Le Brussels Art Film Festival, qui met à l’honneur des documentaires sur la création artistique ayant un lien avec la Belgique, aura lieu du 10 au 15 novembre prochain à Bruxelles. En tant que partenaire du Festival, LaScam aura le plaisir d’y décerner un prix. N’hésitez pas à y faire un tour et découvrir la très belle sélection de films !

Le BAFF

Le Brussels Art Film Festival – BAFF est un festival de documentaires sur la création artistique (architecture, musique, sculpture, peinture, danse, littérature, etc.). La prochaine édition aura lieu du 10 au 15 novembre 2026 à Palace, BOZAR, Cinematek, ISELP, AB et au Pilar.

Le BAFF propose une compétition nationale de documentaires sur l’art en lien avec la Belgique, des films internationaux hors compétition, des séances jeune public, des rencontres, des séances en Flandre et en Wallonie.

Il offre aux cinéastes belges la possibilité de remporter quatre prix remis par un jury international composé de personnalités connues du monde de l’art et du cinéma.

Depuis 2022, le BAFF s’inscrit dans un nouveau réseau international, Films on Art Network qui permet de faire circuler les films belges à l’international et de donner de la visibilité à cette scène artistique particulièrement vivante et productive.

Le Prix LaScam

Lors du BAFF, quatre prix sont à remporter pour une valeur totale de 5.000 €.

Parmi ceux-ci on retrouve le prix doté par LaScam d’un montant de 1.500 €, qui récompense un film de moins de 60 minutes.

Les films sélectionnés en compétition officielle pour remporter le Prix LaScam

Bonne chance à toutes et tous !

Meet to Create

Un speed-dating artistique pour faire émerger de nouvelles collaborations

Bela, en collaboration avec le Brussels Art Film Festival (BAFF) et Mediarte organise la troisième édition de Meet to Create, un speed-dating artistique destiné à favoriser les rencontres entre artistes de différentes disciplines et professionnel·le·s du cinéma.

En pratique

  • Date : vendredi 13 novembre 2026
  • Horaire : de 14h30 à 17h30
  • Lieu : ISELP – Institut supérieur pour l’étude du langage plastique, Bruxelles

>> En savoir plus et s’y inscrire <<

Pour aller plus loin

  • En savoir plus sur le BAFF

Le festival Premières Lumières met à l’honneur les films de fin d’études réalisés par des étudiant·es d’écoles de cinéma en Belgique. À l’occasion du Mois du Doc, Premières Lumières en partenariat avec LaScam vous invitent à une soirée « Pas à pas : du TFE au premier film » qui mettra en dialogue les films Avant que les murs tombent d’Ève Duchemin et Ride du lion et pattes d’oies, de Juliette Léonard.

Du TFE au premier film

Organisé par TO Productions, maison de production spécialisée dans l’accompagnement de premiers projets, le festival Premières Lumières met à l’honneur les films de fin d’études réalisés par des étudiant·es d’écoles de cinéma en Belgique.

La séance mettra en dialogue deux films documentaires : Avant que les murs tombent, l’un des premiers films d’Ève Duchemin, autrice confirmée et lauréate du Prix Parcours de LaScam en 2025, et Ride du lion et pattes d’oies, le film de fin d’études de Juliette Léonard, qui avait bénéficié d’une bourse de LaScam.

La projection sera suivie d’une rencontre avec les deux réalisatrices, qui partageront leurs démarches et leurs expériences sur la création documentaire.

Venez découvrir leurs films, échanger avec elles et repartez avec des astuces pour vous lancer dans votre propre projet documentaire !

Les autrices

Ève Duchemin

Formée en image à l’INSAS, Ève Duchemin réalise depuis 20 ans des portraits documentaires de gens qu’elle croise sur ses routes. La caméra en bandoulière, elle arpente la Wallonie, filmant les vieux mineurs du Borinage et la disparition des usines (Mémoire d’Envol, Le Zoo, l’usine et la prison). Elle esquisse le portrait d’une jeunesse toujours plus précarisée dans les multiprimés Avant que les murs tombent (2009), et L’Âge Adulte (2012). En 2009, elle tourne un court métrage de fiction, Sac de Noeuds (prix Beaumarchais, Le Court en dit Long, Premiers Plans d’Anger), puis, ayant achevé En Bataille, portrait d’une directrice de prison (Magritte du meilleur documentaire 2017), elle se lance dans un long métrage de fiction inspirée par le milieu carcéral, Temps Mort (2023), nommé aux Magritte. Son dernier film, Petit Rempart (2025), en immersion dans un centre d’hébergement pour femmes est primé dans de nombreux festivals (Grand Prix à Filmer le Travail de Poitiers, Prix du Jury au BRIFF), il est nommé pour le Meilleur Documentaire aux René 2026.
Ève Duchemin reçoit le Prix de LaScam du parcours audiovisuel 2025 pour l’ensemble de son œuvre.

Juliette Léonard

Juliette Léonard est réalisatrice et monteuse. Après des études universitaires en France, au Canada et aux Pays-Bas, elle rejoint l’INSAS en section montage en 2019. Très portée sur le documentaire, elle expérimente plusieurs formes pour parler de sujets de société sérieux de manière nouvelle, en essayant d’utiliser l’humour pour se faire entendre.
Son film Ride du lion et pattes d’oies avait bénéficié d’une bourse de LaScam.

Pour aller plus loin

En savoir plus sur le Festival Premières Lumières

En pratique

  • La soirée aura lieu le mardi 17 novembre à 19h au cinéma Aventure
  • Billetterie à venir

La session de pitching du programme d’accompagnement Regards sur les Docs s’est tenue ce jeudi 1er octobre à la MEDAA, et à cette occasion cinq projets de films en développement ont été présentés. Le Prix LaScam doté d’un soutien de 2.500 € à l’auteur a été décerné à Erdeneduulga Okhino pour son projet Retour en Mongolie (Michigan Films). Toutes nos félicitations à Erdeneduulga à qui nous souhaitons le meilleur pour la suite !

Le projet

Je reviens en Mongolie, je reviens pour retrouver un ami d’enfance, mais ce dernier est pris dans les enjeux propres à sa vie. Quand je ne le filme pas, je retrouve ma famille et le quartier de mon enfance.

Intentions

Avec Retour en Mongolie, je mesure avec la caméra la distance nouvelle qui me sépare de mes proches car j’ai grandi en Belgique, je parle mal mongol et je n’ai plus les usages. Ainsi, en revenant en Mon-golie, en voulant retrouver un ami d’enfance, je vais à la rencontre de celui que je suis devenu, un local et un étranger.

L’auteur

Né en Mongolie, Erdeneduulga Okhinoo a grandi en Belgique. Après une licence en anthropologie il étudie la réalisation à l’ensav de Toulouse. Aujourd’hui installé dans la campagne wallonne, il travaille à la fabrication d’un premier long métrage documentaire.

Le mot du jury

« La bourse Regards sur les docs – LaScam 2026 est attribuée à Retour en Mongolie. Nous avons été touchés par la démarche de l’auteur qui, à travers des questions intimes, rejoint des interrogations plus larges de société à l’instar de la masculinité, de l’amitié et de la filiation. Retour en Mongolie porte en lui la promesse d’un film sensible qui nous permettra, comme à l’auteur, de jeter un regard sur la manière dont un contexte culturel participe à la construction de soi.»

Regards sur les Docs

Regards sur les Docs est un programme d’accompagnement à l’écriture de films documentaires initié par la structure de programmation et de médiation LPC – Festival En ville ! dès 2018 et organisé en partenariat avec LaScam Belgique.

Il propose un tutorat sur projets mené par Amir Borenstein pour 5 auteurs et autrices, une présentation publique et des rencontres individuelles autour de ces projets avec des expert-es du secteur documentaire. Il se termine par l’attribution de 2 bourses d’aide à l’écriture par un jury de professionnel·les. Au-delà de ces prix, pré-cieux, la présentation publique donne aussi l’occasion aux cinéastes sélectionné·es de vous faire connaitre leur promesse de film dès le stade de l’écriture.

Pour aller plus loin

Le Brussels International Women’s Film Festival organisé par Elles Tournent et qui met à l’honneur des films de réalisatrices du monde entier, aura lieu du 13 au 18 octobre prochain à Bruxelles. Cette année, les soirées d’ouverture et de clôture sont organisées en partenariat avec LaScam, qui a le plaisir de vous offrir quelques places pour ces deux temps forts. Profitez-en pour (re)découvrir ce festival incontournable !

Le Festival

Pour la 18ème édition, le Brussels International Women’s Film Festival, organisé par Elles Tournent revient avec une quarantaine de films longs ou courts, documentaires ou fictions à découvrir sur les écrans de Bruxelles et en décentralisation à Namur.

Le Festival vous invite à découvrir et rencontrer des réalisatrices qui résistent, inventent et proposent une autre vision du monde, de l’Europe aux Amériques en passant par l’Asie, avec un focus particulier, cette année, sur l’Amérique latine. Du Brésil à l’Italie en passant par l’Iran, l’Espagne ou la Croatie, des films turcs, marocains, américains ou tchèques, entre autres, seront projetés pour cette édition.

Le festival s’ouvrira avec Marie Madeleine de la réalisatrice haïtienne Gessica Généus. La soirée de clôture présentera en première belge Ton animal Maternel de la réalisatrice belgo-costaricaine Valentina Maurel. Deux films remarqués au dernier Festival de Cannes.

Le programme accorde également une place importante aux courts-métrages internationaux et à la compétition nationale Graines de Cinéastes, qui met en lumière les cinéastes émergentes en Belgique. Depuis plusieurs années, la section Graines de Cinéastes permet à des réalisatrices débutantes de montrer leurs films et d’échanger sur leurs travaux.

Du 19 au 21 octobre à la CINEMATEK, Traces et Horizons mettra à l’honneur trois grandes réalisatrices latino-américaines : Matilde Landeta, Suzana Amaral et María Luisa Bemberg, trois séances présentées en collaboration avec CineFiltres. Cette année, l’actrice Yves-Marina Gnahoua est la marraine de cette 18e édition (Magritte du Meilleur Second Rôle pour Augure de Baloji Tshiani/ Artistic Award 2025)

L’invitation de LaScam

Nous avons le plaisir d’inviter nos membres à assister aux soirées d’ouverture et de clôture : 10×2 places vous sont ainsi offertes pour les projetctions :

  • Marie Madeleine de la réalisatrice Gessica Généus – Le mardi 13 octobre à 19h15 à l’UGC De Brouckère
  • Ton Animal Maternel de la réalisatrice Valentina Maurel – Le dimanche 18 octobre à 19h30 à l’UGC de Brouckère

Pour en bénéficier, veuillez nous écrire à l’adresse communication@scam.be d’ici au 11 octobre. Les modalités de retrait de votre invitation vous seront précisées par mail avant la séance.

Pour aller plus loin :

. Retrouvez le programme complet du BIWFF

En partenariat avec le Bureau Europe Créative Wallonie-Bruxelles, l’agence Wallonie-Bruxelles Musiques, l’agence Wallonie-Bruxelles Design Mode, l’agence Wallonie-Bruxelles Théâtre Danse et la SACD, LaScam poursuit son focus sur la mobilité des auteurs et des autrices, particulièrement en Europe, et la manière de financer celle-ci. À l’occasion de la sortie du nouvel appel Culture Moves Europe ce jeudi 1er octobre 2026, une séance d’information est organisée le lundi 30 novembre à la MEDAA. Nous vous invitons à y participer.

Appel Culture Moves Europe : des opportunités à saisir pour les auteurs et les autrices

Pour la troisième année consécutive, une nouvelle séance d’information est organisée sur le programme Europe Créative, et plus particulièrement sur le nouvel appel Culture Moves Europe ouvert depuis le 1er octobre 2026, et qui se clôturera le 30 avril 2027.

Cet appel comporte un volet de mobilité individuelle pour les artistes et les professionnels et professionnelles de la culture souhaitant réaliser un projet avec un partenaire de leur choix dans un autre pays d’Europe Créative, pour les secteurs du spectacle vivant, des arts visuels, de la littérature, de l’architecture, du patrimoine, de la mode et du design et de la musique. C’est spécifiquement sur ce volet que la séance d’information portera.

Cette présentation sera assurée par Malgorzata Szlendak, responsable du dispositif Culture Moves Europe à la Direction générale Éducation et Culture de la Commission européenne, et Nathalie Marchal, Administration générale Culture de la Fédération Wallonie-Bruxelles – Bureau Europe Créative. Elle sera suivie de retours d’expérience d’artistes de Fédération Wallonie-Bruxelles qui ont obtenu une bourse lors des précédents appels: l’illustratrice Kat dems, pour un projet de mobilité de trois semaines à Dar Meso en Tunisie, la compositrice et créatrice sonore Charo Calvo, partie en Finlande accompagnée d’une danseuse et d’un ingénieur du son, au sein du studio de la compagnie de danse Tero Saarinen, et l’autrice et herboriste Elsa Lévy qui, dans le cadre de ses recherches d’écritures jardinières, a passé deux semaines dans un verger conservatoire en Haute-Corse. Ce moment d’échange sera animé par Morgane Batoz-Herges, du service de l’Action culturelle de la SACD.

Cette séance a un double objectif :

  1. Informer de manière large les artistes qui envisagent un projet de mobilité au sein de l’U.E.
  2. Répondre aux questions plus précises de celles et ceux qui finalisent leur dossier.

Dans les deux cas n’hésitez pas à consulter cet article qui décrypte le volet de mobilité individuelle de ce nouvel appel, et donne des conseils pour constituer son dossier.

À noter également : en cas de question ou de doute, les membres de la SACD peuvent se tourner vers Morgane Batoz-Herges pour un avis ou un conseil: morgane.batoz-herges@sacd.be

En pratique

  • Date ?  La séance aura lieu le lundi 30 novembre 2026
  • Horaire ?  De 14h30 à 16h30 (accueil-café dès 14h00)
  • Lieu ?  À la MEDAA
  • Inscription ?  Pour y assister, merci de vous inscrire auprès de Morgane Batoz-Herges, par mail à l’adresse morgane.batoz-herges@sacd.be, en indiquant si vous avez déjà un projet et votre degré de connaissance du programme Culture Moves Europe.

Retrouvez l’appel Culture Moves Europe (soutien à la mobilité individuelle) là. Et n’hésitez pas à vous abonner à l’infolettre du Bureau Europe Créative Wallonie-Bruxelles juste ici.

Chaque mois, LaScam vous invite à découvrir une nouvelle illustration signée par l’un·e de ses membres pour vous accompagner en beauté tout au long de l’année : douze créations, douze histoires et douze personnalités à rencontrer. Nous remercions chaleureusement Jérémie Royer qui embellit notre mois d’octobre avec cette illustration aux couleurs chaudes, où l’ambiance de contemplation et de solitude laisse progressivement place à la vie sauvage qui s’y révèle.

Trois questions à Jérémie Royer

Que représente votre illustration ?

Paysage de glace mais couleur chaude. Je souhaitais rendre une ambiance de contemplation avec un soupçon de solitude. mais si on observe on découvre la vie avec ce vol d’oiseaux sauvage.

Pourquoi avoir choisi d’illustrer le mois d’octobre ?

C’est le mois où ma grande sœur est née. Je lui rend hommage.

Que peut-on vous souhaiter de mieux pour cette nouvelle année ?

Que mes proches soient en bonne santé.

Jérémie Royer

Né à Paris en 1979, Jérémie Royer vit une grande partie de sa jeunesse à Nice. C’est là-bas qu’il rentre en école de graphisme publicitaire pendant deux ans. Il décide ensuite de partir pour la Belgique à l’école de bande dessinée Saint-Luc, à Bruxelles. Ses études terminées, il retourne à Paris, où il débute sa carrière dans le dessin. Il publie La traversée et Yesterday (avec David Blot au scénario) aux éditions Manolosanctis. Plus tard il décide de repartir pour Bruxelles et de créer l’atelier Mille avec ses anciens camarades de classe.

Pour encore plus de beauté…

Rendez-vous sur le site internet de l’auteur.

Le calendrier 2026 des auteurs et des autrices

Chaque année notre calendrier met en lumière 12 auteurs et autrices membres de LaScam. Auteurs et autrices, vous avez dû recevoir une version papier de notre calendrier. Si ce n’est pas le cas, écrivez-nous à l’adresse communication@scam.be et nous vous en enverrons un exemplaire avec plaisir

Un·e cinéaste qui vient présenter son film et discuter avec son public, c’est la promesse d’une belle rencontre et d’un riche débat. C’est aussi du travail, qui doit donc être rémunéré.  Pour encourager cette bonne pratique, LaScam propose quelques aides pour des auteurs et autrices qui accompagnent la diffusion de leur documentaire dans le cadre du Mois du Doc… Et elle compte sur les organisateur·ices de projection pour faire de même !

Le soutien de LaScam

Partenaire de l’opération Mois du Doc, LaScam met en lumière la nécessaire rémunération des auteurs et autrices qui accompagnent la projection de leur film. Cette pratique très courante n’est pas systématiquement rétribuée alors qu’il s’agit d’un temps de travail, qui nécessite en outre une préparation et des déplacements, souvent en soirée….

Désireuse de soutenir la présence du documentaire et des documentaristes sur le territoire et auprès des publics, mais aussi de sensibiliser et d’accompagner les opérateurs, LaScam intervient pour participer au défraiement des cinéastes qui viendront présenter une séance dans le cadre du Mois du Doc, à hauteur de 100 €.

Cette aide de 100€ par cinéaste et par séance est

  • réservée aux auteurs et autrices membres de LaScam en Belgique qui se déplaceront pour accompagner la projection de leur film
  • conditionnée au fait que la structure d’accueil n’est vraiment pas en mesure d’assumer la rémunération de l’auteur ou autrice invité·e.

Les éventuels frais de transport, d’hébergement et de repas ne sont pas concernés par ce dispositif et sont à la charge de l’organisateur.

Répartition des aides

15 aides de 100€ sont offertes, dans la limite de 2 par cinéaste, et de 2 par structure organisatrice.

Merci de bien vouloir noter qu’au cas où il y ait davantage de demandes que de bourses disponibles, la priorité sera donnée :

  • Aux structures et cinéastes n’ayant jamais bénéficié de ce soutien par le passé
  • Aux structures plus modestes

Pour cette raison, les aides seront attribuées une fois que toutes les demandes auront été reçues.

En pratique

Vous êtes documentariste et votre film sera projeté dans le cadre du Mois du Doc et la structure organisatrice n’est pas en mesure de vous rémunérer ? Vous avez programmé la projection de documentaire(s) d’un·e cinéaste belge dans le cadre du Mois du Doc 2026 et vous n’êtes pas en mesure de prendre en charge sa rémunération ?
Vous pouvez demander une aide de LaScam.

Veuillez envoyer votre demande par mail à l’adresse actionculturelle@scam.be, en précisant les informations suivantes :

  • Film(s) concerné(s) et le nom du(des) cinéaste(s) ;
  • La projection (lieu, date, public ciblé, rencontre…) ;
  • Brève présentation de la structure organisatrice ;
  • Tout autre élément que vous jugerez utile à l’appréciation de votre demande.

Vos demandes doivent parvenir d’ici au 05 octobre 2026 au plus tard. Elles seront toutes traitées après cette date.

Pour aller plus loin

Créé et organisé par le Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Le Mois du Doc vise à promouvoir le cinéma documentaire belge francophone à travers la projection de films dans divers lieux à Bruxelles et en Wallonie, du 1er au 30 novembre. Voir l’ensemble de la programation sur le site dédié.

Chaque année, LaScam offre un nombre conséquent de bourses à ses membres afin de les soutenir à toutes les étapes de la réalisation de leurs projets littéraires ou de documentaire audiovisuel, radio ou web. Pour cette session d’automne, vos demandes sont attendues d’ici au jeudi 15 octobre 2026. Bonne chance à toutes et tous !

Les bourses de LaScam

Ces aides ponctuelles concernent tous les domaines de la création couverts par LaScam :

  • documentaire audiovisuel (cinéma, télévision, animation),
  • documentaire sonore (radio, podcast),
  • documentaire web,
  • littérature (roman, poésie, BD, illustration, jeunesse, essais, enquête journalistique…)

Auteurs et autrices membres de LaScam en Belgique, ces bourses vous sont réservées, selon des critères précisés à chaque fois ; merci de bien vouloir en prendre connaissance avant de nous adresser votre demande.

Modalités de candidature

Les modalités de candidature pour chacune de ces bourses sont précisées sur les pages dédiées, accessibles grâce au lien ci-dessous.

Pour la majorité des bourses, deux échéances sont fixées chaque année : le 15 avril et le 15 octobre, et d’autres plus ponctuelles peuvent être demandées à des moments variés – tout est bien entendu précisé sur les pages dédiées.

Vos dossiers de demande de bourse doivent être introduits dans le module dédié de votre Espace membre.

Avant d’introduire une demande, veuillez consulter le règlement, où se trouvent les réponses à la majorité de vos questions !

Chaque candidat ou candidate recevra une réponse personnalisée dans un délai de 10 semaines.

Séance d’information

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur nos bourses !

Pour vous aider à mieux préparer votre candidature, nous vous proposons une séance d’information sur la plateforme Zoom le lundi 05 octobre de 12h à 13h avec Célyne Bol – Van Corven, responsable de l’Action culturelle.

Le lien de connexion vous sera envoyé automatiquement à l’adresse mail que vous aurez notée dans le formulaire d’inscription.

Info et contact

Pour toute question, n’hésitez pas à nous écrire à l’adresse actionculturelle@scam.be

Des comics découverts durant son enfance à Narbonne aux récits documentaires qui jalonnent aujourd’hui sa bibliographie, Abdel de Bruxelles a construit son parcours au gré des rencontres et des sujets qui l’interpellent. À l’occasion de la Fête de la BD (qui aura lieu à Bruxelles ces 19 et 20 septembre 2026), il revient sur son métier, son rapport au réel et la collaboration avec les scénaristes.

Chez Abdel de Bruxelles, le goût du dessin remonte à l’enfance. Né au Maroc et élevé à Narbonne, il découvre la bande dessinée vers six ou sept ans à la bibliothèque municipale, mais aussi grâce à des voisins plus âgés qui lisent les comics américains publiés en France. Strange, Spider-Man, Nova ou Titan nourrissent son imaginaire, tout comme Goldorak, dont il reproduit les personnages avec ses camarades. Très tôt, il se rêve dessinateur, tout en considérant ce métier comme inaccessible. « Je n’ai pas grandi dans un milieu où on lisait beaucoup, où la bande dessinée était très présente. » Un enseignant va changer la donne : repérant son goût pour le dessin, il lui demande d’illustrer certains textes utilisés pour ses cours et l’encourage à poursuivre des études artistiques. Après les arts plastiques au lycée et une année d’histoire de l’art à Toulouse, Abdel prend la direction de Bruxelles pour se former et tenter de faire du dessin son métier.

Plus de trente ans plus tard, la capitale belge est devenue une composante de son identité, jusque dans son nom d’auteur. Illustration, communication, fiction ou documentaire : son parcours s’est construit au gré des rencontres davantage que selon un plan de carrière. « C’est à travers le dessin et la bande dessinée que j’ai créé du sens. » Le médium lui offre surtout la possibilité de naviguer entre deux aspirations : s’évader du quotidien par la fiction et questionner le monde par des sujets relevant des sciences humaines, de la politique, du social ou de la philosophie.

Cette seconde dimension occupe une place importante dans sa bibliographie. Abdel de Bruxelles a notamment dessiné Le Conflit israélo-palestinien : deux peuples condamnés à cohabiter avec Vladimir Grigorieff pour La Petite Bédéthèque des Savoirs, collaboré à La Revue dessinée, puis travaillé avec Fabien Grolleau sur Tanger sous la pluie et avec Vincent Cuvellier sur L’Abbé Pierre, une vie pour les autres. Autant de projets qu’il envisage aussi comme des occasions d’apprendre : « Ce sont des projets d’abord d’auto-pédagogie. »

Tanger sous la pluie illustre particulièrement sa manière de faire dialoguer réel et imaginaire. Abdel souhaitait dessiner le Maroc de ses souvenirs d’enfance. Les séjours d’Henri Matisse à Tanger en 1912 et 1913 offrent à Fabien Grolleau et lui le point de départ du récit. Mais leur attention se porte progressivement sur Zohra, modèle du peintre dont les archives ont conservé très peu d’informations. Ce vide documentaire ouvre un espace à la fiction. « Finalement, ce livre, c’est un peu le prétexte à essayer de recomposer, de reconstruire la vie de Zohra, plus que la vie de Matisse. » Les faits historiques deviennent ainsi des points d’ancrage à partir desquels les auteurs peuvent imaginer une trajectoire et déplacer le regard vers une figure restée dans l’ombre du peintre.

Pour Abdel, dessiner le réel ne signifie donc pas simplement le reproduire. Sa méthode commence par les images et les références que lui évoque un texte. Il procède ensuite « en arborescence », approfondit certaines pistes par la documentation, puis resserre progressivement son découpage jusqu’à trouver le rythme recherché. Dans un projet documentaire, le cadre est naturellement plus contraint : « Ma part de dessinateur va plus s’articuler autour de petites trouvailles graphiques pour faire passer une idée, pour faire passer une information. »

La collaboration avec le scénariste demeure néanmoins un dialogue. Avec Fabien Grolleau, auteur lui-même dessinateur, Abdel peut réinterpréter les découpages qui lui sont proposés, agrandir une case, modifier une séquence ou supprimer un dialogue lorsque l’image suffit. « On a tous, en tant qu’humains, un rythme qui nous est propre. […] Et c’est pareil quand on raconte une histoire. » Une collaboration réussie repose selon lui sur la confiance, le respect et la capacité à « mettre l’ego au placard ».

C’est précisément un nouveau travail collectif qui le ramène aujourd’hui au cœur de Bruxelles. Camille Blin, fondatrice d’Une Agence à Soi, lui propose de participer à la grande fresque conçue pour la Fête de la BD à partir d’un scénario de Marc Dubuisson. Plusieurs artistes se partagent les cases du récit, avec pour consigne de faire reconnaître Bruxelles tout en nourrissant librement les images qui leur sont attribuées.

Abdel en reçoit deux. Installé dans la capitale depuis trois décennies, il choisit d’y représenter sa Bruxelles : celle de la vie dans la rue, des passants, des terrasses, des parcs, des gens qui mangent ou discutent dehors dès qu’un rayon de soleil apparaît — sans oublier quelques chiens, autre passion personnelle. « Le but de notre mission était de nourrir l’image de notre perception, de ce qu’on voit dans Bruxelles, en tout cas des choses qui nous touchaient personnellement. » Une manière, pour celui qui a fait de la ville son nom d’auteur, d’inscrire à son tour son regard dans le paysage bruxellois.

Propos recueillis Par Christian Missia Dio

La fresque de la Fête de la BD

Durant le week-end de la Fête de la BD, une planche de bande dessinée monumentale prendra place devant la Bourse : une fresque de 600 m² (30 x 20 m) imaginée collectivement par 7 auteurs et autrices belges aux profils et univers différents : Marc Dubuisson, Lison Ferné, Wauter Mannaert, Émilie Plateau, Benoît Ers, Alix Garin et Abdel de Bruxelles. Composée de 10 cases et d’un élément narratif central, cette oeuvre collective se veut à l’image de Bruxelles et de ses multiples identités, langues et communautés.

Pour la découvrir, rendez-vous ce samedi 19 septembre à 13h30 devant la Bourse en présence des auteurices !

Pour aller plus loin

L’asbl Babelfish et le Nova, en partenariat avec LaScam organisent des séances d’écoute au cinéma Nova, afin de faire (re)découvrir des écritures radio singulières, des auteurices qui ont marqué·es l’histoire de la radio, notamment avant les années 2000 et l’essor du podcast, soit tout un pan de l’histoire de la radio qui tend à être oublié.

Le projet

Ces séances ont pour but de mettre en valeur les patrimoine et matrimoine et d’affûter l’écoute et la culture radiophonique, en faisant vivre une mémoire de la radio, des écritures, des savoir-faire et des parcours. Cela permettra notamment aux étudiants de se créer une culture générale plus large en découvrant ces œuvres rares voire quasiment introuvables d’avant le numérique.

Des séances d’écoute organisées par l’ASBL Babelfish, le Cinéma Nova, en partenariat avec l’ACSR et LaScam.

 

Rouge, de René Jentet

Un souffle lent, mécanique, régulier : dans un hôpital, on réanime un mourant. Un mort sur une barque passe dans l’au-delà. Des enfants et un homme jouent avec un revolver. Un coup de feu. Les enfants l’ont tué. C’est Rouge, produit par l’Atelier de création radiophonique d’Alain Trutat : probablement le chef-d’œuvre de René Jentet. C’est sur la mort ? Non, reprend-il, c’est une interrogation sonore sur les rites de passage.

Les rites s’entrelacent : l’hôpital, la barque égyptienne, le Kaddish juif, des réseaux d’alerte, des rythmes de prière, des respirations, des cris, des angoisses, des silences. Le Kaddish a été enregistré dans une gare en grève, la prière dans le métro en guise de cathédrale.

Les langages se superposent et les espaces se multiplient. « Tout lieu est rituel dès que je le décide. » Jentet traite le son comme le langage, c’est-à-dire comme un ensemble de codes structurés. C’est ce qu’il appelle « faire des poèmes ».

À propos de Babelfish

Babelfish est une association belge créée en 2016, dédiée à la production, la réalisation et l’édition de projets radiophoniques, ainsi qu’à la transmission d’une culture de la radio. Elle porte cette envie de partage d’écoutes de pièces « historiques » ou qui ont marqué l’écriture de l’art radio et organise régulièrement des masterclass. Par ailleurs plusieurs membres du collectif enseignent l’art radio dans les écoles d’art bruxelloises.

Les membres actuels de Babelfish asbl sont Hélène Bensoussan, Aurélie Brousse, Jeanne Debarsy, Maël G. Lagadec, Aurélien Lebourg, Guillaume Lelièvre, Anne Lepère, Dimitri Merchie, Christophe Rault, Flora Six, Camille Valençon, Ecaterina Vidick et Delphine Wil.

Babelfish asbl

Plus d’informations

. La séance aura lieu le dimanche 27 septembre, à 18h.

. Au Cinéma Nova – 3 rue d’Arenberg 1000 Bruxelles.

. La séance est gratuite !