Les soirées Chair poétique sont autant de moments uniques où la poésie prend vie sous des formes inédites. Animées par la poétesse Elya Verdal, ces rencontres célèbrent la poésie comme un art accessible à tous et toutes, un moyen de communication intime, de cœur à cœur, de corps à corps, de cœur à corps. Elya Verdal voit la poésie comme un langage souple et libre, un fluide organique qui traverse la parole, la chair et l’esprit. Au programme pour la première fois : une version de la Chair poétique avec deux autrices et la diffusion (partielle) d’une création sonore !
La soirée sera ouverte par une performance de la slammeuse et poétesse Danya Hershkowitz.
Deux femmes, deux approches, un même élan : mettre en lumière l’humanité de celleux qui sont invisibilisé·es.
Laurence Vielle explore Les Vies de Jésus – ces Jésus contemporains, chauffeur de taxi, joueur de foot, « embarqué sur son smartphone »… À la recherche de la part de sacré en chacun.
Isabelle Seret co-signe avec William, William ou le sens de la peine (Éd. Academia), récit de vie recueilli selon sa méthodologie. Sans excuse ni justification, apparaît la mesure du gâchis : celui de la famille de la victime, celui de William dont l’enfance fut « une traversée tragique », et la dénonciation d’un système de protection qui a failli.
Poétesse nationale de Belgique (2016-2018), comédienne, metteuse en scène, dramaturge et agrégée de philologie romane, Laurence Vielle « écrit-dit » – elle incarne la poésie vivante. Elle collabore régulièrement avec Aurélien Dony (l’invité de la dernière Chair Poétique).
Elle porte actuallement un spectacle La Plaine (collectif), une œuvre théâtrale Le Sens de la peine performée à Lille en juillet 2025. Son dernier recueil, Les Vies de Jésus est paru aux éditions Abrapalabra Poche en 2024.
« J’écris et je dis les mots écrits, les miens ou ceux des autres. J’aime dire, cela me tient debout. »
Ancienne journaliste RTBF formée à la victimologie appliquée, Isabelle Seret est spécialisée dans l’accompagnement des familles confrontées à la radicalisation, et experte en recueil de témoignages et reconstruction après traumatisme. Elle est également animatrice du groupe « Retissons du lien », un dispositif de justice réparatrice.
Créatrice du projet « Rien à faire, rien à perdre », elle est autrice de plusieurs livres dont Chez moi vit la violence, Mon enfant se radicalise. Son dernier ouvrage, William ou le sens de la peine (Éd. Academia, 2024) un récit de vie co-écrit est préfacé par Laurence Vielle. Elle est également autrice de pièces sonores, à découvrir ci-dessous.
« Mordre sur sa chique »
Expression belge : se contenir, se retenir dans les attitudes ou dans les mots. Ces moments où l’on se tait, où l’on retient ce qui voudrait sortir… La poésie de ce qui ne se dit pas.
Ces quelques mots ont inspiré quatre auteur et autrices qui liront un texte inédit de leur cru à ce sujet :
La chair sans ‘e’ – celle du corps qui frissonne, se souvient, se transforme. Un projet qui fait de la poésie quelque chose de vivant, incarné, partagé.
Format : Conversations croisées – Lectures – Échanges avec le public
Accompagnement musical : Olivier Terwagne (improvisation) – voir son site
Un dispositif créé et mis en oeuvre par Elya Verdal – voir son site.
La soirée aura lieu le lundi 20 octobre à 19h30, à la MEDAA (rue du Prince royal 87, à Ixelles).
Pour y assister, veuillez réserver votre place en remplissant le formulaire dédié.
Nous reproduisons ici un texte publié par la Scam France.
De grandes signatures du répertoire du réel, distinguées par la Scam pour l’ensemble de leur œuvre, s’engagent pour Gaza et dénoncent le sort du peuple palestinien.
Nombre d’entre nous, documentaristes, écrivains et écrivaines, journalistes, photographes, faisons œuvre, en auscultant l’histoire et le présent, d’éclairer par nos films, nos livres, nos photos et nos reportages, ce qui abime l’humanité, dans la marche du monde, dans l’intimité des âmes, à l’autre bout de la terre ou l’autre bout de la rue.
Notre regard est tourné vers Gaza. Rien ne pourra l’en détourner. C’est le peuple palestinien que l’on extermine.
Comme nous le faisons déjà pour les Arméniens, les Juifs, les Tsiganes, les Tutsis et tous les peuples persécutés, nous n’aurons de cesse de documenter et dénoncer ce qui se noue actuellement sous nos yeux, et s’inscrit à l’inventaire des inhumanités.
Premières signatures :
Pierre Bayard – écrivain
Simone Bitton – cinéaste
Carmen Castillo – cinéaste
Patrick Chamoiseau – écrivain
Olivier Culmann – photographe
Laura El-Tantawy – photographe
Charles Enderlin – journaliste
Annie Ernaux – écrivain
Kathleen Evin – journaliste
Raphael Garrigos – journaliste
William Karel – cinéaste
Daniel Karlin – cinéaste
Christian Lutz – photographe
Daniel Mermet – journaliste, auteur et producteur radio
Avi Mograbi – cinéaste
Irène Omélianenko – documentariste et autrice radio
Aline Pailler – journaliste et autrice radio
Isabelle Roberts – journaliste
Denis Robert – journaliste
Marie-Monique Robin – journaliste et cinéaste
Françoise Romand – cinéaste
Lydie Salvayre – écrivaine
Christine Spengler – photographe
Jean-Pierre Thorn – cinéaste
Véronique de Viguerie – photographe
Teri Wehn Damisch – cinéaste
Ont également signé :
Frédéric Goldbronn – réalisateur
Rémi Lainé – réalisateur
Si vous souhaitez signer cette tribune, vous pouvez en faire la demande en écrivant au Service Communication de la Scam en France, à cette adresse : communication@scam.fr.
Alors que l’intelligence artificielle génère de profonds bouleversements dans le secteur du livre, BELA, la Scam et le PILEn ont réuni à Bruxelles une série d’acteurs et actrices européen·nes – auteurs et autrices, traducteurs et traductrices, éditeurs et éditrices, représentant·es d’organisations et d’institutions culturelles – pour un échange structuré autour d’un triple enjeu : poser des principes partagés, présenter des outils concrets et amorcer des actions.
L’intelligence artificielle n’est pas une abstraction. Pour les professionnel·les du livre, elle représente déjà une réalité tangible et concrète : expérimentations artistiques et éditoriales, nouveaux outils de gestion, traductions automatisées, œuvres exploitées sans autorisation par les entreprises qui développent de l’IA, perte de revenus, incertitude juridique, études et débats, etc. Loin des discours prospectifs, la rencontre du 2 juillet s’est attachée à ancrer les discussions dans le vécu du secteur.
Dans une première intervention, María Iglesias et Arnaud Pasquali, représentant la DG de l’éducation, de la jeunesse, du sport et de la culture (DG EAC) de la Commission européenne, ont abordé les opportunités ainsi que les limites posées par l’intelligence artificielle pour les secteurs culturels et créatifs (SCC). Outre une mention des résultats du dernier Eurobaromètre [1] de mai 2025, il a été rappelé que l’Union européenne a mis en place un cadre juridique élaboré dans ce domaine.
La Directive sur le droit d’auteur (2009) ainsi que la législation sur l’intelligence artificielle (AI Act, 2024) offrent aux titulaires de droits des outils pour contrôler l’exploitation de leurs œuvres et conclure des accords de licence. Ces accords leur permettent d’imposer des obligations aux fournisseurs d’IA, afin de garantir la transparence dans l’usage de leurs données et la protection effective de leurs droits d’auteur. Il a également été rappelé que la Directive sur le droit d’auteur et les droits voisins dans le marché unique numérique (2019) devrait faire l’objet d’une révision, qui sera guidée par les résultats d’une évaluation des règles existantes, notamment s’agissant de l’exception relative à l’exploration de textes et de données (TDM). Cette évaluation devrait également permettre d’analyser les bénéfices de la directive, ses difficultés d’application, ainsi que l’éventuel besoin de développer de nouvelles mesures pour encourager la conclusion de contrats de licence adaptés à l’intelligence artificielle. Enfin, a été rappelé que le soutien au développement des compétences, à l’accès aux ressources pour les SCC, ainsi que la préservation de la diversité culturelle et linguistique en Europe, demeurent des priorités majeures pour la Commission européenne.
En contrepoint, plusieurs voix sont venues nuancer cette lecture proposée par la Commission européenne, et mettre en garde quant à une vision trop naïve de l’IA. Parmi elles, celle de Patrice Locmant (SGDL) qui a souligné les limites du droit d’opposition (opt-out), aujourd’hui inopérant selon lui pour les auteurs et les autrices, faute de mécanismes permettant de notifier leurs refus aux développeurs de modèles. Il a également pointé l’écart croissant entre les intentions des parlementaires européens et l’interprétation qui en est faite dans les textes et le code de conduite négocié avec les entreprises technologiques. La lecture de l’enquête de l’Observatoire ADAGP-SGDL sur l’impact des IA sur l’activité des artistes et auteurs montre une inquiétude largement partagée : si 60% ont déjà testé des outils IA, autant en perçoivent une menace directe sur leur activité.
En parallèle, les témoignages issus des Rencontres européennes de la traduction de Strasbourg (octobre 2024) organisées par le CEATL alertent sur une perte de qualité, d’emploi et de sens. L’humain, ont rappelé Francesca Novajra et Andreas Jandl, n’est pas un filtre interchangeable. C’est lui qui garantit la précision, la musicalité, la diversité des textes et des langues comme responsabilité culturelle, comme écrit dans la Déclaration sur l’intelligence artificielle : « Tout le monde compte, toutes les langues comptent, tous les livres comptent. »
Maïa Bensimon, vice-présidente de l’European Writer’s Council (EWC) et par ailleurs déléguée générale du SNAC, a relayé les mots forts des autrices et auteurs pour décrire leur détresse face à l’IA et dénoncer des accords de licence imposés sans consentement réel : « ‘C’est comme nous forcer à épouser notre violeur’, selon les dires d’un auteur rapportés par une enquête allemande menée et répercutée auprès de l’EWC par Nina George. » Selon elle, l’AI Act, dans sa forme actuelle, ne garantit pas la protection des œuvres ni le respect des conventions fondatrices comme celle de Berne.
Anne Bergman-Tahon (Fédération des éditeurs européens) a pointé la responsabilité des institutions face aux activités des développeurs IA qui utilisent des datasets nourris de contenus piratés sans jamais révéler leurs sources. Pour elle, tant que les inputs des IA resteront opaques, aucune logique de licence ne pourra fonctionner. Elle appelle la Commission à cesser de vouloir séduire les acteurs technologiques et à défendre enfin les détenteurs et détentrices légitimes des droits.
Ces retours confortent, selon certain·es intervenant.es, sans préjudice des nécessaires améliorations de la régulation, la nécessité de déployer, au niveau européen, une approche fondée sur le triptyque A.R.T. : Autorisation, Rémunération, Transparence. Défendue par l’EWC et ses membres, cette position de principe appelle à recentrer le débat sur les droits fondamentaux des créateurs et créatrices, tout en laissant place à l’innovation dès lors qu’elle est encadrée.
Pour traduire ces principes en pratiques concrètes, plusieurs outils ont été présentés ou rappelés. Le premier est la Charte pour une utilisation responsable de l’intelligence artificielle dans le secteur des écritures et du livre, portée par le PILEn en partenariat avec la Scam. Cet ensemble de six principes, adoptés à l’unanimité des fédérations professionnelles reconnues du secteur en FWB, pose les bases d’une fabrication et d’un usage des outils et services d’IA respectueux de la création humaine et du cadre légal déjà pertinent : responsabilité individuelle et collective, transparence, authenticité, respect des lois, recherche de productivité et partage des gains, apprentissage collectif.
Autre outil structurant, la boîte à outils IA éthique publiée par l’EWC. Elle comprend un glossaire accessible, un guide de sensibilisation, ainsi qu’un ensemble de recommandations pratiques et juridiques adressées aux auteur·ices et aux fédérations. Cette ressource vise à combler les écarts d’information entre les créateur·ices et les acteurs technologiques, souvent détenteurs exclusifs de l’expertise technique.
Du côté technique justement, des initiatives comme l’ISCC (International Standard Content Code) permettent d’identifier et de tracer les œuvres à l’échelle numérique en y associant un identifiant unique. Ce type de solution devrait permettre aux auteurs et aux autrices de marquer leurs œuvres de manière à limiter leur utilisation non autorisée par les IA.[2]
Ces outils, encore récents, partagent la même ambition : éviter l’isolement des créatrices et créateurs et renforcer leur pouvoir d’action, et constituer des leviers concrets pour sortir d’une posture défensive.
La rencontre du 2 juillet à la MEDAA (Bruxelles) avait pour objectif de s’inscrire dans une dynamique plus large de structuration. Il s’agit à présent de promouvoir les ressources, l’expertise et l’influence de la DG EAC sur les arbitrages liés à l’IA et dans l’élaboration de politiques publiques autonomes, affranchie de l’approche technocentrée de la DG Connect.
Certaines organisations n’attendent plus. La SGDL, avec le SNE et le SNAC, a engagé des actions en justice contre Meta, accusé d’avoir utilisé des œuvres – piratées en masse – sans autorisation pour entraîner ses modèles. D’autres procédures visent à bloquer des sites de diffusion illégale de livres, notamment en agissant auprès des prestataires de paiement ou des moteurs de recherche[3]. Ce volet contentieux s’accompagne d’actions de sensibilisation afin de rendre le débat plus lisible auprès du public.
En clôture de la rencontre, Frédéric Young (Scam Belgique) a rappelé que le secteur devait désormais se structurer autour d’une logique de solidarité contractuelle. Il a insisté sur la nécessité de politiques contractuelles plus solides, d’une montée en compétences des professionnel·les, et d’un engagement interprofessionnel fort : « Nous allons mener des actions judiciaires complémentaires dans les mois à venir », a-t-il affirmé, appelant à une mobilisation collective de long terme.
Ce dernier appel trouve écho dans l’ensemble des interventions : les multiples outils et services d’IA ne sont pas intrinsèquement nuisibles, mais ils sont déployés dans des conditions qui rendent l’écosystème du livre (papier comme numérique) vulnérable, menacé. Une régulation effective passera par la coordination de l’ensemble de la filière, le soutien des institutions, et des arbitrages politiques assumés.[4]
Le rôle du public, lui aussi, pourrait devenir décisif, à condition qu’on lui donne les clés de lecture pour comprendre ce qu’il lit, et comment cela a été produit. Car si la régulation prend du temps, la construction d’un nouvel imaginaire, lisible et mobilisateur peut commencer dès maintenant.
Loin d’un rejet binaire de la technologie, cette rencontre européenne a permis d’esquisser un positionnement nuancé mais déterminé, celui d’un secteur qui ne s’oppose pas à l’innovation technologique, au contraire, mais refuse que son développement se fasse au détriment des droits fondamentaux, de la diversité culturelle et des conditions de travail des créateurs et créatrices. Dans un moment de basculement, il est urgent de rappeler que la création humaine n’est pas une donnée brute : elle est un bien commun, un patrimoine vivant qui mérite d’être défendu comme tel.
[1] Mentionne, entre autres que : 73 % des Européen·nes craignent que la montée de l’IA générative n’ait une incidence sur l’emploi ou les revenus des artistes ; la culture, les valeurs et l’histoire sont les trois principaux facteurs perçus comme favorisant le plus fortement le sentiment d’appartenance à une communauté parmi les citoyens et citoyennes de l’UE ; 49 % des Européen·nes se sont engagé·es dans des activités artistiques au cours des 12 derniers mois, le public soutient le renforcement du rôle de l’UE dans la culture, etc.
[2] Le protocole TDMRep du W3C (mai 2024), développé avec le concours de la FEE-FEP, permet aux auteurs et autrices de signaler, via des métadonnées, qu’ils s’opposent à l’usage de leurs œuvres pour la fouille de textes, notamment par des IA. Voir https://www.w3.org/community/reports/tdmrep/CG-FINAL-tdmrep-20240510/
[3] C’est le cas en Belgique où, en extrême urgence, le juge a donné raison aux auteur·ices et éditeur·ices. Voir la décision intervenue après la rencontre du 2 juillet : https://www.scam.be/actualites-ressources/action-contre-sites-pirates/
[4] Remarque ultérieure à l’événement : ce mouvement de structuration s’observe ailleurs en Europe. Le Danemark s’apprête à élargir sa législation sur le droit d’auteur en accordant aux individus des droits sur leur apparence, leur voix et leurs traits faciaux, afin de lutter contre les deepfakes. Cette initiative vise à permettre aux citoyen·nes de faire retirer des contenus générés par IA non autorisés et à responsabiliser les plateformes.
Statut, contrats, prestation, attestation de travailleur·euses des arts… vous avez des questions ? Notre Service juridique a la réponse ! Venez participer à notre cycle d’Ateliers juridiques, des séances d’information collectives pour tout savoir sur des sujets cruciaux pour les auteurs et autrices.
Entre l’apparition d’une idée de projet artistique, son développement, sa production et son exploitation, plusieurs années peuvent s’écouler durant lesquels les auteurs et les autrices vont investir un temps de travail ainsi que souvent des moyens financiers et de production considérables dans certains cas sur fonds propres dans d’autres financés par des guichets de financement et un producteur.
Dans de nombreux projets ou dans les premières étapes de création, l’auteur ou l’autrice devient un réel producteur de projets.
Après une première séance détaillant les manières de valoriser au mieux les différentes tâches participant au développement et à la production de projets artistiques et d’opposer ces investissements dans les négociations avec des maisons de production, cet atelier sera consacré à des cas pratiques et permettra d’analyser des situations concrètes présentées par des participant.es.
Tanguy Roosen, directeur juridique et juriste d’entreprise de la Scam et de la SACD en Belgique.
Date : 23 septembre 2025
Heure : de 17h à 19h
Lieu : À la MEDAA ou en ligne
Ces ateliers sont adressés en priorité aux auteurs et autrices membres de la Scam. La participation est gratuite mais l’inscription est obligatoire.
Pour assister à un ou plusieurs atelier(s), merci de bien vouloir vous inscrire en remplissant le formulaire dédié ci-dessous. Votre inscription sera effective une fois le formulaire d’inscription rempli et vous serez attendu·e en ligne ou en présentiel.
Les inscriptions à cet atelier seront clôturées le jour J à 10h.
Les ateliers ont lieu à la MEDAA (rue du Prince royal 87). Si les inscriptions en présentiel dépassent la capacité maximum de la salle, vous pourrez assister à l’atelier en visioconférence.
Pour la participation en visioconférence, un lien vous sera envoyé par email au plus tard un jour avant la date de l’atelier – merci de vérifier vos spams.
A l’exception de l’atelier n°6 qui débutera à 9h00, tous les ateliers ont lieu de 17h à 19h.
Nous remercions les participant·es en présentiel de bien vouloir venir un peu à l’avance afin que les ateliers puissent commencer à l’heure. Une petite marge est acceptée, mais pour le bon déroulement des ateliers, l’accueil sera fermé dès 17h15.
Si vous souhaitez valoriser votre participation aux ateliers (notamment auprès de la commission de travailleur·euses des arts), veuillez prendre contact avec katia.devroe@scam.be en précisant à quels ateliers vous êtes inscrit·es.
Formulaire d’inscription
Nous avons le grand plaisir de vous accueillir sur le tout nouveau site web de la Scam Belgique !
Il a été repensé pour vous offrir une expérience de navigation plus fluide, intuitive et agréable : du sur-mesure pour les auteurs et autrices.
Vous trouverez ci-dessous une petite visite guidée en vidéo, venez vous l’approprier et n’hésitez pas à nous faire vos retours !
Nous tenons à remercier chaleureusement l’autrice Cécile Barraud de Lagerie qui signe nos magnifiques illustrations, ainsi que Thomas Gunzig dont vous retrouvez les slogans en page d’accueil.
Un immense merci également aux équipes d’Addviso pour le développement, de Chevalvert pour le design et de la Scam en France pour leur accompagnement précieux.
Enfin, nous remercions pour tout leur travail les partenaires avec lesquels nous avions collaboré aussi efficacement qu’agréablement pour notre précedent site : Marc Dechèvre de l’agence Woluweb, les agences Trait, GdO Creative et Face to Face design, l’illustratrice Marion Sellenet, la rédactrice Agathe Ramsamy et nos anciennes collaboratrices Anita Van Belle et Marie Depré.
Bonne nouvelle pour les auteurs et autrices sonores ! Une part des droits de copie privée sonore est désormais affectée aux podcasts natifs disponibles sur des plateformes belges (Radiola, SonaLitté,…) ! Nous vous invitons donc à déclarer vos podcasts exploités en 2023 pour toucher vos droits !
Afin de pouvoir vous verser vos droits d’auteur, nous avons besoin de connaître toutes vos œuvres exploitées. Déclarez vos podcasts natifs disponibles sur des plateformes belges (Radiola, SonaLitté,…).
Vous pouvez déclarer vos œuvres à l’aide d’un bulletin de déclaration, soit directement en ligne soit en version téléchargeable à nous renvoyer par email.
Encodez à tout moment vos œuvres à l’aide du déclaratif en ligne disponible depuis votre Espace Membre (si vous avez égaré vos identifiants, contactez notre Pôle Relations Auteurices qui vous renseignera).
Envoyez-nous votre bulletin de déclaration complété par mail à gaspard.fourmois@scam.be. Le bulletin peut être téléchargé dans la rubrique « Bulletins de déclaration » du Centre de Ressources de ce site.
Pour plus d’informations sur la déclaration de vos œuvres sonores, vous pouvez consulter cette notice explicative.
Pour toute information complémentaire concernant la déclaration sonore, vous pouvez envoyer vos questions à Gaspard Fourmois : gaspard.fourmois@scam.be
Notre Pôle Relations Auteurices est également disponible au 02 551 03 48 ou par mail à l’adresse poleauteurice@scam.be
Que 2025 soit une nouvelle année riche en projets passionnants, en accomplissements, en créativité et en succès mérités. Puissent vos œuvres continuer à nous émerveiller, à nourrir nos réflexions, à nous inspirer, à nous émouvoir et à piquer notre curiosité.
Nous vous remercions pour votre confiance et nous nous réjouissons à l’idée de partager cette nouvelle année à vos côtés, de continuer à vous soutenir, vous accompagner et de découvrir vos nouveaux projets.
Avec nos vœux les plus sincères,
L’équipe de la Scam
Un immense merci et un grand bravo à Anne Brugni pour cette magnifique illustration, qui ouvre la porte à 2025 dans la joie !
Bonne année 2025 à toutes et tous !
L’écriture et la création sont d’inestimables richesses, tant pour celles et ceux qui en sont à l’origine que pour celles et ceux qui les reçoivent.
Vos œuvres ouvrent le monde. Il en a besoin.
Que cette nouvelle année vous apporte la force, la confiance et les moyens pour poursuivre votre chemin, envers et contre tout.
La Scam est là pour vous soutenir.
Isabelle Rey
Bonne année 2025 à toutes et tous !
Les créations de nos auteurs et autrices constituent une fierté et les défendre et les promouvoir, la raison d’être de la Scam.
Nos différents répertoires « éclairent » le monde, ouvrent leurs publics à une compréhension renouvelée, originale et indispensable des enjeux personnels et collectifs, fournissent des joies formidables et des questionnement irremplaçables.
Nous accompagnons votre liberté de créer, nous soutenons votre désir d’écrire, de réaliser, de dessiner, d’illustrer… Nous cherchons et contribuons aux financements de vos activités, travaillons à construire les cadres légaux, les outils et les formations les plus adaptés à vos besoins.
Que cette nouvelle année vous apporte de magnifiques réalisations et accomplisse chacun de vos vœux.
Frédéric Young
Auteurs, autrices, durant les vacances d’hiver nos équipes prendront quelques jours de congé. Nous ferons le maximum pour assurer la continuité de nos services, mais quelques aménagements de nos horaires seront prévus durant la période des Fêtes.
Merci de bien vouloir noter que la Scam sera fermée :
La MEDAA quant à elle sera fermée du mardi 24 décembre dès 13h jusqu’au mercredi 1er janvier inclus. La MEDAA rouvrira ses portes le jeudi 2 janvier à ses horaires habituels.
Durant la durée des vacances, notre équipe sera en effectifs réduits. En cas d’urgence, merci de nous écrire à l’adresse
Nous vous souhaitons d’ores et déjà de très belles fêtes de fin d’année et avons hâte de vous retrouver à la rentrée !
L’équipe de la Scam
Poursuivant un travail entrepris l’été dernier déjà, les auteurs et autrices de vos Comités ont continué à agir pour que vos priorités puissent être prises en compte dans les déclarations de politique régionale (Région Wallonne et Région de Bruxelles-Capitale) et communautaire (Fédération Wallonie-Bruxelles).
Après ce qui aura été certainement un point culminant de la campagne dans le secteur culturel – le débat organisé à la MEDAA le 4 juin dernier (voir ici), où les candidat·es des 6 partis démocratiques avaient pu présenter leurs programmes et dialoguer avec les membres présent·es -, le travail a repris immédiatement dans les jours suivant les élections.
Ainsi, une feuille de propositions (voir ici) a été rédigée et adressée au MR et aux Engagés.
Ensuite, Céline Beigbeder (Présidente du Comité belge de la SACD) et Luc Jabon (mandaté par le Comité belge de la Scam) ont été reçus, le 26 juin dernier, en audition par les présidents des deux partis, Georges-Louis Bouchez et Maxime Prévot.
L’exercice fut bref (5 minutes) mais intense. De nombreuses autres délégations étaient invitées pour cet exercice utile et dynamique.
Ce moment aura permis de mettre à nouveau en avant les priorités des auteurs et autrices de la Scam et de la SACD, et notamment :
Les déclarations de politique régionale et de la FWB seront prochainement publiées par la nouvelle majorité, une fois les nouveaux gouvernements composés.
Au vu des programmes du MR et des Engagés, selon les contacts antérieurs, nous pouvons espérer avoir été entendu·es.
Il s’agira alors de poursuivre notre travail pour en assurer une mise en œuvre favorable aux auteurs et autrices, à l’amélioration de leur statut, à la liberté de création, à la diversité artistique et culturelle, à l’accès des publics à leurs œuvres dans le respect de leurs droits.
Suivez nos informations et nos mobilisations !
Les élections européennes approchent ! Qu’est-ce qui va se jouer pour les artistes à l’échelon européen ? Quels sont les grands défis ? Comment s’organisent les forces en présence ? Pour vous accompagner dans votre prise de décision, voici un retour sur la rencontre organisée par la Scam et la SACD à la MEDAA, avec les différentes associations européennes qui siègent ici et qui œuvrent pour les auteurs et autrices.
Cette rencontre était organisée à la Maison européenne des Auteurs et des Autrices (MEDAA), le 23 avril 2024, en partenariat avec EVA (European Visual Artists), EWC (European Writers Council), ECSA (European Composer & Songwriter Alliance), FERA (Federation of European Screen Directors) et la SAA (Society of Audiovisual Authors).
Chaque année en avril, l’UNESCO et l’OMPI célèbrent les droits des auteurs et des autrices, avec la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur (23 avril) et la Journée mondiale de la propriété intellectuelle (26 avril). Ces deux journées sont traditionnellement l’occasion d’aborder des questions essentielles pour les auteurs et les autrices, telles que leurs droits de propriété intellectuelle et leur statut socio-économique, la liberté de création et l’impact de l’intelligence artificielle générative sur leur travail.
Comme cela a été dit notamment lors de la conférence belge sur le droit d’auteur organisée en avril à Namur dans le cadre de la présidence belge du Conseil de l’Union européenne, la transformation numérique souligne la nécessité de renforcer les droits des auteurs et des autrices et d’améliorer réellement leur situation socio-économique en Europe. C’est essentiel pour promouvoir la créativité et donc la diversité culturelle qui façonne notre identité européenne.
Une fois n’est pas coutume, le traditionnel débat électoral était remplacé le 23 avril dernier par le dispositif inverse : des prises de paroles des représentant.es des associations européennes d’auteurs et d’autrices installées à la MEDAA afin d’identifier des terrains d’entente et forger des alliances pour œuvrer à un avenir meilleur pour les auteurs et les autrices. Le public – belge et européen- était composé de candidat.es de Défi, d’Écolo, des Engagé.es, du PS et du MR, ainsi que de créateurs et créatrices, de représentant.es d’organismes de gestion collective et d’organisations professionnelles et d’acteurices des secteurs culturel et créatif.
Frédéric Young, Délégué Général de le SACD et de la Scam en Belgique et directeur de la MEDAA, avant d’animer la rencontre, a tout d’abord accueilli chaleureusement la cinquantaine de personnes présentes et rappelé l’objectif de l’événement : mettre en lien des personnes qui sont passionnées par la culture, par la création et par les questions européennes.
En guise d’introduction, Paul Laurent, Conseiller du Cabinet du Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie et du Travail, est revenu sur la conférence de Namur -mentionnée plus haut- dont l’idée est apparue lors de la transposition de la directive sur le droit d’auteur, pour laquelle l’ambitieuse solution belge a été acclamée et appelée à servir d’exemple pour les états membres.
La conférence (dont on peut retrouver ici le programme, les intervenant.es et les présentations) a porté sur quatre sujets :
Finalement, ces quatre sujets peuvent être regroupés sous un seul objectif : une répartition équitable des fruits économiques de la création, même lorsque les créateurs et créatrices ne sont pas en position de force pour négocier.
Cécile Despringre, Secrétaire Générale de la SAA, a ensuite salué la transposition belge de la directive sur le droit d’auteur et appellé la prochaine législature à une plus grande harmonisation des mécanismes de rémunération pour les auteurs et autrices audiovisuels.
En ce qui concerne l’intelligence artificielle, l’adoption du règlement sur l’IA n’est qu’un début et la SAA critique la promotion par la Commission européenne de l’exception pour la fouille de texte et de données, et la considère comme une illusion et une imposture juridique qui légitime le pillage d’œuvres.
La SAA appelle le prochain Parlement européen à promouvoir un rééquilibrage des forces et une rémunération adéquate pour les auteurs et les autrices.
Carola Streul, Secrétaire Générale d’EVA, a quant à elle partagé ses réflexions sur la nécessité de donner une voix plus forte aux artistes, d’accroître leur visibilité et de proposer des solutions qui donneront aux auteurs et autrices un avenir plus radieux tout en leur permettant de continuer à créer et à rendre notre monde plus beau.
La condition socio-économique des auteurs et autrices peut également être améliorée par des initiatives proposées par le Parlement européen en vertu de l’article 25 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, qui oblige la Commission européenne à répondre aux propositions législatives. Il est donc nécessaire d’impliquer toutes les parties prenantes dans les discussions afin de s’assurer que les artistes reçoivent le soutien juridique et social dont ils ont besoin pour obtenir une rémunération équitable et un niveau de vie décent.
Pauline Durand-Vialle, Directrice Générale de la FERA, a souligné que les créateurs et créatrices veulent une liberté artistique et veulent pouvoir vivre de leur travail. Les cinéastes européens traversent une période de défis importants pour diverses raisons : d’une part, la montée de l’extrême droite et des gouvernements populistes a un impact sur les politiques culturelles et, d’autre part, l’environnement européen du divertissement est en train de changer. L’ajout d’une pincée de technologie de l’IA dans ce mélange détonnant crée une tempête.
A l’approche des élections et de la prochaine législature, la FERA s’attend à des développements significatifs dans des domaines clés tels que la directive sur le droit d’auteur, en particulier l’obligation de transparence, le principe de rémunération appropriée et proportionnée, et le mécanisme d’ajustement des contrats. L’interaction entre le droit d’auteur et la réglementation en matière d’intelligence artificielle sera essentielle.
Marc du Moulin, Secrétaire Général d’ECSA, liste trois objectifs à placer au cœur de l’agenda européen :
– Premièrement, avoir une législation claire pour protéger les œuvres musicales de leur pillage systématique, sans transparence, consentement ou rémunération par des outils d’IA générative ;
– Le second objectif est de revoir les règles du streaming musical, les seuls sites à ne pas être régulés au niveau européen en termes de rémunération des auteurs et de diversité culturelle ;
– Enfin, protéger les compositeurs, en particulier de musique à l’image, des contrats de buyout et de leur clause qui sont en réalité sous droit américain.
Grażyna Plebanek, romancière et membre d’Unia literacka, s’est exprimée au nom de EWC. Au cours de la prochaine législature, EWC entend donner la priorité à trois domaines clés :
– Premièrement, la défense des principes fondamentaux d’autorisation, de rémunération et de transparence dans le domaine du développement de l’IA. Cela nécessite de faire pression pour une législation et des réglementations éthiques et bénéfiques, en particulier dans la création de l’agence européenne de l’IA, tout en s’attaquant aux lacunes telles que l’exception TDM et en garantissant un contrôle juridique pour empêcher l’utilisation non autorisée et illégale d’œuvres protégées par le droit d’auteur par les entreprises d’IA ;
– Deuxièmement, EWC souligne que la nécessité de lutter contre le piratage sur Internet est une préoccupation centrale, avec un appel pour que chaque utilisation du travail des auteurs et autrices soit correctement rémunérée. EWC plaide également pour une limitation des exceptions sur les paiements pour l’utilisation de livres dans des contextes éducatifs et institutionnels ;
– Enfin, EWC s’intéresse aux conditions sociales et économiques des auteurs et autrices et demande la mise en place d’une structure juridique et d’un statut.
Pour conclure la rencontre, Benjamin Feyen, a présenté les étapes institutionnelles qui suivront directement les élections européennes, et les enjeux qu’elles recouvrent. Benjamin Feyen est Secrétaire Général de CCFG (), une coalition interpartisane de députés au Parlement européen, unie par la volonté d’agir pour les créateurs et les créatrices et – comme l’UE n’a pas beaucoup de compétences en matière de politique culturelle – pensée en termes de « politique pour la culture ».
Après les élections européennes qui auront lieu du 6 au 9 juin, les députés élus arriveront au Parlement dans les 2 à 3 semaines suivantes. Les premières semaines sont consacrées à l’organisation des groupes politiques et d’une question majeure : quel groupe européen les partis nationaux doivent-ils rejoindre ? Chaque groupe politique négocie les sièges au sein des commissions thématiques, ainsi que la répartition des postes clés de président.e et de vice-président.e.
Les nouveaux députés européens feront leurs premiers pas officiels le 16 juillet, date de la plénière constitutionnelle. D’ici là, il y aura un chevauchement entre les « anciens » députés et les nouveaux élus. La plénière élira son/ sa président.e, les membres du bureau et la composition des commissions. Elle approuvera (ou non) également le ou la président.e désigné.e de la Commission. Cette période entre juin et juillet peut être assez chargée : c’est néanmoins le moment propice pour les parties prenantes, les associations et fédérations professionnelles et les députés nouvellement élus d’identifier des terrains d’entente et de forger des alliances.
Rédaction : Aline Bacqué (SAA), relecture : Morgane Batoz-Herges (MEDAA)
Voir notre synthèse du débat sur la politique culturelle en vue des élections belges