu voler notre travail intellectuel et créatif sans reverser aucun droit d’auteur à qui que ce soit. Pendant des années, l’IA s’est nourrie de nos productions humaines et, aujourd’hui, elle les recrache sans scrupules.

 

AD : Et dans le domaine de la traduction, quels sont les risques ?

ACB : On assiste à des phénomènes d’hallucination, c’est-à-dire que l’IA rédige ou traduit en faisant des contresens, en créant des sens erronés. Dans le cas d’une traduction, par exemple, on peut penser au premier abord que ça se tient, c’est même bien écrit, mais quand on va vérifier dans le texte original, on prend conscience qu’en fait, le sens donné par l’IA n’est pas celui-là. C’est ce que remarquent toustes les traducteur·ices qui sont obligés de travailler en « post-édition », c’est-à-dire qu’ils ne font plus de la traduction à partir du texte original, ils doivent réviser ce que propose l’IA. Ça s’appelle « post-édition » parce que c’est plus chic que relecture… On leur dit : voilà, maintenant vous allez être payé·es moins cher pour éditer un texte qu’on a déjà passé dans la machine, et, dans les faits, on se rend compte que ça représente autant de travail qu’une vraie traduction. Les limites de l’outil obligent à retourner vérifier dans le texte original en étant moins bien rémunéré·e qu’avant pour un travail qui prend autant de temps. C’est encore une ubérisation de notre métier. Il y a un moment où il risque d’y avoir un fameux retour de bâton… Soit l’outil devient vraiment très performant, soit on va se rendre compte que c’est complètement idiot, que ça coûte aussi cher, voire plus, parce qu’il faut tout refaire ! Donc on a pillé le travail des gens pour qu’un outil aille plus vite et soit moins cher, alors qu’en définitive, cet outil amène les gens à travailler davantage pour moins.

 

AD : Pour revenir à vous, un mot sur votre actualité : l’un des romans jeunesse que vous avez traduits du catalan est actuellement à l’affiche dans plus de 1.000 cinémas en France et en Belgique sous le titre Olivia : un long-métrage réalisé en stop-motion par Irene Iborra Rizo ?

ACB : Le titre initial du livre en français était La Vie est un film. Il a remporté le Prix Bermond-Bocquié au Festival Atlantide de Nantes en 2024. Je n’espérais pas qu’il soit lauréat parce que le sujet n’est pas facile au premier abord. Ça raconte l’histoire d’une maman solo qui est expulsée avec ses enfants de leur logement. Olivia doit veiller sur son petit frère et faire preuve de courage et d’ingéniosité pour lui épargner cette nouvelle réalité… Grâce au film, le livre ressort aussi en poche chez Alice Éditions sous le titre Olivia. Je reviens d’Angers, où j’étais invitée pour rencontrer des étudiant·es en traduction. À Nantes, j’ai été invitée au Festival de Cinéma Espagnol avec Maite Carranza, l’autrice du roman, à rencontrer des classes de primaires et de collèges et leurs profs. Ils sont curieux et enthousiastes. Cela étant, on sent que le secteur culturel est aussi fragilisé en France qu’en Belgique (coupes drastiques dans les budgets, attaques répétées…), et ce genre d’événements tient en partie grâce aux passionnés et bénévoles. Mais jusqu’à quand ?

Propos recueillis par Aliénor Debrocq

 

Pour aller plus loin

  • Retrouvez toutes les dédicaces et interventions d’Anne Cohen Beucher à la Foire du Livre de Bruxelles 2026
  • Découvrez le programme complet de la Foire du Livre de Bruxelles
  • En savoir plus sur Olivia, de Maite Carranza traduit du catalan par Anne Cohen Beucher & Laia de Bolos

La 15e édition des Prix du Cinéma belge francophone ― les René du cinéma ― a eu lieu ce samedi 07 mars à Flagey. C’est avec une grande fierté que nous avons appris que plusieurs de nos auteurs et autrices ont été primé·es lors de la cérémonie. Nous leur adressons nos plus chaleureuses félicitations !

René du meilleur court métrage documentaire

Réunion de famille de Jean Forest produit par Laurence Buelens (Rayela Productions)

Synopsis : À 35 ans, Jean découvre son père en vie pour la première fois en visionnant des films super 8 d’anciennes réunions de famille. Il décide alors de retracer la trajectoire accidentée de son histoire familiale et de dessiner le portrait d’un père absent, à travers le récit de celles et ceux qui l’ont connu.

 

Mais aussi…

La Scam félicite également ses autrices membres :

  • Alexe Poukine dont le film Kika (produit par Benoît Roland – Wrong Men) remporte le Prix du Meilleur Premier film.
  • Sylwia Szkiladz dont le court métrage Autokar (produit par Jérémie Mazurek et Christophe Beaujean – Ozù Productions) remporte le Prix du Meilleur Court métrage d’animation.

Le René

La Cérémonie des René du Cinéma se tient pendant la saison annuelle des remises de prix cinématographiques des académies nationales, dont, entre autres, les César, Oscars et BAFTA qui se déroulent, en général, au cours du premier trimestre de l’année. Les René du Cinéma sont l’équivalent francophone des Ensors du cinéma flamand.
Plusieurs auteurs et autrices membres de la Scam en Belgique étaient également dans les nominations de cette 15ème édition, nous les saluons aussi :

  • L’acier a coulé dans nos veines de Thierry Michel et Christine Pireaux (Les Films de la Passerelle)
  • Merckx de Christophe Hermans et Boris Tilquin (Ka Visuel)
  • Petit rempart d’Eve Duchemin (Kwassa Films)
  • Entre nos mains de Zoé-Lise Steenbeke (MédiaDiffusion)
  • Pour Cristianny Fernandes de Pauline Fonsny, Anaïs Carton et Maria José Freire (Dérives)
  • Ride du lion et pattes d’oie de Juliette Léonard (Atelier de Réalisation de l’INSAS)

>> Découvrez le palmarès complet ici <<

En partenariat avec LaScam et Wallonie Image Production (WIP), le Festival À travers Champs organise pour la toute première fois une séance de Pitch. Cinq projets de films, traitant de la « ruralité d’ici », seront présentés devant un jury. Au terme de cette journée, une bourse d’aide au développement viendra récompenser l’un ou l’une des réalisatrices et réalisateurs sélectionné·es.

Journée de Pitch – « Filmer la ruralité d’ici »

Cette journée est née d’un constat posé par l’équipe du festival : lors de la sélection des films, peu d’œuvres belges abordent la ruralité d’ici. À travers cette journée de pitch, le festival souhaite donc encourager le développement de futurs projets explorant cette thématique, chère à À Travers Champs.

Cinq projets de films consacrés à la ruralité d’ici seront présentés devant un jury composé de personnes ayant participé à la sélection de films pour leurs villages, villes ou communes lors de cette 10e édition d’À Travers Champs.

Accompagné·es par la réalisatrice Paloma Sermon-Daï (Il pleut dans la maison), ils et elles décerneront une bourse d’aide au développement à un·e cinéaste dont le projet portera un regard sur cette ruralité.

La journée se clôturera par la projection de La vie en rose de Patrick Destiné, en sa présence.

Les partenaires

Le festival À travers Champs

Depuis bientôt 20 ans, une année sur deux, le festival « À Travers Champs» fait vivre le temps d’un mois de mars, le cinéma, notamment documentaire, dans les campagnes du Sud de la Wallonie, organisant dans des petites villes et villages des Provinces du Luxembourg et de Namur des projections, des débats, des rencontres avec les cinéastes, qui sont autant d’occasion de susciter du débat sur un monde rural en pleine mutation, ou simplement de créer du lien. Les projections peuvent avoir lieu dans des salles de fête, des granges, des fermes, des centres culturels, là où le cinéma a disparu.

À Travers Champs implique ses spectateurs et ses lieux d’accueil dans le choix de programmation du ou des films. En 2024, lors de la 9ème édition du Festival, une récolte de paroles auprès des spectateurs a permis de connaître les thématiques qui font sens pour les habitants du territoire.

9 grands axes ont été dégagés : Villages, Nature et Environnement, Terres agricoles, Agriculture, consommation, mobilité, transmission et enseignement, actions et politique

Wallonie-Images Production

L’atelier d’accueil WIP, actif dans la production documentaire de la Fédération Wallonie-Bruxelles depuis plus de 40 ans, veut lui aussi encourager les films qui s’intéressent aux territoires de la Wallonie, et notamment à ses zones rurales, qui font rarement l’objet d’attention des jeunes cinéastes.

Pour aller plus loin

. La séance aura lieu au Cinéma Plaza Hotton (rue Simon 14, 6990 Hotton) de 16h30 à 18h

. Vers le site du festival

. Contact : p.duculot@wip.be ou coordination@festival-atraverschamps.be

Dans le cadre du festival de bande dessinée LaBD Festival qui aura lieu les 4 et 5 avril prochain à Liège, LaScam interviendra lors d’une journée professionnelle pour vous donner toutes les clefs afin de vous lancer sereinement dans le milieu professionnel de la BD.

Projet BD : Partir sur de bonnes bases

Comment bénéficier du droit d’auteur ? Que faut-il faire pour protéger un projet ? Y a-t-il des choses à prévoir si on collabore avec un·e scénariste ou dessinateurice ? Quelles clauses doivent figurer dans un (bon) contrat d’édition ? Quels peuvent être les atouts et inconvénients du recours à l’auto-édition ? Quels éléments de réponse donner aux défis posés par l’IA aux auteurices ?

Célyne Bol Van Corven, responsable de l’Action culturelle à LaScam Belgique vous dira tout ce qu’il faut savoir lorsqu’on se lance dans un projet BD.

Programme de la journée

  • 11:00 | Edition graphique : pratiques, processus et transmission Par Annabelle Dupret – Editions OR BOR (La Scène)
  • 13:00 | Projet BD : Partir sur de bonnes bases avec Célyne Bol – Van Corven (La Scène)
  • 14:15 | Rencontre prolongée avec Célyne Bol – Van Corven (Pépinière)
  • 15:00 | Rencontre autour de l’atelier Armageddon Animée par Charles-Louis Detournay – Présence des auteurices de l’atelier (La Scène)
  • 18:30 | Vernissage des expositions du B3

Festival LaBD

La 3ème édition du festival LaBD axé sur l’émergence dans le milieu de la bande dessionnée aura lieu les 4 et 5 avril 2026 à Liège. Une journée professionnelle destinée aux jeunes auteur·rices se tiendra le vendredi 3 avril.

Le festival s’inscrit dans le cadre du Mois de la BD : expositions, rencontres, ateliers, spectacles, concerts dessinés, festivals et animations jeunesse rythmeront tout le mois d’avril dans Liège et sa province.

Pour aller plus loin

. La journée professionnelle aura lieu le vendredi 3 avril au B3 (Place des Arts 1 – 4020 Liège)

. Vers le programme complet de la journée professionnelle

. Vers le site du BDLab

Chaque mois, LaScam vous invite à découvrir une nouvelle illustration signée par l’un·e de ses membres pour vous accompagner en beauté tout au long de l’année : douze créations, douze histoires et douze personnalités à rencontrer.

En ce mois de mars nous remercions chaleureusement l’autrice Mathilde Vandenbussche pour son illustration qui célèbre le retour des beaux jours !

Trois questions à Mathilde Vandenbussche

Que représente votre illustration ?

Mon intention était de faire ressentir la lumière et l’atmosphère des rayons de soleils qui passe au travers des arbres. C’est une illustration que j’ai dessinée pour la sérigraphie, une technique d’impression couleur par couleur. Chaque couche de couleur est imprimée séparément, et ici j’ai utilisé des dégradés pour les trois couches du dessins, ce qui crée encore plus de superpositions. C’est ce que j’aime le plus dans cette technique, la couleur et les superpositions.

Pourquoi avoir choisi d’illustrer le mois de mars ?

Le mois de mars, c’est doucement la fin de l’hiver vers le printemps. Les jours s’allongent et la lumière est plus présente. J’aime beaucoup cette période de l’année.

Que peut-on vous souhaiter de mieux pour cette nouvelle année ?

Des projets qui font rêver, des impulsions et de belles images !

Mathilde Vandenbussche

Mathilde Vandenbussche a étudié à St Luc Bruxelles en illustration, puis à l’Académie de Liège en gravure et image imprimée. Depuis la fin de ses études, elle travaille comme illustratrice pour des projets d’asbl sur Bruxelles, elle a donné des stages et des cours pour enfants dans le milieu artistique.
Cela fait maintenant deux ans que Mathilde travaille comme graphiste à côté de l’illustration, et qu’elle continue à explorer la sérigraphie dans ses projets personnels.

Pour encore plus de beauté…

Rendez-vous sur le compte Instagram de l’autrice ou sur son site internet.

Le calendrier 2026 des auteurs et des autrices

Chaque année notre calendrier met en lumière 12 auteurs et autrices membres de la Scam. Auteurs et autrices, vous avez dû recevoir une version papier de notre calendrier. Si ce n’est pas le cas, écrivez-nous à l’adresse communication@scam.be et nous vous en enverrons un exemplaire avec plaisir !

Longtemps attachée au livre jeunesse, Chantal Peten a trouvé dans l’animation un nouvel espace pour apprivoiser le temps et raconter autrement ses récits sensibles. Entre humour, mise en abyme et regard critique sur le métier, Cracher dans la soupe dévoile une autrice qui interroge sa pratique tout en affirmant la puissance narrative du dessin animé. Cet entretien est proposé dans le cadre de la nouvelle édition du Festival Anima, qui se tiendra du 20 février au 1er mars.

Autrice et illustratrice d’une vingtaine d’albums jeunesse, Chantal Peten développe depuis plusieurs années une pratique hybride, à la croisée du livre et du cinéma d’animation. Formée à l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles après une année préparatoire à Saint-Luc, elle s’oriente vers l’illustration presque par hasard, sur les conseils de ses professeurs. Très tôt, son univers graphique s’affirme autour d’un trait sensible, influencé notamment par Jean-Jacques Sempé, Serge Bloch ou les premiers travaux de Kitty Crowther. Créer des personnages et leur donner une présence émotionnelle devient alors le moteur de sa démarche artistique.

Parallèlement à cette trajectoire dans le livre jeunesse, un désir persiste : celui de faire du dessin animé. Elle entame une formation en cours du soir à la RHoK académie d’Etterbeek, amorçant un déplacement progressif de son travail vers l’image en mouvement. Plus qu’un changement de médium, il s’agit pour elle d’une évolution dans la manière de penser la narration. « Dans mes albums, je raconte des histoires lentes, centrées sur le sentiment ou l’attente », explique-t-elle. « Mais je reste dépendante du rythme du lecteur. L’animation me permet d’imposer la durée d’une image et de raconter l’histoire exactement comme je le souhaite. »

Cette question du temps traverse l’ensemble de sa pratique et trouve une expression particulière dans Cracher dans la soupe, court métrage réalisé en un mois et demi dans le cadre d’un concours. À partir du règlement réel d’un appel à projets consacré au « jour de paie », Chantal Peten construit une mise en abyme à la fois humoristique et critique de la condition d’autrice. Le film explore les exigences administratives, la pression économique et la réalité quotidienne d’une créatrice — entre travail artistique, vie personnelle et charge mentale — tout en conservant une distance ironique rendue possible par le dessin. « Le cadre narratif m’a été presque servi sur un plateau », confie-t-elle.

Si le projet aurait pu être réalisé en prise de vue réelle, l’animation s’impose rapidement comme une évidence. Le dessin reste son langage naturel, celui qui lui permet d’exprimer des états intérieurs avec précision et simplicité. L’esthétique volontairement brute du film, proche de l’animatique, renforce son caractère introspectif et témoigne de l’urgence de sa fabrication. Cette approche lui offre également la possibilité d’aborder un sujet résolument adulte — la reconnaissance financière et symbolique du travail artistique — difficile à traiter dans le cadre du livre jeunesse, dont le public reste majoritairement enfantin.

Dans son processus créatif, tout commence par un personnage esquissé dans un carnet de croquis. Les histoires émergent ensuite de manière intuitive, à partir d’émotions ou de situations sensibles du quotidien plutôt que d’un thème défini à l’avance. Même si son univers s’adresse souvent aux 6-12 ans, Chantal Peten privilégie des récits intérieurs, faits de petits conflits invisibles et de moments suspendus. Cette attention au rythme et à la subjectivité se prolonge aujourd’hui dans ses films d’animation, où elle peut maîtriser chaque respiration narrative.

Après un premier court métrage qui lui avait demandé près de sept années de travail, l’autrice ressent le besoin d’expérimenter des formes plus immédiates. L’appel à concours à l’origine de Cracher dans la soupe lui offre ce cadre temporel contraignant mais stimulant. Réalisé avec l’aide ponctuelle de deux stagiaires, le film reste marqué par une fabrication artisanale, proche de celle du livre : une création souvent solitaire, où chaque geste graphique participe pleinement à la narration. Le court métrage a depuis rencontré un bel écho, décrochant notamment le prix du public au Festival international du cinéma d’animation de Meknès.

Aujourd’hui, l’animation occupe une place de plus en plus centrale dans sa pratique artistique. Elle poursuit actuellement le développement d’un nouveau projet né lors d’une résidence d’écriture au Maroc, organisée en collaboration avec La NEF, l’Institut Français de Meknès, le Festival Anima et la Fondation Aïcha®. Entre illustration et cinéma, Chantal Peten trace ainsi un parcours cohérent, nourri par une même recherche : raconter des histoires sensibles où le dessin devient une manière d’apprivoiser le temps et de donner forme à l’intime.

Propos recueillis par Christian Missia Dio

Et pourtant elles tournent

Lancé en juin 2024 par ARTE, en partenariat avec LaScam en France et ELLE, le concours de courts métrages documentaires Et pourtant elles tournent, vise à ouvrir les portes de la chaîne ARTE aux réalisatrices. En 2025, pour la seconde édition du concours, les courts métrages répondaient au thème : Jour de paye.

Au total, 250 projets documentaires ont été visionnés par le comité de sélection. Seules dix réalisatrices ― dont Chantal Peten ― ont été désignées lauréates par le jury. Leurs films ont été achetés et diffusés sur ARTE et sur sa plateforme arte.tv.

Pour aller plus loin

. Découvrir le site internet de l’autrice Chantal Peten

. Découvrir le film Cracher dans la soupe sur Arte.tv

. Vers la programmation du Festival Anima 2026 – le Festival international du film d’animation de Bruxelles

La 15e édition de la Cérémonie des récompenses du cinéma belge francophone ― les René du Cinéma ― se tiendra le samedi 7 mars prochain à Flagey. LaScam se réjouit de découvrir les nominations dans les catégories documentaire et court métrage documentaire, où beaucoup de nos membres sont représenté·es ! Félicitations à toustes… et bonne chance !

Les nominations

Meilleur documentaire 2026

✱ L’acier a coulé dans nos veines de Thierry Michel et Christine Pireaux (Les Films de la Passerelle)
✱ Merckx de Christophe Hermans et Boris Tilquin (Ka Visuel)
✱ Petit rempart d’Eve Duchemin (Kwassa Films)

Meilleur court métrage documentaire 2026

✱ Entre nos mains de Zoé-Lise Steenbeke (MédiaDiffusion)
✱ Pour Cristianny Fernandes de Pauline Fonsny, Anaïs Carton et Maria José Freire (Dérives)
✱ Réunion de famille de Jean Forest (Rayuela Productions)
✱ Ride du lion et pattes d’oie de Juliette Léonard (Atelier de Réalisation de l’INSAS)

Bonne chance à nos auteurs et autrices !

>> Découvrir toutes les nominations sur le site des René.

Accès aux productions en lice

Le public disposera d’un accès aux productions en lice (pendant une période de 12 jours avant la Cérémonie du 7 mars). L’Académie a en effet travaillé avec ses partenaires pour que les films et séries d’initiative belge francophone nominés bénéficient d’une fenêtre VOD gratuite dès le 20 février sur Auvio et Pickx, avec le support de Be tv.

Toutes les personnes qui le souhaitent auront ainsi l’occasion de voter pour leur série et leur film préférés, dans trois nouvelles catégories, via un vote organisé sous le contrôle conjoint de l’Académie et de la RTBF.

Pour aller plus loin

. La Cérémonie de remise de Prix aura lieu le samedi 07 mars au Studio 4 à Flagey, et sera diffusée en direct sur Auvio, Pickx et la chaîne Proximus Showcase.

. Vers le site des René

Du 26 au 29 mars, LaScam aura le plaisir de vous accueillir à la Foire du Livre de Bruxelles, où elle met à votre disposition un espace qui vous est exclusivement dédié. Bienvenue au Salon des Autrices et des Auteurs !

Le Salon des Auteurs et des Autrices

Vous êtes bienvenu·es dans ce lieu convivial et confortable, que vous vouliez boire un thé, un café, un apéritif en fin de journée, vous poser, lire ou travailler au calme, rencontrer notre équipe ou discuter avec d’autres auteurs et autrices de Belgique ou d’ailleurs…

Auteurs et autrices de roman, nouvelle, poésie, BD, illustration, ouvrage scientifique, livre jeunesse… nous vous accueillons avec grand plaisir sur le stand n° 223 – Hall 2, juste après l’entrée Auteur.

Au programme

La Nuit de la Radio

Cette année encore, nous vous invitons à découvrir le programme de la Nuit de la Radio. En 2025, c’est l’auteur Antoine Chao qui en signe l’écriture et la réalisation avec son programme En d’autres langues. À écouter sans modération sur la borne mise à votre disposition !

« Faire vivre les langues minoritaires, les faire exister et résonner avec leurs imaginaires, leurs cultures et leurs forces d’expression, relève aujourd’hui d’un acte de résistance face aux langues hégémoniques et leurs modèles politiques et économiques dominants, pour ériger une tour de Babel radiophonique. »

Depuis 2001, les auteurs de la commission des œuvres sonores de LaScam proposent, avec la Nuit de la radio, une expérience unique d’écoute collective, organisée conjointement avec l’INA. Un programme, réalisé à partir d’archives sonores sur un thème renouvelé chaque année, se découvre casque sur les oreilles, sous les étoiles de l’été.

>> En savoir plus sur la Nuit de la radio et son programme 

Drinks – Les « 5 à 7 des Auteurs et des Autrices »

Tous les jours de 17h jusqu’à la fermeture, nous vous proposons un rendez-vous informel et festif dans le Salon, le « 5 à 7 des Auteurs et des Autrices ».

Venez boire un verre ! Vous trouverez des cartons d’invitation pour ces drinks dans le Salon.

En pratique

Accès à la Foire du Livre

La Foire du Livre aura lieu du 26 au 29 mars à Tour et Taxis (entrée par le 3 rue Picard – accès voiture au 88 Avenue du Port).
Si c’est votre cas, vous pouvez entrer par l’entrée des autrices et auteurs invité·es par la Foire (derrière le Hall 2, à côté de l’Ecole du Cirque).

L’accès est gratuit, mais il est obligatoire de s’inscrire pour réserver une entrée les jours où vous souhaitez y aller.

>> INFO ET INSCRIPTION À LA FOIRE

Accès au Salon des Autrices et des Auteurs

Le Salon est situé juste à côté de l’entrée des auteurs, dans le Hall 2, au stand 223. Il est ouvert à tous les auteurs et autrices.

Si vous disposez d’un badge personnalisé de la Foire du Livre cet accès vous est également garanti.

Pour toute question

Venez échanger avec notre équipe sur place ! Nous nous tiendrons à votre disposition pour répondre à toutes vos questions sur votre adhésion, le fonctionnement de LaScam, les bourses…

Et avant cela, n’hésitez pas à contacter notre Pôle Relations Auteurices par mail poleauteurice@scam.be ou par téléphone : 02 551 03 48.

Au plaisir de vous retrouver !

A night of knowing nothing, le magnifique documentaire de Payal Kapadia, lauréat de L’Œil d’or (prix du meilleur documentaire du Festival de Cannes doté par la Scam) sera projeté à Bozar le 5 mars, en partenariat avec la Scam. Nous avons le plaisir de vous inviter à cette séance !

Le film

A Night of Knowing Nothing, de Payal Kapadia, est un film hybride hypnotisant qui mêle une histoire d’amour à une réflexion sur l’Inde contemporaine. Construit autour des lettres de L à son amant disparu K, le film alterne entre des fragments intimes et des images documentaires poignantes réalisées par Kapadia elle-même, ainsi que par des cinéastes et des camarades d’études à travers tout le pays.

Dans l’esprit de Ritwik Ghatak et d’autres grands noms du cinéma indien, Kapadia (ancienne élève du Film & Television Institute of India) transforme leur esthétique onirique en une réflexion puissante sur la répression politique et les problèmes sociaux auxquels est confrontée la jeunesse indienne.

Ce film urgent et poétique confirme Kapadia comme l’une des nouvelles voix les plus audacieuses du moment et tient la promesse de ses courts métrages précoces, très acclamés.

« Nous avons tous été séduits par un film à la vision artistique soutenue, qui mêle le personnel et le politique de manière hypnotique. Pour un premier film, cela le rend encore plus étonnant », avait déclaré le Jury qui lui a remis L’Œil d’or en 2021.

A night of knowing nothing (Toute une nuit sans savoir)
Scénario : Payal Kapadia, Himanshu Prajapati
Réalisation : Payal Kapadia
Production : Petit chaos
Documentaire | 1h37 | VOstEn

L’autrice

Lauréate du Grand Prix à Cannes avec All We Imagine Is Light (2024), son deuxième long métrage seulement, Payal Kapadia est sans conteste l’une des cinéastes indiennes contemporaines les plus remarquées.

Elle a grandi à Mumbai et a étudié au Film and Television Institute of India à Pune, où elle a réalisé deux courts métrages qui ont été sélectionnés dans des festivals de cinéma. Son talent s’est révélé très tôt, et ses courts métrages ont immédiatement jeté les bases d’un cinéma complexe, profondément ancré dans la société indienne. Un cinéma qui défie les genres et mêle commentaires politiques et lutte des classes à des mythes populaires et des escapades oniriques loin de la réalité.

À la fin de ses études, elle a commencé son premier long métrage documentaire, A Night of Knowing Nothing. Sorti en 2021, il a remporté plusieurs prix dans des festivals internationaux et a également été projeté à Bozar. Peu après, Kapadia a commencé son premier film de fiction, All We Imagine Is Light, qui lui a permis de s’imposer encore davantage comme une cinéaste profondément humaniste, dotée d’un regard aigu sur les inégalités sociales souvent invisibles.

L’Œil d’or

L’Œil d’or – le Prix du documentaire, a été créé par la Scam avec la complicité du Festival de Cannes. Depuis 2015, il récompense un film présenté dans les sections cannoises.

Mettant sous les projecteurs du Festival de Cannes ce genre cinématographique par lequel le 7e art est né, l’Œil d’or figure désormais sur la liste officielle des prix éligibles à la catégorie long-métrage documentaire de l’Académie des Oscars.

Close-up Payal Kapadia

Bozar consacre à la cinéaste un close-up, dans ce cadre elle sera présente pendant trois jours pour participer à diverses rencontres et pour présenter ses longs métrages, certains de ses courts métrages et une sélection de films indiens qui l’ont influencée.

En pratique

La séance aura lieu le jeudi 5 mars à 19h à Bozar. Elle sera suivie d’une conversation entre Payal Kapadia et le chef opérateur Ranabir Das, animée par Livia Tinca.

Partenaire de cette séance, la Scam a le plaisir d’offrir 10 places à ses membres : pour recevoir une invitation (1 par personne et dans la limite des places disponibles), merci de nous écrire à l’adresse actionculturelle@scam.be d’ici au 28 février.

Plus d’information sur le site de Bozar.