En 2023, la Fédération Wallonie-Bruxelles votait un décret transposant la directive relative aux services de médias audiovisuels (SMA) afin de faire en sorte que les éditeurs locaux et étrangers contribuent plus fortement à la production audiovisuelle de la FWB, en vue de soutenir la production indépendante. Aujourd’hui, Netflix conteste cette mesure, invoquant des violations de la Constitution belge et du droit européen.
En 2018, l’UE a voté la directive relative aux services de médias audiovisuels qui prévoit notamment des contributions financières que doivent verser des fournisseurs de services de média audiovisuel, les plateformes, pour soutenir la production indépendante de films et d’œuvres audiovisuelles.
Dans cette organisation politique complexe qu’est la Belgique, la Communauté flamande et la Communauté française de Belgique (Fédération Wallonie-Bruxelles) disposent des compétences en matière audiovisuelle et culturelle et organisent notamment le soutien à la production indépendante d’œuvres audiovisuelles et de films.
En décembre 2023, la FWB a voté un décret transposant cette directive qui prévoit une revalorisation des contributions des éditeurs de services linéaires et non linéaires pour soutenir la création audiovisuelle et sa production indépendante. Les pourcentages de contribution, dont une partie doit être affectée selon des critères culturels, sont calculés sur le chiffre d’affaires des éditeurs de services de médias linéaires et non linéaires. Ils sont progressifs en fonction du chiffre d’affaires annuel, et dans le temps avec une montée en charge entre 2023 et 2027, afin de permettre au secteur de convenir de projets nouveaux. Les pourcentages sont nettement inférieurs à ceux appliqués dans le cadre de la transposition en droit français.
Netflix a introduit dans les délais légaux un recours en annulation de ce décret devant la Cour constitutionnelle belge.
Cette société invoque comme motifs d’annulation des dispositions de la constitution belge fondée sur le principe d’absence de discrimination et de proportionnalité entre citoyens ainsi que la violation de plusieurs dispositions de droit européen (traité de l’Union, directive sur les services électronique, directive SMA) dont le caractère illégal du financement, la violation du principe de libre prestations de services…
Force est de constater que ce recours attaque en réalité le système de financement de l’audiovisuel mis en place tant par la directive européenne sur base de contributions d’éditeurs, que par les états membres ayant un système de financement de l’audiovisuel. Ce recours, s’il devait être jugé fondé par la Cour constitutionnelle ou par la Cour de justice de l’Union européenne, menace tant le développement d’une production indépendante européenne que les politiques de diversité culturelle de l’audiovisuel.
Or, un récent rapport de l’Observatoire européen de l’audiovisuel indique clairement que 35% des investissements dans l’audiovisuel sont investis au Royaume Uni et 18% en Espagne. En Belgique, ce pourcentage est ramené à 2%.
Rappelons que Netflix est établi aux Pays-bas et opère à partir de ce pays. Cet opérateur ne dispose d’aucun ancrage belge, à l’exception de personnels en charge des relations institutionnels auprès de l’UE et ne paye aucun impôt direct en Belgique.
Nous vous tiendrons informé·es des avancées de ce dossier. Toutefois, aucune décision de la Cour Constitutionnelle ne devrait nous parvenir avant un an et demi. En attendant, la Scam continue sa mission de protection et de défense de vos droits.
. Lire l’article Netflix attaque le décret SMA de la Fédération Wallonie-Bruxelles paru dans l’Echo le 28.08.24
. Lire le projet de Décret SMA du 14.11.23
. Lire notre éclairage historique qui retrace le temps long dans lequel s’inscrit ce recours
Bienvenue à la rentrée littéraire de la MEDAA ! Venez assister à sept soirées dédiées à la promotion d’œuvres d’auteurs et d’autrices de la Scam et de la SACD. Au programme, des présentations de livres, des dédicaces et des échanges. Ces soirées auront lieu à la MEDAA (Salle Première) durant le mois d’octobre, de 17h30 à 19h30.
Découvrez les auteurs et les autrices qui viendront présenter leurs nouveaux livres, ainsi que le calendrier des soirées :
‣ 30.09 : Éric Brucher – Les Débris du ciel (auteur SACD)
‣ 14.10 : Tatiana de Perlinghi – Terre Adelaïde
‣ 14.10 : Jean Jauniaux – Le jugement des glaces
‣ 17.10 : Carmela Giusto – Molière, l’Opéra et les Femmes ! (autrice SACD)
‣ 21.10 : Luc Boland – La folle épopée de Lou B., un artiste hors normes
‣ 23.10 : Véronique Biefnot – Belgiques
‣ 28.10 : Jacques Aron – Si tu veux la paix prépare la paix & L’ère de la confusion planétaire
‣ TBC : Clémentine Colpin& Cie Canicule – Annette (autrice SACD)
La Compagnie Canicule, composée de Clémentine Colpin, Pauline Desmarets et Olivia Smets, répond au désir commun de sortir des murs pour frotter le théâtre à des espaces inattendus. La compagnie crée d’abord Save The Date, fête de mariage tragicomique librement adaptée de Tchekhov, puis Que fait une fait une fille si charmante toute seule ? et Métagore, deux formes itinérantes en voiture ; et ensuite Ublo, fable poétique jeune public sur l’autisme.Désirant explorer d’autres espaces de représentations que ceux des salles de théâtre, Canicule crée en 2021 Métagore Majeure (suite XXL de Métagore), un spectacle semi déambulatoire dans lequel le public, muni de casques audio, assiste à la réappropriation de deux jeunes femmes de l’oeuvre crue et violente du rappeur Booba.
Chaque mois, nous vous offrons une nouvelle illustration pour vous accompagner en beauté tout au long de l’année 2024.
En ce début d’automne, profitez de la quiétude d’une balade en forêt, main dans la main avec votre personne préférée. Merci à Emilie Plateau pour ce moment suspendu au cœur de la nature.

Mon illustration représente une promenade entre amoureuses dans la forêt de Soignes.
Pour moi, le mois d’octobre c’est l’arrivée douce de l’automne. Ce sont les feuilles qui craquent sous les pas comme des petits chips, des lumières de fin de journée merveilleuses quand il ne pleut pas, des lectures sous des couettes chaudes et de belles couleurs.
Pour cette fin d’année 2024, j’espère qu’il y aura des nouvelles mondiales moins anxiogènes.
Et pour mon travail, je reprends le chemin de la création de plusieurs projets de bandes dessinées, donc je souhaite douter raisonnablement !
Après des études à l’École supérieure des beaux-arts de Montpellier, Émilie Plateau emménage à Bruxelles où elle commence à faire de la bande dessinée, d’abord sous forme de fanzines personnels puis au sein des maisons d’éditions 6 pieds sous terre (Comme un plateau, 2012 et De l’autre côté à Montréal, 2014) et Misma (Moi non plus, 2015).
En 2019, chez Dargaud, elle adapte en bande dessinée le livre de Tania de Montaigne, Noire, la vie méconnue de Claudette Colvin (Grasset, 2015).
En 2021, elle signe L’épopée infernale : le livre dont vous êtes l’héroïne (Misma) pour lequel elle remporte le Prix Atomium de la Fédération Wallonie Bruxelles.
En 2024, elle s’associe à Marzena Sowa pour réaliser Vivian Maier Claire-obscure (Dargaud).
Elle travaille également pour l’édition jeunesse et la presse, participe à de nombreux collectifs de bandes dessinées, réalise des dioramas en papier découpé pour des expositions et donne des ateliers de bandes dessinées dans des associations et des écoles.
Pour en découvrir plus, rendez-vous sur son site ou sur son compte Instagram
Auteurs et autrices membres de la Scam, vous avez dû recevoir une version papier de ce calendrier, si ce n’est pas le cas, écrivez-nous à l’adresse
Sélectionné au FIFF de Namur, Fuga est le nouveau long-métrage de Bénédicte Liénard en collaboration avec Mary Jiménez. Rencontre et discussion sur son travail, ses envies et ses pratiques d’autrice.
Bénédicte Liénard : C’est très ouvert, et c’est aussi très organique – comme tout mon travail. Je pense que fondamentalement, je suis une aventurière. C’est l’aventure qui m’intéresse. Le cinéma est le premier médium : une aventure, ce sont d’abord toujours des images et des sons. La forme, finalement, va répondre à l’aventure suivant les nécessités, les temporalités… et les réalités budgétaires. C’est une vie d’aventures, de ne jamais refaire deux fois la même chose.
Dès le début, sans le conceptualiser, j’ai toujours eu horreur de reproduire, d’appliquer une formule. Par les collaborations, par les rencontres, je tente de renouveler mon langage, d’explorer des choses que je ne connais pas. C’est un risque différent, et ça me donne l’impression qu’à chaque fois, je fais un premier film. Le risque, il est cher à payer. Mais c’est ce qui me rend vivante.
La racine, c’est un désir profond de garder en mémoire les gens que je rencontre, à travers des sensations, par des images et des sons. Et ça, c’est arrivé très jeune, vers 15 ans. La vie m’émerveille. Je suis bouleversée, intéressée, traversée par la nature humaine, même dans ce qu’elle a de plus trouble. Entrer en création c’est pour, peut-être ne pas tout comprendre, mais en tout cas dialoguer avec ces dimensions. Et puis j’aime le langage cinématographique ; le malaxer, le questionner…
Plus j’avance, plus je réalise à quel point les films sont les objets qui révèlent un moment de notre mémoire avec le monde. Ce qui reste des films, ce sont les gens qu’on a filmés, dans un moment partagé.
Déjà avant tout, on parle de cinéma. Naturellement, je passe par une démarche documentaire. J’ai besoin de rester longtemps avec les gens, de vivre avec eux, d’adopter leur quotidien jusqu’à ce qu’il devienne mien. C’est ce qui va planter le début de quelque chose. À l’intérieur de ces expériences je ne peux pas empêcher mon imaginaire de galoper – c’est la fiction, que voulez-vous (rire) ! Il y a le réel, mais il y a toujours cette zone où les choses débordent du cadre. Une image qui arrive, qui n’a peut-être rien à voir. Je me mets à projeter des choses et à les mettre en mouvement. Et quand ce mouvement devient commun, nous sommes au cœur de nos imaginaires.
Une part du ciel, c’est ma rencontre avec Bella Spiga, qui a passé 9 ans de sa vie en prison. Elle joue dans le film, et est devenue une amie. A ce moment-là, je suivais aussi le procès des 13 de Clabecq, le groupe de militants syndicaux qui avait mené une lutte exemplaire au moment de la fermeture des forges. C’est la vie qui m’a conduite, à un moment, à mettre ces éléments en relation : l’usine, la prison.
Mettre en relation des éléments qui apparemment n’ont pas directement un lien : c’est ça qui m’intéresse. Parce que ce qui va se passer là m’échappe, et à la fois crée quelque chose de nouveau. Plus j’avance, plus je trouve que faire du cinéma, c’est comme faire du tissage. On tire un fil, puis un autre… C’est la mise en relation, là aussi, de choses différentes, qui créent quelque chose de nouveau. Fuga s’est construit comme cela.
Dans les années 70 et 80 au Pérou, le mouvement Sentier Lumineux et MRTA, des groupes armés révolutionnaires, ont viré sanguinaires. Ils avaient comme mot d’ordre de nettoyer le pays de cette « vermine », en parlant des personnes homosexuelles. Le 31 mai 1989, un massacre de personnes trans a eu lieu dans le bar Las Gardenias de Tarapoto. Avec Mary Jiménez, nous avons entrepris des recherches sur cette histoire et plus largement, nous avons commencé à écouter les histoires de la communauté LGBT+.
Par ailleurs, les témoignages de cette communauté n’ont pas été entendus lors de la commission de la vérité et de la réconciliation. La honte, encore ! Nous sommes ainsi parties à la recherche de récits. De village en village. Et puis, nos imaginaires se sont mis au travail. C’est un lieu qui me passionne, mais c’est vertigineux, de frotter la fiction et le documentaire de cette façon
D’abord, ce sont nos expériences, à la fois intimes et politiques, qui résonnent. Mary et moi-même, nous connaissons la honte, d’une manière ou d’une autre. Ce que les protagonistes de Fuga traversent et ont traversé, nous pouvons le ressentir. Aujourd’hui, nous assistons à une recrudescence de l’homophobie, que ce soit en Amérique latine ou en Europe, et nous ne sommes jamais à l’abri.
Pour nous, il est très important de pouvoir parler du passé mais au présent. Aujourd’hui et maintenant ! Dès le début des repérages, Saor nous a accompagnées dans cette écoute d’histoires. Saor est un artiste : iel peint, écrit, iel a une vie très précaire et fragile. Nous l’avions rencontré lors d’une performance à Iquitos, là où nous avons tourné By the name of Tania. À travers Saor, nous voulions que la jeune génération LGBT+ entende la souffrance et l’expérience des aînés, et mettre en relation des gens qui ne se rencontreraient peut-être jamais.
Ce que je trouve fantastique dans cette alliance, c’est qu’il n’y a pas d’autocensure. Depuis que je travaille avec Mary, mon imaginaire est beaucoup plus libre ! Nous sommes très différentes, et complémentaires, au niveau de l’imaginaire et de la personnalité. Il faut donc construire un dialogue entre nous pour trouver le lieu qui nous rassemble. Parce qu’il faut le trouver ! Nous continuons à apprendre l’une de l’autre et c’est précieux. Et des deux cinéastes, apparait une troisième, qui signe Fuga.
Ça change d’un film à l’autre. D’abord, il y a une récolte. Après il y a la retranscription brute de cette récolte. Ensuite, une sélection s’opère. Nous n’écrivons pas tout de suite et nous échangeons beaucoup. Nous lisons, regardons des films et laissons les éléments se connecter les uns aux autres. Puis, une idée apparaît et ensuite, une autre. Pour Fuga, c’est « l’histoire de quelqu’un qui va enterrer un être aimé, et le passé ressurgit ». À ce moment-là, nous savons que nous disposons potentiellement d’une dramaturgie…
Au fond, la fiction c’est un prétexte pour raconter ce qu’on doit, ce qu’on veut vraiment raconter. C’est aussi une manière de trouver une forme qui va permettre au spectateur de rencontrer et d’accueillir les personnes et les histoires qui nous bouleversent.
Essayons…
Propos recueillis par Elli Mastorou
. Fuga est à découvrir au FIFF, le 28/09 à 20h30 et le 03/10 à 15h30, au Caméo 4 à Namur.
. En savoir plus sur Bénédicte Liénard et ses précédents films
Au Poetik Bazar, il installera sa manufacture ambulante de la Grande Droguerie Poétique le temps d’une journée d’échanges avec le public : sa façon bien à lui de dépoussiérer la poésie et de susciter le rire et l’étonnement pour (re)créer du lien… Enchantement garanti !
Président Directeur Généreux autoproclamé, Dominique Maes a créé la Manufacture de la Grande Droguerie Poétique il y a une quinzaine d’années, après un long parcours comme auteur et illustrateur de jeunesse à L’École des loisirs et chez Albin Michel : « J’en ai eu ras-le-bol du monde de l’édition et de sa logique marchande. J’ai beaucoup de gratitude pour tout ce que j’ai pu faire dans la vie, mais j’étais triste et en colère face à la décision d’Albin Michel de retirer et détruire mon dernier livre après seulement six mois en librairie ! »
En réaction, l’homme crée une exposition de produits qui ne se vendent pas mais font du bien, réalisant ses premières bouteilles illustrées, qui répondent au doux nom de Décapeur de connerie ou de Fixateur d’instant de joie… Ébahi, il assiste ensuite à un dialogue tout à fait improbable entre un spécialiste de Spinoza et un agriculteur du coin, tous deux enthousiasmés par sa proposition. « C’est mon premier souvenir de ce petit magasin illusoire. Comme j’avais une camionnette, j’ai continué à créer des flacons et des bouteilles et je me suis mis à jouer au marchand ambulant… J’ai créé mon propre personnage, j’étais enfin dans la liberté totale de créer ce que je voulais… »
Aujourd’hui, plus de 400 produits forment cette collection tout à fait singulière, qui n’est toujours pas à vendre. Dominique pratique en effet une forme de révolution douce mue par un principe de non-rentabilité : « Le fait de ne rien vendre est une forme de résistance face au grand capitalisme. J’ai créé ma propre asbl, qui me permet de faire tourner la Grande Droguerie et de créer des choses nouvelles comme je l’entends. » Celui qui a fait de sa vie une promenade se revendique volontiers de Dada et du surréalisme, évoquant aussi bien L’Air de Paris de Marcel Duchamp que l’héritage de Raymond Queneau, du Daily-Bul et de Marcel Broodthaers, qu’il a connu dans sa jeunesse, sans oublier les bouteilles peintes par René Magritte : « J’aime leur côté ludique, en décalage, ancré dans une forme de poésie du quotidien à la fois joyeuse et désespérée. Je viens d’une famille pas du tout artiste mais clairement surréaliste, qui m’a ouvert à tout cela, et je me méfie des gens ou des institutions qui se prennent trop au sérieux. L’humour, on le sait, c’est la politesse du désespoir : une façon de résister à ce qui nous rend triste… »
Quand la camionnette a rendu l’âme, l’homme a acquis une petite caravane « Food Truck » qu’il a aménagée pour continuer à partir sur les routes : « Il faut aller vers les gens pour les toucher : quand on parle de poésie, les gens ne viennent pas, il y a des barrières qu’il faut absolument franchir pour refaire des connexions face à l’horreur de la société. De façon viscérale, j’ai besoin et envie de faire ça. » Cette dimension mobile rencontre les préoccupations des opérateurs culturels, de plus en plus nombreux à le solliciter au fil des années. Habillé de sa veste d’intervention doublée de grandes poches pour y glisse ses flacons, le poète militant circule dans les écoles, les médiathèques et les festivals.
Au fil du temps, Dominique s’est vu offrir de nombreux contenants pour ses potions imaginaires. Chaque étiquette est unique, réalisée à la main, à l’encre et au crayon de couleur. Si jamais une bouteille casse, il doit tout recommencer – sauf sa Poudre d’escampette, dont la brisure accidentelle en magnifie le sens… « J’ai aussi créé une série d’aphorismes pour qu’on puisse boire mes paroles », sourit celui qui n’a jamais vraiment renoncé au livre, publiant des poèmes en lien avec la Grande Droguerie Poétique. Mais c’est aussi un travail très physique où il faut porter les caisses, charger la caravane, rouler, se perdre avec bonheur, arriver dans des lieux inconnus : « Ma pratique est très improvisée, à l’instar d’une promenade. J’ai besoin de ces instants de vide pour être attentif à ce qui se passe autour de moi, pour capter et créer des choses… »
Se considérant comme un pessimiste joyeux et un gourmand des mots avant tout, Dominique Maes fait sienne la phrase de Prévert qui dit que « la poésie, c’est l’autre mot pour dire la vie » : « La poésie, c’est éclairer d’une façon inédite des choses banales, qu’on voit tous les jours. Pour moi, l’acte poétique c’est ça : un bricolage qui propose des solutions nouvelles. »
Et des solutions nouvelles, qui font la part belle à l’imaginaire, chacun·e en a vitalement besoin dans ce monde contemporain aux horizons bouchés : ainsi, au Poetik Bazar, le poète a prévu de rencontrer des adolescent·es avec qui il va performer ses actions poétiques pour susciter chez elles et eux l’étonnement et le rire : « Iels vont peut-être un peu traîner des pieds mais je vais sortir des bouteilles qui vont les surprendre. L’humour permet de créer une connexion entre les gens. Mes produits ont un effet concret sur la façon dont on peut appréhender le monde. Un flacon vide peut avoir une grande efficacité. » C’est le cas de son Fixateur d’attention, très utile pour attirer le public et capter l’écoute des plus jeunes, ou de son Désodorisant de pensée nauséabonde qu’il vaporise parfois sur les personnes qui lui déplaisent, militant·es d’extrême-droite ou représentant·es du monde politique : « Ça ne change pas le monde mais ça fait du bien ! » déclare-t-il. « La politique est quelque chose d’assez noble, c’est faire société, mais aujourd’hui on a perdu cette définition, on est dans le marketing de manière permanente… » Celui qui a créé un Dissolvant de patriarcat et un Onguent de transition se méfie fortement des archétypes et des clivages : « Je suis un vieux convaincu d’Amin Maalouf, je pense qu’isoler une personne dans une seule identité est une grave erreur et qu’on en crève. Pour que ça circule, il faut parler de nos émotions, rire ensemble, faire lien, prendre le temps, alors la promenade devient enrichissante… »
Mais il existe aussi une forme de douceur dans son travail, dont des potions très affectives comme la Dose d’amour à déposer en goutte au creux de la paume – un produit qui crée des choses incroyables, confie-t-il, évoquant une jeune personne sans domicile fixe en larmes après avoir reçu ce soin. « Les gens sont sensibles au pouvoir de l’imaginaire mais aussi aux trouvailles que je leur propose avec les gourmandises langagières, où l’idée est de déguster les mots… »
Chaque petit pot est sorti au hasard et l’artiste en trouve une pour chaque personne présente, jouant des interactions qui apparaissent spontanément. « Je ne me sens pas acteur mais j’ai un plaisir du discours oral et je vis ce qui est dans mon imaginaire, j’improvise, et puis j’ai quelques trucs de camelot qui me viennent des interventions que je faisais avant autour de mes livres. » Ce grand timide peut ainsi donner une conférence « pot-éthique » devant 150 personnes, porté par ses bouteilles et ce qu’il a envie d’en raconter…
Aliénor Debrocq
Pour aller plus loin
. Retrouvez Dominique Maes et sa Grande Droguerie Poétique ce vendredi 20 septembre au Poetik Bazar (Halles de Schaerbeek)
. Ou visitez son joli site internet
. Durant le Poetik Bazar, venez nous retrouver lors de la permanence de notre équipe et posez nous toutes vos questions, ou rencontrez des éditeurs et éditrices de poésie lors de la table ronde « Etre ou ne pas être édité.e ».
De : Lundi 30 Septembre 2024 à 15:00Jusque : Mercredi 30 Octobre 2024 à 19:00
Votre roman, BD, album jeunesse, recueil de nouvelles ou de poésie, texte de théâtre, essai… vient de paraître et c’est un livre formidable ? Vous cherchez un lieu pour le présenter, en faire une lecture, organiser une séance de dédicace ? A l’occasion de la rentrée littéraire, la Scam met la salle la plus prestigieuse de la Maison européenne des Auteurs et des Autrices à votre disposition à des conditions préférentielles.
Auteurs et autrices, la MEDAA est votre maison, n’hésitez pas à l’utiliser pour vos activités professionnelles. Spacieuse, lumineuse et agréable, la Salle Première peut accueillir des rencontres, des lectures, des séances de dédicace : un écrin de choix pour montrer votre travail ! Voyez ici plus d’informations sur cet espace : medaa.be
Cette proposition s’adresse aux auteurs et autrices littéraires membres de la Scam qui ont un livre paru lors de la rentrée littéraire 2024 (juin – octobre 2024).
La location de la Salle Première vous est proposée au tarif préférentiel de 50€ HTVA (60,50€ TVA de 21% comprise) pour 2h, de 17h30 à 19h30, le reste du montant étant offert par la Scam. Parlez-en à votre éditeur !
Chaque créneau pourra être utilisé par un·e à trois auteurs ou autrices, en fonction des disponibilités et des besoins ; vous pouvez d’emblée vous inscrire à plusieurs si vous le souhaitez.
La proposition comprend :
D’autres options sont possibles, merci de noter qu’elles seront à votre charge et que la Scam n’en endossera pas l’organisation ni les frais :
NB : La Scam et la MEDAA n’achèteront pas de livres et ne pourront pas assurer de travail de présentation ou question/réponse. Elles agiront en relai mais la promotion et la communication de cet événement reposera sur les auteurs et autrices concerné·es et/ou le cas échéant à leur maison d’édition. L’affichage n’est pas possible à la MEDAA mais si vous en avez, vous pouvez disposer des flyers.
Dix dates sont prévues pour une à trois personnes chacune entre fin septembre et fin octobre. Les créneaux sont de deux heures, de 17h30 à 19h30. Le montant de la location d’un créneau s’élève à 50€ HTVA (60,50€ TVA de 21% comprise), et peut être divisé en 2 ou 3 selon le nombre de personnes participant.
⇒ Pour bénéficier de cette proposition, veuillez vous inscrire grâce au formulaire dédié ⇐
Les demandes d’inscription sont ouvertes jusqu’au 18 septembre. Une fois cet appel clôturé, nous vous recontacterons pour vous attribuer un créneau. La priorité sera accordée selon l’ordre d’inscription.
Chaque mois, nous vous offrons une nouvelle image pour vous accompagner en beauté tout au long de l’année 2024.
Ce mois-ci, nous avons le plaisir de vous présenter Camille Toussaint, qui illustre avec talent le mois de septembre de notre calendrier. En plus de vous faire connaître son travail, nous sommes ravi·es de vous annoncer que l’autrice vient d’être choisie pour la résidence de novellisation portée par la Région Grand Est, le Réseau de lecture publique de la Communauté d’Agglomération d’Épinal (Réseau bmi) et l’asbl Bela.

Camille Toussaint, illustratrice et autrice de BD basée à Bruxelles, a remporté l’appel à candidature lancé en avril 2024 pour une résidence d’écriture de deux mois autour de la novellisation. Cet appel conjoint porté par la Région Grand Est, le Réseau de lecture publique de la Communauté d’Agglomération d’Épinal (Réseau bmi) et l’asbl Bela, était réservé cette année à un auteur ou une autrice de Fédération Wallonie-Bruxelles, et s’inscrit dans le cadre de l’Accord de coopération culturelle signé entre la Région Grand Est et la Fédération Wallonie-Bruxelles en 2023.
C’est donc le projet de Camille Toussaint, autour du film Il pleut dans la maison de la réalisatrice belge Paloma Sermon-Daï, sorti en 2023 et produit par Michigan Films, qui a été choisi. Son enthousiasme pour cette résidence littéraire et les actions de médiation qui l’accompagnent, ainsi que l’originalité de son parti pris sur la novellisation, par l’image et par le texte, ont su convaincre le jury (composé notamment de Fabienne Blanchut et Sylvia Botella du Comité belge de la Scam) et lui donner l’envie de privilégier le soutien à l’émergence.
Après une mission de repérage du 29 au 31 août, Camille Toussaint sera en résidence du 7 octobre au 30 novembre, au cœur du réseau de lecture publique de la Communauté d’Agglomération d’Épinal, dans un environnement propice à la créativité, avec un hébergement dans un cadre naturel paisible, ainsi qu’un soutien financier et logistique de nos partenaires.
Elle consacrera 70 % de son temps à explorer le processus créatif de la novellisation et 30 % à des actions culturelles et de médiation, en allant à la rencontre des publics des diverses bibliothèques et médiathèques du réseau.
Deux soirées de restitution sont d’ores et déjà prévues: le vendredi 29 novembre à Épinal avec la projection d’Il pleut dans la maison, et le vendredi 13 décembre à Bruxelles.
⇨ Pour en savoir plus sur cette résidence, rendez-vous sur Bela.
J’ai une sorte de fascination pour le skateboard, alors que je ne sais pas en faire. Mais je trouve que la gestuelle et l’esthétique du monde du skate est très graphique. J’en glisse toujours un quelque part dans mes illustrations. C’est devenu une habitude. J’en ai fait une expo en juin dernier qui s’appelait « Skatergirl Wannabe ».
La réponse va paraître un peu narcissique, mais c’est tout simplement le mois de mon anniversaire, le 6 septembre! Forcément, c’est un moment de l’année que j’aime bien. Mais je l’ai toujours aimé aussi pour le côté « C’est la rentrée, je peux me racheter des bics et des carnets, et un agenda! Très important l’agenda papier pour moi ».
Une belle résidence à Épinal pour terminer l’année en beauté, ce serait génial. Profiter de la nature, de dessiner dans un nouveau cadre, et de me concentrer sur un projet pendant deux mois… Y’a plus qu’à!
Camille Toussaint est illustratrice et autrice de BD basée à Bruxelles. Membre de l’Atelier Ton Piquant, elle utilise ses feutres, ses crayons ou son matériel de gravure pour s’exprimer et raconter sa life. Grâce à la linogravure, elle a commencé par dessiner sa ville, son ambiance, ses bars, ses quartiers.
Et puis son terrain de jeu s’est élargi. Au fil des rencontres avec d’autres artistes, des événements organisés avec son collectif ou des défis comme l’Inktober, elle explore de nouveaux horizons, réalise deux expositions, s’initie à la sérigraphie, à la fresque, et finit par s’attarder du côté de la bande dessinée. Parce que ce qu’elle aime par-dessus tout, c’est la narration, raconter, mettre en forme des histoires.
Avec sa colocataire Caroline Renaudière, elle se lance dans la création de la BD Les Slasheuses, sortie en juin 2023. Elles y racontent leur vie de trentenaire freelance et toujours en recherche (de quoi, on ne sait toujours pas). Aujourd’hui disponible dans une dizaine de librairies à Bruxelles, ce premier livre ne lui donne qu’une seule envie : en faire d’autres.
Pour en découvrir plus, rendez-vous sur son site ou sur son compte Instagram
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De : Mercredi 13 Novembre 2024 à 09:00Jusque : Mercredi 13 Novembre 2024 à 17:30
Les Chemins du Tarot, un atelier d’exploration créative avec Nolwenn Guiziou. Enrichissez votre pratique artistique grâce au Tarot de Marseille !
Après deux ateliers organisés en avril pour les auteurs et autrices de séries TV, le Bureau Europe Créative Fédération Wallonie-Bruxelles et la Maison européenne des Auteurs et des Autrices (MEDAA) poursuivent leur partenariat avec le lancement d’un appel à candidatures pour un atelier d’exploration créative et transversale avec Nolwenn Guiziou.
Lors de cette journée, qui se déroulera à la MEDAA le mercredi 13 novembre 2024, de 9h à 17h30, le Tarot de Marseille sera utilisé comme outil de découverte et d’inspiration pour les auteurs et autrices du spectacle vivant, de l’audiovisuel, de la littérature, de la création radiophonique ou encore du jeu vidéo.
Cet atelier consacré à la première phase de la vie d’un projet, la phase d’exploration, s’adresse aux auteurices au début d’un projet artistique et qui souhaitent introduire dans leur pratique de nouveaux outils.
Il n’est pas nécessaire de connaître le Tarot de Marseille pour y participer. L’important est d’aimer jouer avec les images, d’être disposé·e à se laisser surprendre et surtout d’être prêt·e à envisager la création comme un processus d’exploration.
Le premier objectif de cet atelier est, en réunissant des artistes d’expressions variées, de fertiliser les pratiques respectives de chacun et chacune grâce à des regards et des retours venus d’autres disciplines.
Un autre objectif de l’atelier est de tester les potentialités de ce point de départ en se permettant d’imaginer qu’il pourrait même donner naissance à une forme inhabituelle pour l’auteurice.
L’atelier sera animé par Nolwenn Guiziou, scénariste, consultante en écriture et réalisatrice de films expérimentaux en stéréoscopie 3D. Née en 1977 à Brest, Nolwenn a une riche expérience dans le théâtre et l’art de rue, comme conteuse et marionnettiste plus particulièrement. Depuis 2014, elle se spécialise dans l’écriture de scénarios, très influencée par la « théorie de la fiction-panier » d’Ursula Le Guin ainsi que par les possibilités narratives du Tarot.
Le Tarot de Marseille peut en effet être sollicité à différentes étapes de l’élaboration d’un projet, particulièrement en tout début, quand les possibilités semblent infinies. Le Tarot peut aider l’auteurice à explorer ces possibilités, à les définir, à les comparer, dans une démarche plutôt ludique et souvent surprenante.
La journée se déroulera en plusieurs étapes, alternant les phases de travail en groupe entier autour de questions précises, les moments de recherche en groupes plus réduits et enfin les moments individuels d’exploration.
Chacune de ces étapes utilisera comme support et comme point de départ l’imagerie du Tarot de Marseille. Il s’agira, sans jamais perdre de vue la singularité des différents projets, de se demander : comment naît une image ? Comment la tension surgit-elle dans une œuvre ? Qu’est-ce qu’on attend des spectateurices/lecteurices/joueurs et joueuses ? Qu’est-ce qu’on leur donne ? Ça veut dire quoi « une fin réussie » ?
À l’issue de cette journée, les auteurices auront exploré plusieurs directions et formes possibles pour leurs projets et iels auront enrichi leur pratique d’une première rencontre avec le Tarot.
Les frais de participation à l’atelier et le lunch sont pris en charge par les organisatrices.
Les places pour cet atelier étant limitées à 12, la sélection se fera sur base de :
– un CV présentant votre parcours professionnel et éventuellement vos œuvres antérieures;
– une lettre ou une vidéo de motivation mettant en avant une intuition, une obsession, une question thématique, un embryon de personnage ou de situation qui vous habite (parfois depuis longtemps) et vous motive à participer à cet atelier.
Le jury, composé de représentantes du Bureau Europe Créative Fédération Wallonie-Bruxelles et de la MEDAA, aura à coeur de sélectionner une diversité de répertoires, de parcours et de profils. À candidatures d’intérêt égal, la première candidature introduite sera privilégiée.
Remplissez le formulaire de candidature avant le 30 septembre 2024. La sélection sera annoncée la semaine du 7 octobre 2024.
Pour toute question ou information complémentaire, veuillez contacter Morgane Batoz-Herges morgane.batoz-herges(at)medaa.be ou Stéphanie Leempoels stephanie.leempoels(at)cfwb.be.
Code auteur, calendrier des répartitions, paiement de vos droits, citation ou extrait d’une autre œuvre… Auteurs et autrices, la Scam répond à cinq de vos questions les plus fréquemment posées.
Envie d’aller plus loin ? Consultez notre FAQ !
Vous recevez votre code auteur ou numéro de membre dans le mail de confirmation d’affiliation lors de votre adhésion à la Scam. Vous pouvez également le retrouver sur votre carte de membre (si vous avez été inscrit·es avant le 1er novembre 2022) ou sur l’un de vos relevés de droits. Si vous ne parvenez pas à le récupérer ou avez besoin d’assistance, n’hésitez pas à vous adresser au Pôle Relations Auteurices :
Ce code auteur est nécessaire pour vous connecter à votre Espace membre. C’est sur ce dernier que vous trouverez votre déclaratif, vos bordereaux et relevés de paiement, vos demandes de bourse, des documents officiels, vos fiches fiscales ainsi que notre dossier fiscal.
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En tant qu’auteurs et autrices membres, la répartition et le paiement de vos droits ne peuvent être assurés que pour des œuvres ayant été déclarées auprès de la Scam et relevant de son répertoire. Cinq répartitions des droits audiovisuels et sonores ont lieu au cours d’un exercice. Pour les œuvres de l’écrit, les droits sont répartis deux fois par an. Le calendrier de répartition, qui peut évoluer afin d’améliorer la répartition des droits est disponible sur votre Espace membre.
⟹ Découvrir le calendrier des répartitions
Plusieurs raisons possibles peuvent expliquer cette situation :
Pour le domaine de l’audiovisuel :
Vos droits sont calculés en fonction de plusieurs critères :
⟹ La somme qui vous est versée prend en compte l’ensemble de ces facteurs.
Pour le domaine de l’écrit :
Vous pouvez reproduire des extraits d’œuvres publiées pour autant que les conditions suivantes soient respectées :
Si vos emprunts à une création préexistante sont plus importants, il faut obtenir l’autorisation de son auteur.
Pour le domaine de l’audiovisuel :
Il faut toujours demander les autorisations à l’auteur ou au titulaire des droits de l’œuvre préexistante (éditeur, producteur…).
Vous avez d’autres questions ? Toutes vos réponses se trouvent certainement dans notre FAQ ! N’hésitez pas à la consulter.
Notre équipe reste à votre disposition tout l’été pour vous assister en cas de besoin. Nous vous souhaitons un agréable mois d’août !
La Commission européenne lance ce 1er août 2024 son troisième appel Culture Moves Europe destiné à soutenir la mobilité individuelle des artistes et professionnel·le·s de la culture. Ouvert jusqu’au 30 novembre 2024 pour des projets à réaliser avant le 30 avril 2025, cette initiative va ainsi financer la mobilité de milliers de personnes, dont peut-être la vôtre ?
Morgane Batoz-Herges, spécialiste des enjeux européens liés à la culture et notamment de la mobilité, vous explique tout ce qu’il faut savoir sur ce nouvel appel et la manière de monter son dossier ! Dans le cadre du développement européen de la MEDAA, une séance d’information est organisée par la Scam et la SACD le vendredi 13 septembre 2024.
Le projet peut être porté par une personne ou par un groupe (de 2 à 5 personnes maximum) :
Le projet doit poursuivre deux des quatre objectifs proposés :
Attention ! La diffusion d’un spectacle ou d’une œuvre existante ne fait pas partie des objectifs !
Selon que le projet est porté par une seule personne ou un groupe, la durée éligible varie, et dans tous les cas ne débute qu’une fois la convention signée (prévoir a minima deux mois à partir de la deadline mensuelle: donc si vous remettez votre dossier pour la deadline du 31 octobre, votre projet ne peut pas commencer avant le 31 décembre) et ne peut être fragmentée :
Attention ! Il est nécessaire de bien réfléchir à la durée du projet car celle-ci ne sera pas revue par le jury en fonction du budget disponible au moment de la sélection mensuelle (un projet de 40 jours ne sera pas accepté à 30 jours par exemple mais simplement refusé). Pour information, lors du précédent appel, les projets de 7 à 14 jours représentaient plus des deux tiers des projets soutenus.
La bourse octroyée par Culture Moves Europe permet de couvrir :
D’autres dépenses sont éligibles :
À noter : ce troisième appel a élargi le champ de la mobilité virtuelle. Celle-ci concerne désormais:
– les projets dans un pays ne pouvant garantir la sécurité des personnes (qui y résident ou souhaitent s’y rendre);
– les personnes atteintes d’un handicap.
Dans ces deux cas de figure, le forfait prévu s’élève à 35€ par jour et par personne.
Le paiement s’effectue en deux tranches : 75% du montant total hors bonus jusqu’à 30 jours après la signature de la convention, le solde sera versé dans les 30 jours suivant l’acceptation du rapport final d’activité.
Tout se déroule EN ANGLAIS (le dossier sera évalué indépendamment du niveau d’anglais mais il doit être compréhensible) sur le portail GAP (Goethe-Application Portal), il convient donc de se créer un compte sur ce site, de s’y enregistrer comme « individual » (même pour les projets qui concernent un groupe), de sélectionner « Culture Moves Europe funding » puis « Call for Individual Mobility » et enfin d’y remplir les formulaires et d’y enregistrer les documents demandés.
Pour la demande de soutien
Liste des documents demandés par personne : document d’identité officiel, preuve de résidence dans un pays éligible, court CV, preuve de collaboration avec le partenaire à l’étranger daté et signé par un·e représentant.e (e-mail, lettre d’invitation) et pour les personnes concernées une preuve de la situation de handicap.
Un portfolio est demandé en outre par projet (et non par personne).
Pour le rapport final
Ce troisième appel est beaucoup plus court: les projets de mobilité doivent être achevés au 30 avril 2025.
Dans tous les cas, le rapport final est à remettre dans les 30 jours qui suivent la réalisation du projet et doit comporter une preuve du retour dans le pays de résidence. Il se compose de trois parties :
Quelques conseils
Tout dossier ne peut être déposé qu’une seule fois par appel. Pour être éligible et avoir les meilleures chances, il est vivement conseillé de :