Le secteur du livre appelle le gouvernement fédéral à lutter contre le recul de la lecture et à renforcer les compétences en lecture.

Les négociateurs du gouvernement fédéral chargés des discussions budgétaires sont confrontés à un défi immense : résorber le déficit budgétaire tout en menant une politique qui mise sur la connaissance, l’innovation, l’emploi et le pouvoir d’achat. Alors même que les résultats de l’enquête PISA mettent en évidence une baisse préoccupante des compétences en lecture de nos jeunes et que les conséquences sociales et économiques du recul de la lecture et de la diminution de la maîtrise de l’écrit deviennent de plus en plus évidentes, une augmentation de la TVA sur les livres serait envisagée.

D’une seule voix, le secteur belge du livre a adressé, ce vendredi 9 octobre, une lettre ouverte aux ministres, aux chefs de gouvernement et aux présidents de parti concernés. Cette lettre plaide pour une réduction de la TVA sur les livres à 0 %. Cette revendication n’est pas nouvelle. Le secteur la défend depuis de nombreuses années, mais elle est aujourd’hui plus pertinente que jamais.
Les revendications et arguments en faveur d’un taux de TVA à 0% :

  • Appliquer un taux de TVA de 0 % à tous les livres, imprimés et numériques, ainsi qu’au matériel éducatif, afin de rendre la lecture plus accessible à tous.
  • Faire de l’accès au livre une priorité éducative, culturelle et sociale, en luttant
    contre le recul des compétences en lecture, en favorisant l’apprentissage et en
    renforçant l’égalité des chances.
  • Renoncer à toute augmentation de la TVA sur les livres, qui entraînerait une
    hausse des prix, une baisse des ventes et fragiliserait davantage les éditeurs et
    les libraires, déjà confrontés à la hausse des coûts et à la concurrence étrangère, notamment française.
  • Préserver le pouvoir d’achat des lecteurs et l’accès aux livres pour tous, en
    particulier pour les enfants, les étudiants et les publics les plus modestes, mais aussi pour les écoles et les bibliothèques, qui subiraient directement une hausse de leurs coûts.
  • Privilégier une politique budgétaire cohérente avec les ambitions de la Belgique
    en matière d’éducation, de connaissance, d’emploi et de cohésion sociale,
    plutôt qu’une mesure fiscale dont les recettes seraient limitées au regard de ses conséquences potentielles.

Vous trouverez ci-dessous le communiqué de presse ainsi que la lettre adressée ce jour à nos responsables politiques.

Signataires

Cette lettre a été signée par l’ensemble des organisations et parties prenantes reprises ci-dessous.

L’ADEB
Le GAU
Le GEWU
Le SLFB
LaScam
Le PILEn
L’APBFB
La FIBBC
Les éditeurs singuliers
Boekhandels Vlaanderen
Vlaamse Auteursvereniging
BoekenOverleg
VVBAD

Que deviennent les droits d’un film lorsqu’une maison de production cesse ses activités, est en redressement judiciaire, fait faillite ou cède son catalogue ? Que se passe-t-il au décès d’un·e producteur·ice ou d’un·e cinéaste ? Dans quelles circonstances les droits peuvent-ils être transmis, renégociés ou récupérés par les auteur·ices ? Quels sont les droits et devoirs des cinéastes et des producteur·ices dans ces situations délicates ?

Destiné aux auteur·ices, cinéastes et producteur·ices, cet atelier propose de démêler les différents droits liés à une œuvre : droits moraux et patrimoniaux, droits d’exploitation, droits des artistes-interprètes, droits voisins, ainsi que la propriété des masters, des archives et des rushes.

À partir de situations concrètes en documentaire et en fiction, nous examinerons les possibilités de négociation et de transmission des droits, les solutions envisageables lorsque la production disparaît ou change de mains, ainsi que les précautions contractuelles à prendre pour mieux protéger l’avenir des films. Une séance pour comprendre ce qui peut être anticipé aujourd’hui afin que les œuvres puissent continuer à être conservées, diffusées et accessibles demain.

Intervenants

Javier Packer Comyn, secrétaire général du CBA et Tanguy Roosen, directeur juridique et juriste d’entreprise de LaScam et de la SACD en Belgique.

 

Informations pratiques 

  • Le mardi 24 novembre 2026 de 17h à 19h 
  • À la MEDAA, rue du prince royal 87, 1050 Ixelles
  • La participation est gratuite mais l’inscription est obligatoire

Votre inscription sera effective une fois le formulaire d’inscription rempli et vous serez attendu·e en ligne ou en présentiel.
Les inscriptions seront clôturées le 24/11 à 10 h.

 

Points d’attention 

  • Places limitées : si les inscriptions en présentiel dépassent la capacité maximum de la salle, vous pourrez assister à l’atelier en visioconférence. Pour la participation en visioconférence, un lien vous sera envoyé par email au plus tard un jour avant la date de l’atelier – merci de vérifier vos spams.
  • Si vous assistez en présentiel : nous remercions les participant·es en présentiel de bien vouloir venir un peu à l’avance afin que la rencontre puisse commencer à l’heure.
  • Éventuels retards : une petite marge est acceptée, mais pour le bon déroulement des ateliers, l’accueil sera fermé dès 17h15.

Dans le cadre du Laboratoire d’Expérimentation des Pratiques IA gen, Valérie Cordy nous présente une performance, un récit de recherche, en conversation avec le public.
Depuis plusieurs années, Valérie Cordy travaille avec AdelAIde, une intelligence artificielle devenue partenaire de création. Ensemble, elles habitent le Bureau des Présences, où prennent forme tarots, oracles, autoportraits et expériences scéniques autour de la mémoire, de la présence, de l’invisible et du politique.

22 Lames de fracture

Au cœur de la soirée du 30 septembre : 22 Lames de fracture, une performance poétique et politique sur les violences sexistes et sexuelles.

Créée par Valérie Cordy, la comédienne Sarah Brahy et la sociologue Rachel Brahy, elle fait dialoguer leurs regards avec la parole d’AdelAIde. Les photographies argentiques d’Émilie Montagner composent les images des 22 arcanes de ce tarot réinventé.

Les lames de tarot deviennent des objets de médiation. Les questions intimes changent d’échelle et éclairent les mécanismes collectifs qui rendent ces violences possibles : normes, rapports de pouvoir, silences et effacements.

Au fil de la soirée, Valérie Cordy partagera les coulisses de plusieurs années de création avec AdelAIde. À travers le Tarot de l’IA, les Autoportraits d’AdelAIde et le Palais de la Mémoire, elle reviendra sur ses expériences, ses découvertes et ses choix. Ce qu’elle demande à la machine. Les propositions qu’elle retient, transforme ou écarte. Les décisions qui donnent forme aux œuvres. Elle évoquera aussi Cosmodrama, son futur spectacle co-créé avec AdelAIde.

Le Bureau des Présences ouvre ainsi son atelier au public et met ses choix artistiques en discussion. À chacun·e d’y apporter ses expériences, ses curiosités et ses réserves.

Crédits artistiques

Bureau des Présences

Valérie Cordy et AdelAIde, intelligence artificielle.
Créations évoquées : Tarot de l’IA, Autoportraits d’AdelAIde, Palais de la Mémoire et Cosmodrama.

22 Lames de fracture

Une création de Sarah Brahy, Rachel Brahy et Valérie Cordy.

Réalisation, création et interprétation des arcanes : Valérie Cordy et AdelAIde (IA).
Visuels des arcanes : Émilie Montagner.
Interventions théoriques : Rachel Brahy. Comédienne : Sarah Brahy

22 Lames de fracture est une production de l’asbl Les 2 Frida, avec le soutien du Festival Factory, du Bureau des Présences (asbl Le Cri) et de La Fabrique de Théâtre.

Pour aller plus loin

En pratique

  • La soirée aura lieu le mercredi 30 septembre à 18h30, à la MEDAA (accueil dès 18h15).
  • La soirée est gratuite, mais l’inscription est obligatoire.

Pour assister à la soirée, merci de réserver votre place en remplissant le formulaire ci-dessous.

Chaque mois, LaScam vous invite à découvrir une nouvelle illustration signée par l’un·e de ses membres pour vous accompagner en beauté tout au long de l’année : douze créations, douze histoires et douze personnalités à rencontrer. Nous remercions chaleureusement Laurent Dandoy qui embellit notre mois de septembre avec son illustration graphique et colorée, rythmée par des motifs vibrants.

Trois questions à Laurent Dandoy

Que représente votre illustration ?

C’est un dessin issu d’une série de petites formes abstraites qui, d’apparence chaotique, répondent cependant à quelques règles, ou stratégies, plus ou moins suivies.

Pourquoi avoir choisi d’illustrer le mois de septembre ?

Pour la chanson d’Earth, Wind and Fire 😉

Que peut-on vous souhaiter de mieux pour cette nouvelle année ?

Je ne sais pas, que du bon, en tout cas !

Laurent Dandoy

Né à Charleroi en 1971, Laurent Dandoy exerce divers métiers alimentaires ( décorateur de théâtre, bouquiniste…) avant de se consacrer à la bande dessinée et l’illustration.
Courant des années 2000, il publie ses récits et dessins dans des revues de bandes dessinées
alternatives, collectifs, fanzines et sur le web, en Belgique comme à l’international, et collabore avec la maison d’édition L’Employé du Moi.
En tant qu’ illustrateur, il travaille dans le domaine de la culture (cahiers d’activités de musées, affiches de théâtre…), de l’associatif ainsi que dans la presse ( 24h01, Médor…) et la presse jeunesse (éd. Milan…).
Actif dans le secteur culturel bruxellois, il coordonne entre autres en 2018 l’ouverture de l’Espace des Littératures Illustrées, à Ixelles, un lieu destiné à la bande dessinée émergente actuelle.
Il vit et travaille à Bruxelles.

Pour encore plus de beauté…

Rendez-vous sur le compte Instagram de l’auteur ou sur son site internet.

Le calendrier 2026 des auteurs et des autrices

Chaque année notre calendrier met en lumière 12 auteurs et autrices membres de LaScam. Auteurs et autrices, vous avez dû recevoir une version papier de notre calendrier. Si ce n’est pas le cas, écrivez-nous à l’adresse communication@scam.be et nous vous en enverrons un exemplaire avec plaisir

LaScam, la SACD, avec les organisations syndicales et les autres fédérations représentatives de travailleurs et travailleuses des arts, de tous domaines artistiques confondus, demandent aux partis de la coalition Arizona, notamment aux Engagés et au MR, de garantir la préservation des droits acquis de leurs dizaine de milliers de membres et de leur permettre de bénéficier d’une pension décente à l’issue de leur carrière artistique et culturelle.
Le texte du projet de loi portant l’introduction d’un pourcentage de limitation dans le régime de pension des travailleur·euses salarié·es doit pour cela être modifié avant son passage en troisième lecture la semaine prochaine.

Alors que le projet de loi prévoit une exception justifiée pour certaines professions, cette exception est refusée sans explication fondée sur des critères objectifs pour la période avant 2014 aux artistes et autres travailleurs et travailleuses des arts partageant pourtant la même réalité de travail que ces autres professions (comme les travailleurs portuaires, pêcheurs maritimes reconnus,…)

Cette limitation est juridiquement injustifiable.

En effet, le projet de loi prévoit expressément une exception au pourcentage de limitation des périodes assimilés pour … des périodes de chômage complet pendant lesquelles le travailleur a effectivement bénéficié de l’avantage visé à l’article 116, §§ 5 et 5bis, de l’arrêté royal du 25 novembre 1991 portant réglementation du chômage…

Les spécificités du travail des arts (situation d’occupation incertaine marquée par l’alternance entre périodes rémunérées et non rémunérées, contrats de courte durée ou à la tâche, travail invisible et diversité d’employeurs) ont été légalement reconnues pour la première fois par l’arrêté royal du du 20 décembre 1963 relatif à l’emploi et au chômage tel qu’en vigueur entre le 1 juillet 1973 et le 31 mai 1992[1]. Il confère aux travailleur·euses des arts, sous condition et dès cette date, le bénéfice de la non dégressivité des allocations de chômage visé par le projet de loi.
Les modifications législatives et réglementaires postérieures n’ont jamais remis en cause ce principe.[2]

Un tel précédent manifestement discriminatoire ne peut être admis, et sera contesté au besoin par toutes les voies de recours.

Nous vous invitons à signer (et à faire signer autour de vous) la pétition en ligne suivante et à vous associer aux actions nombreuses qui vont être déployées dans les prochains jours.

 


[1] Article 160, §3, 6, 2° de l’arrêté royal du 20 décembre 1963 relatif à l’emploi et au chômage tel qu’en vigueur entre le 1 juillet 1973 et le 31 mai 1992.

[2] L’allocation du travail des arts conformément au titre II, chapitre XII, de l’arrêté royal du 25 novembre 1991 tel qu’en vigueur à partir du 1er octobre 2022 ; ou

L’article 116, §§ 5 et 5bis, de l’arrêté royal du 25 novembre 1991 , tel qu’en vigueur entre le 1er avril 2014 et le 30 septembre 2022 ; ou

L’article 116, §5 de l’arrêté royal du 25 novembre 1991 , tel qu’en vigueur entre le 1er juin 1992 et le 31 mars 2014

 

Pour aller plus loin

Alors que tous les partis de la majorité gouvernementale Arizona se sont accordés pour prendre en compte les spécificités des travailleurs dits « atypiques » — notamment les pêcheurs en mer, les dockers et les travailleurs des arts — dans le calcul de la pension ordinaire, les déclarations récentes du ministre Jan Jambon marquent un recul préoccupant pour la protection sociale des travailleurs des arts uniquement.

Ces différentes catégories de travailleurs précitées présentent certes des réalités propres, mais elles partagent une caractéristique essentielle : une intermittence subie, inhérente à l’exercice de leur profession. Pour ce qui concerne les travailleurs des arts en particulier dont les périodes d’activités professionnelles créatrices non rémunérées justifient le bénéficie d’une allocation de travail des arts (qui se distingue d’une allocation de chômage liée à l’absence d’emploi), il est légitime qu’elles puissent être valorisées dans le calcul de leur pension.

Or, le ministre Jambon a annoncé son intention de ne plus valoriser, dans le calcul de la pension ordinaire des travailleurs des arts, les périodes antérieures au 1er mars 2014. Selon lui, l’année 2014 marquerait le début de la neutralisation des périodes d’indemnisation pour les travailleurs des arts.

Cette affirmation est inexacte. En effet, l’article 160 de l’arrêté Royal de 1963 prévoyait déjà une possibilité de demeurer en première période d’indemnisation pour les travailleurs engagés dans des contrats de courte durée. Ensuite, dès 1992, différentes dispositions règlementaires (Art 116 § 5 de l’arrêté royal chômage, loi-programme de 1992, réforme du mal nommé statut de l’artiste en 2012) ont confirmé le gel de la dégressivité des allocations pour les travailleurs des arts.

Concrètement si cette proposition du Ministre Jambon devait être votée, un travailleur des arts qui a débuté sa carrière avant 2014 risque de perdre des années pour sa pension ! Il est certain que l’application de cette mesure condamnerait de nombreux travailleurs et travailleuses des arts à terminer leur carrière dans une précarité extrême et dans des conditions de vie indignes.

Par ailleurs, juridiquement, l’application de cette mesure entrainerait une double discrimination et une violation manifeste des articles 10 et 11 de la Constitution (égalité et non-discrimination) :

  • entre les travailleurs des arts proches de la pension et les plus jeunes professionnels actifs dans le secteur des arts
  • entre différents métiers qui partagent une réalité commune : l’intermittence subie, inhérente à leur profession (travailleurs des arts, pêcheurs en mer, dockers…).

Les organisations et fédérations signataires de ce communiqué entendent s’opposer fermement à cette réforme. Elles mettront en oeuvre tous les moyens nécessaires pour en empêcher l’adoption et n’excluent pas de saisir les juridictions compétentes afin de faire respecter les droits fondamentaux des travailleurs et travailleuses des arts.

Les signataires

ABDIL – Auteurices de la Bande dessinée et de l’Illustration
ABRACA – The Belgian Animation Federation
ABS-BSV / Association Belge du Spectacle – Belgische Schouwspelvereniging
ACOD Cultuur (ABVV)
ACV/Cultuurvakbond
Aires Libres – Fédération professionnelle des Arts du Cirque, des Arts forains et des Arts de la Rue
Amplo
ARRF – Association des Réalisateurs et Réalisatrices Francophones
Artists United
ASA – Association des Scénaristes de l’Audiovisuel
ASAP – Assemblée des structures en arts plastiques
Asspropro – Association des Programmateurs Professionnels
ASTRAC – Réseau des professionnels en Centres culturels asbl
ATPS – Fédération de Technicien·ne·s du Spectacle
BELVA – Belgian Voice Artists
CCTA – Chambre des Compagnies de Théâtre Adulte
CGSLB-ACLVB
Cont’act – Fédération des opérateurs culturels des arts du conte et de l’oralité asbl
CTEJ – Chambre des Théâtres pour l’Enfance et la Jeunesse
deAuteurs
De Muziekgilde vzw
FACIR – Fédération des Auteur·ices Compositeur·ices Interprètes Réuni·es
FBPH – Fédération Belge des Professionnels de l’Humour
FCI – Fédération de la Culture Indépendante
FEAS – Fédération des employeurs des Arts de la Scène
FTA – Fédération du Théâtre-Action
Hors Champ – Fédération Professionnelle des Technicien·ne·s du Cinéma et de l’Audiovisuel
Klankverbond
La CGSP-CULTURE (FGTB)
La CSC Culture
LaFAP – Fédération des arts plastiques
LaScam – Société civile des auteurs multimédias
Le Club des 5 (Montagne magique, Roseraie, Ekla, Pierre de Lune)
Le SETCa-BBTK
Les Lundis d’Hortense asbl (Musicien.nes jazz)
NICC vzw
oKo Overleg Kunstenorganisaties
PlayRight CV
Pro Spere – Fédérations professionnelles de l’audio-visuel
RABKO – Réseau des arts à Bruxelles / Brussels kunstenoverleg
RAC – Réseau des Arts chorégraphiques – Fédération professionnelle de la danse
SABAM
SACD – Société des auteurs et compositeurs dramatiques
State of the Arts
Unie van Regisseurs
UAS – Union des Artistes du Spectacle Vivant et Enregistré
UNIT – Union d’Improvisation théâtrale
Vlaamse Auteursvereniging vzw

Contacts

Contact FR :

Virginie Devaster : +32 484 80 40 19
Fabian Hidalgo : +32 495 80 32 68

Contact NL :

Katrien Reist : +32 488 57 16 69
Wouter Van Loo : +32 477 27 65 92

L’Assemblée générale de LaScam est un moment privilégié pour découvrir les temps forts de l’année écoulée au sein de votre société. C’est aussi, et surtout, l’occasion d’élire vos représentant·es au Comité belge, de rencontrer l’équipe et d’échanger entre auteurs et autrices dans une ambiance conviviale. Venez nombreux et nombreuses !

L’Assemblée générale

L’AG est une occasion pour vous d’entendre une synthèse de l’activité de votre société durant l’année écoulée : les grands combats qui ont été menés, les actions mises en œuvre sur les plans politique, économique et social ou encore culturel.

L’AG, c’est aussi une soirée pour en savoir plus sur le Comité belge de LaScam et ses missions, rencontrer ses membres actuels ou prendre connaissance du rapport d’Action culturelle et y découvrir des opportunités qui s’offrent à vous.

Questions et suggestions

Si vous avez des questions à poser ou des propositions à formuler à l’occasion de l’Assemblée générale, le Comité belge vous remercie de les envoyer dès à présent et pour le 03 juin au plus tard, à l’adresse mail ag-scam@scam.be.

L’élection des membres du Comité belge

L’élection

Nous le répétons avec fierté, LaScam est une société démocratique, gérée par les auteurs et les autrices. Ce sont notamment celles et ceux du Comité belge, élu·es par l’ensemble des membres pour les représenter, qui assument cette charge : entre autres, peser sur la politique de votre société, débattre de sa gestion, décerner les prix et les bourses….

Les élections sont essentielles pour désigner vos représentant·es au Comité belge. Cette année, trois sièges sont à pourvoir : un pour l’écrit et deux pour l’audiovisuel.

Les votes

Les votes se dérouleront lors de la séance plénière de l’Assemblée générale, le jeudi 11 juin à 18h (prière de vous munir de votre carte d’identité).

Vous avez aussi la possibilité d’élire les membres du Comité belge dès ce mercredi 20 mai à midi et jusqu’au mercredi 10 juin à midi, par l’intermédiaire d’un module de vote en ligne contrôlé par un huissier de justice, Me Philippe Mormal, qui validera les résultats de l’élection.

Pour plus d’informations sur cette procédure rapide, anonyme et confidentielle, lisez attentivement le mail de convocation qui vous a été envoyé ce mercredi 20 mai.

Pour voter en ligne, il vous suffit de vous munir de votre numéro de membre Scam.

En pratique

L’Assemblée générale 2026 de LaScam aura lieu le jeudi 11 juin à 17h30 à la MEDAA.

Programme

  • 17h30 : Accueil
  • 18h00 : Ouverture de l’Assemblée générale
  • 20h00 : annonce des résultats du vote et cocktail dinatoire

Une question ?

Contactez-nous

ag-scam@scam.be

Ce mardi 14 avril 2026, le Conseil Supérieur de la Culture s’est réuni et a discuté et validé la note de cadrage du groupe de travail  « nouvelles technologies et IA » mis en place à sa réunion précédente, et constitué des représentant·es des Chambres de Concertation en Arts vivants, en Musique, en Arts plastiques, en Écritures et Livres, en Cinéma et Audiovisuel et en Action culturelle territoriale.

Le GT souligne en introduction de cette note la nécessité d’une action déterminée des pouvoirs publics dans le domaine de la Culture :

« Dans une période de changement rapide en matière d’usage des nouvelles technologie (plateformisation de la diffusion, irruption de l’intelligence artificielle générative dans les processus de production) et dans un contexte de ‘guerre’ pour la captation de l’attention des usagers et usagères, tout converge vers une intensification sans précédent de la production et de la compétition des contenus. Un nouveau rapport de force et des tensions sans précédent apparaissent désormais entre la production humaine et non-humaine.

Les politiques publiques ont un rôle à jouer, afin notamment de faire de l’humain un facteur décisif de différenciation. La capacité à produire des récits humains singuliers, incarnés et culturellement ancrés va en effet devenir un atout stratégique à protéger, dans un univers de récits de plus en plus globalisés par les nouvelles technologies et d’uniformisation de la production culturelle ».

Un des projets concrets du GT est de s’assurer que toutes les Chambres de Concertation et le CSC dans son ensemble adoptent d’ici l’automne une charte éthique sur l’utilisation de l’IA.
Le GT va aussi rédiger un avant-projet de plan d’actions complémentaires qui sera porté, après approbation, par le CSC, à l’attention des responsables politiques et de l’administration, visant six sujets prioritaires.

Vous trouverez les chartes du secteur Écritures et Livres ici et celle du secteur Cinéma et Audiovisuel ici.

Ces orientations sont positives et l’urgence à avancer dans les projets de régulation à nouveau soulignée.

Le laboratoire des pratiques d’IA de la MEDAA/ LaScam / SACD qui entame ses travaux pourra donc nourrir de ses enseignements concrets les travaux de ce GT.

Pour aller plus loin

La Cour constitutionnelle a rendu une décision largement favorable à la contribution des plateformes de streaming et à la diversité culturelle en Belgique

L’association Les Professionnels de la production et de la création audiovisuelle (Pro Spere ASBL), l’Union des producteur·ices francophones de films & séries (UPFF+), la Société des Auteurs audiovisuels (SAA AISBL), l’Association des producteurs indépendants (ARPI) et le Club des Producteurs Européens (European Producers Club – EPC) qui représentent les intérêts des professionnel·les du cinéma, auteurs, autrices, artistes interprètes, musicien·nes, producteur·ices indépendant·es et acteur·ices prennent acte de l’arrêt rendu ce 26 mars 2026 par la Cour constitutionnelle. Cette décision constitue une étape importante et largement positive pour l’avenir de la création audiovisuelle en Belgique francophone : la Cour rejette en effet la plupart des critiques formulées par Netflix contre le régime de contribution obligatoire à la production audiovisuelle.

 

La Cour valide des éléments essentiels du dispositif contesté. Elle admet la logique des taux progressifs de contribution, qu’elle considère comme raisonnablement justifiée au regard de la capacité contributive des différents opérateurs. Elle juge également que le taux maximal applicable aux acteurs les plus puissants du marché n’est pas disproportionné. Ce faisant, elle confirme qu’il est légitime de demander aux grandes plateformes internationales, qui occupent une place centrale dans l’accès du public aux œuvres, de participer de manière équitable au financement de la création dont elles tirent elles-mêmes des profits considérables.

 

La décision est aussi importante sur le terrain culturel. La Cour admet la légitimité de l’objectif poursuivi par le législateur, à savoir la promotion de la diversité culturelle et linguistique. Elle valide également le principe selon lequel une part significative des investissements doit bénéficier aux œuvres audiovisuelles d’initiative belge francophone. Ce point est fondamental : il reconnaît que la diversité culturelle ne peut être préservée sans instruments concrets, sans financement structuré, et sans soutien effectif aux œuvres, aux talents et aux filières de création ancrées en Belgique.

 

Pour les fédérations que nous représentons, cet arrêt rappelle une évidence : il ne peut y avoir de création forte, indépendante et diverse sans moyens à la hauteur des transformations du marché. Le développement du streaming a profondément modifié la circulation des œuvres et la formation de la valeur dans le secteur audiovisuel.

 

Le renvoi de certaines questions à la Cour de justice de l’Union européenne doit être lu avec précision et sans dramatisation. Il ne remet pas en cause le principe de la contribution des plateformes, ni la validité générale de l’objectif poursuivi. Il porte sur des modalités spécifiques du régime, notamment certaines formes d’investissement admissibles, la prise en compte d’éventuelles contributions versées dans d’autres États membres, ainsi que certains aspects techniques de mise en œuvre.

 

Cette affaire dépasse d’ailleurs le seul cadre d’un contentieux belge. Elle pose une question centrale pour l’avenir du modèle culturel européen : les plateformes mondiales peuvent-elles se développer sur les marchés nationaux sans contribuer de manière juste et proportionnée aux écosystèmes créatifs qui rendent ces marchés attractifs ? Le cadre européen reconnaît au contraire la légitimité de mécanismes destinés à promouvoir les œuvres européennes, et la Commission européenne rappelle que la directive SMA prévoit des obligations de promotion et de distribution des œuvres européennes pour les services à la demande.

 

En Belgique, cet enjeu est encore plus sensible en raison de notre pluralité culturelle et linguistique. Défendre la contribution des plateformes, ce n’est pas défendre un privilège sectoriel. C’est défendre la possibilité, pour le public, d’accéder à des œuvres belges et européennes diverses, ambitieuses et proches de ses réalités. C’est aussi défendre la capacité de nos auteurs à écrire, de nos producteurs à porter des projets, de nos artistes interprètes à incarner nos histoires et, plus largement, de tout un écosystème à continuer de créer. Dans l’environnement numérique, l’UNESCO rappelle l’importance de permettre aux artistes et aux professionnels de la culture de créer, produire, diffuser et faire vivre une large diversité d’expressions culturelles.

 

A l’heure où le renforcement de la souveraineté culturelle de nos industries européennes face aux Etats-Unis devient un enjeu stratégique soutenu par les principaux partis politiques de la majorité et de la minorité en Fédération Wallonie Bruxelles, le soutien au secteur audiovisuel européen par un mécanisme de contributions financières notamment par les plateformes non-européennes doit être une priorité pour l’ensemble des États membres. Le mécanisme de financement mise en place par la Fédération Wallonie-Bruxelles répond pleinement à cet objectif.

Afin de pouvoir vous verser vos droits pour les œuvres de l’écrit équitablement, nous avons besoin de connaître toutes vos œuvres publiées. Nous vous invitons donc à compléter dès à présent votre déclaration pour les œuvres publiées jusqu’en 2025.

Les œuvres concernées

Seules les nouvelles publications ou les oublis des années précédentes sont à déclarer.
Vous pouvez déclarer toutes œuvres originales mises à disposition du public sous format papier, et qui peuvent être photocopiées ainsi que les œuvres numériques de l’écrit, sous format téléchargeable ou d’origine numérique.

Plus d’informations sont disponibles sur la page « Déclarer des œuvres de l’écrit » de notre site.

Quand déclarer vos œuvres ?

Nous vous invitons à faire votre déclaration dès à présent (voir les modalités ci-dessous).

Comment déclarer ?

Vous pouvez déclarer vos œuvres à l’aide d’un bulletin de déclaration, soit directement en ligne, soit en version téléchargeable à nous renvoyer par email ou par courrier.

En ligne

Encodez à tout moment vos œuvres à l’aide du déclaratif en ligne accessible depuis votre Espace membre (si vous avez égaré vos identifiants, contactez notre Pôle Relations Auteurices qui vous renseignera).

Vous n’avez pas encore utilisé le déclaratif en ligne ? C’est très simple, suivez ce guide pas à pas !

Par email ou par courrier

Envoyez-nous votre bulletin de déclaration complété par mail à reprographie@scam.be ou par courrier. Le bulletin peut être téléchargé dans la rubrique « Bulletins de déclaration » du Centre de Ressources de ce site.

S’il vous est impossible d’utiliser nos outils, vous pouvez nous envoyer votre déclaration sous format Word par email, en prenant bien soin de mentionner toutes les informations indispensables reprises dans la section « Comment déclarer mon œuvre ? » de notre site.

 

Contact

Pour toute information complémentaire concernant la déclaration des œuvres de l’écrit, vous pouvez envoyer vos questions à reprographie@scam.be.

Notre Pôle Relations Auteurices est également disponible au 02 551 03 48 ou par mail à l’adresse poleauteurice@scam.be