En Mai 1981 plus précisément, vingt-quatre auteurs et autrices*, membres du comité de la Société des gens de lettres, créaient la Société civile des auteurs multimedia. Retour sur l’origine de la Scam qui fêtera ses 40 ans le 27 septembre !
Mai 2021, la Scam rassemble quarante-neuf mille auteurs de différents répertoires – documentaire audiovisuel et sonore, journalisme, web vidéo, littérature, traduction, photographie, illustration, bande dessinée – et perçoit près de cent dix millions d’euros de droits d’auteur.
Depuis son origine, la Scam a été de tous les combats pour défendre les droits des auteurs et les intérêts de la création : la mise en place du prix unique du livre issu de la loi Lang, l’instauration du droit de copie privée et du droit de prêt, la défense d’un audiovisuel public fort, celle aussi de la liberté d’expression, la lutte contre les accords du Gatt, puis de l’Ami, l’adoption de la directive européenne sur le droit d’auteur…
Elle a multiplié au fil des ans la signature de contrats avec les diffuseurs de plus en plus nombreux à exploiter les œuvres de son répertoire… jusqu’en Belgique et au Canada où elle a créé deux succursales.
Parallèlement, elle a développé une action culturelle ambitieuse au service de la variété de son répertoire. Après le succès de ses aides à l’écriture, portées par les Bourses Brouillon d’un rêve nées en 1992, la Scam a mis en place ses Étoiles du documentaire en 2005. Elle est également l’initiatrice de nombreux prix dont le Prix Joseph Kessel, le Prix Roger Pic, le Prix Christophe de Ponfilly, le Prix Marguerite Yourcenar, L’Œil d’or – Le Prix du documentaire à Cannes…
À l’heure de la maturité, une révolution numérique est à l’œuvre et de nouveaux défis sont ainsi à relever pour continuer à défendre les auteurs et autrices de demain. L’histoire de la Scam est l’histoire d’un combat de quelques auteurs voulant faire reconnaître leurs droits. En quelques décennies, le pari de quelques-uns est devenu l’avenir de toutes et tous.
« Quand la réalité dépasse la fiction »
La Scam fêtera son anniversaire sur la scène du Théâtre de la Porte Saint-Martin, le lundi 27 septembre à 20h. En un kaléidoscope de séquences narratives, visuelles, sonores, elle célèbrera son histoire, la richesse de son répertoire, la diversité de ses auteurs et autrices et le futur d’une société d’auteurs qui ne cesse d’anticiper.en compagnie, sur scène, des auteurices, Valérie Cordy, Olga Kravets, Marie NDiaye, Plantu, Laurent Richard, Sandrine Rigaud, Aurélie Sfez, Guy Seligmann…
Avec la complicité des équipes du Live Magazine
Retransmission en direct sur la page d’accueil du site de la Scam en France.
Au programme
« Quand la réalité dépasse la fiction »
par
Rémi Lainé, Laetitia Moreau et Guy Seligmann
« Mon pays qui n’existe plus que dans les films »
par la réalisatrice et lauréate 2021 du prix du Documentaire de la Scam
Mila Turajlic
« À la Une »
par le dessinateur de presse
Plantu
« Caméra Stylo »
par la photographe
Olga Kravets
« Google et moi »
par la traductrice
Estelle Renard
« Comme sa fille »
par l’écrivaine, lauréate du Prix Goncourt et du Prix Yourcenar
Marie NDiaye
« Mister Géopolitix »
par le créateur de chaine You Tube
Gildas Leprince
« Pegasus »
les rédacteurs en chef de Forbidden Stories
Laurent Richard & Sandrine Rigaud
« La chanson qui tue »
par la documentariste et productrice de radio
Aurélie Sfez
« Le documentaire, c’est l’art de voir l’océan dans une goutte d’eau »
par l’artiste numérique
Valérie Cordy
* Les membres fondateurs : Igor Barrère, Jean Bassan, Pierre Béarn, Daniel Bécourt, Jacques Bens, François Billetdoux, Jean-Jacques Bloch, Jean Blot, Charles Brabant, Pascale Breugnot, François Caradec, Didier Decoin, Philippe Dumaine, Hubert Knapp, Gilles Lapouge, Jacques Legris, Magali, Paul Mousset, Jacques Nels, Jean Rousselot, Guy Seligmann, Hélène Tournaire, Henri de Turenne et Roger Vrigny.
Raoul Cauvin nous a quittés ce 19 août 2021. Bernard Yslaire, scénariste et dessinateur belge, lui rend hommage.
J’avoue, cher Raoul, qu’il m’est difficile d’écrire un hommage à ta mémoire. Déjà, tu n’aimais pas les éloges. Tu rougissais le plus souvent, rappelant le talent de tes dessinateurs avant le tien. C’est vrai, je n’ai jamais rencontré de scénariste aussi gentil, aussi sincèrement humble que toi. Pourtant on t’a surnommé « monsieur 33% » des éditions Dupuis, pour ton apport annuel, toutes séries confondues, au chiffres d’affaires de Dupuis. Plus de 50 millions d’albums vendus… Accessoirement, un cœur gros comme ça, et un des fondateurs de ce Prix Diagonale en réponse à celui d’Angoulême, pour distinguer ces auteurs belges oubliés par les prix, la presse et les honneurs. Surtout « tes » dessinateurs.
Moi, je t’ai connu dès le premier jour à Spirou. J’avais quatorze ans, tu étais employé à la rédaction à mi-temps. « Monsieur photocopie » du 5e étage rue de Livourne faisait déjà les scénarios de Tuniques bleues, presqu’en t’excusant. Tu donnais l’impression de ne jamais travailler, que la BD c’était simple : faire rigoler les copains au boulot, sans se prendre la tête. Evidemment, beaucoup de critiques « parisiens » trouvaient que tes dialogues avaient trop l’accent belge et la platitude de notre pays. Tu peux sourire, j’ai même lu dans la presse aujourd’hui que certains te qualifient de génie. Mais qui a osé à cette époque, tirer une série de gags du quotidien d’un fossoyeur, d’un psy, des infirmières ou d’un flic ? De Militaires, d’ange-gardiens, mousquetaires et j’en passe ? Toi qui avait commencé avec Brétécher, qui dessinais tous tes scénarios sous forme de crobards, trahissant ton admiration de Reiser, tu prenais plaisir à les faire dialoguer de leurs angoisses très communes du café du commerce de Marcinelle. A ta manière, en héritier de Charlie et Hara Kiri, reconverti en gentil provocateur pour éternels enfants, tu donnais vie à des anti-héros bêtes et (pas vraiment) méchants. Peu ont relevé l’acuité du constat d’un assistant social, empathique à la médiocrité d’autrui car il ne se sent supérieur à personne. Anti-militariste bien sûr, mais pas assez pour déserter ses copains, tu cultivais cette indulgence pour l’incompétence, même quand la bêtise se dispute à la lâcheté et conduit à l’absurdité d’une guerre, d’une erreur médicale, d’une contravention abusive. Car tous tes acteurs exprimaient avec cette gouaille populaire, parfois même vulgaire, ta sincère tendresse de l’humain, capable du pire dans l’ordinaire, que tu excusais comme une banalité dont il vaut mieux en rire que de se lamenter.
Récemment dans la presse, un grand auteur de littérature belge a écrit à propos d’un cartooniste très connu, qu’il le faisait rire, mais qu’il ne pouvait le confondre avec un artiste. A savoir que l’Art apparaît dans l’après, dans la mémoire qui reste après la découverte de l’œuvre. Dit plus simplement, quand la musique de Mozart s’arrête, le silence qui suit est encore de Mozart… Alors qu’un gag de BD s’oublie pour lui aussi vite qu’il a fait rire. Tu veux que je dise, Raoul ? J’ignore ce qui définit un grand auteur, sachant trop que l’humour et la tendresse au contraire des larmes, n’ont jamais eu la reconnaissance des honneurs ni des musées. Mais cette petite musique que tu laisses dans la tête de ceux qui t’ont lu, je suis certain que ces millions de gens en sourient encore. Silencieusement.
Je suis le clown de Sa Majesté le peuple disait Chaplin qui n’a jamais reçu d’Oscar pour un de ses films. Je ne serais pas étonné que là-haut vous auriez quelques bonnes blagues à vous partager.
Bernard Yslaire
Henri Vernes nous a quittés ce 25 juillet 2021. Arnaud de la Croix, éditeur, enseignant et écrivain belge, lui rend hommage.
« Ne m’appelez plus commandant. »
Hommage à Henri Vernes
Henri Verne nous a fait rêver. « Le monde est mon royaume » était l’alléchante devise qui figurait sur les albums de bande dessinée adaptant les aventures de son héros. Avec lui, nous partions à la découverte de régions inconnues du globe, où l’on croisait parfois de dangereuses créatures, femmes de caractère à la beauté sulfureuse et au charme capiteux, Miss Ylang Ylang ou Tania Orloff, secrètement amoureuses de l’aventurier aux cheveux coupés en brosse, qui les appelait sempiternellement « petite fille ».
Macao, l’opium, les ports et les jonques pirates, les bouges et les rades, hantés de sombres silhouettes, se glissant furtivement dans l’ombre, susceptibles des pires méfaits : Thugs fanatiques, dacoïts sanguinaires… L’ambiance fantastique qui se dégageait des lieux devait beaucoup à l’un des écrivains qu’admirait Vernes, Jean Ray, le maître de Malpertuis (1943), que l’auteur en herbe, né Charles-Henri Dewisme à Ath en 1918, avait rencontré à Bruxelles sous l’Occupation. Vernes était, comme Bob et Bill, fidèle en amitié : c’est le succès foudroyant de son personnage, depuis La Vallée infernale en 1953, qui lui permit d’imposer à l’éditeur Marabout la réédition des chefs-d’oeuvre de Jean Ray. Une opération de sauvetage que Vernes réitéra en 1962 avec les Contes crépusculaires de Ghelderode.
A l’instar du fantastiqueur gantois, Vernes se rêva une vie de baroudeur et de bourlingueur, dont témoignaient dans son appartement bruxellois des objets singuliers, épée de paladin, chaise à porteurs où panoplie de chasseur de vampires. Ce rêveur nous a fait rêver, créant de toutes pièces une mythologie où Bill Balantine, Monsieur Ming, le quai Voltaire, la Jaguar type E et le whisky Zat 77 occupent une place de choix. Tout comme cette inoubliable réplique : « -Bill, je t’ai déjà dit de ne plus m’appeler commandant. – D’accord, commandant. »
Arnaud de la Croix
Récemment élue présidente du Comité belge de la Scam, Isabelle Rey a accepté de répondre à quelques questions pour revenir sur son parcours, les raisons qui l’ont poussé à s’engager à la Scam, et les chantiers qu’elle souhaite poursuivre et entreprendre durant son mandat.
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Retrouvez toutes les informations sur la composition, le fonctionnement et le rôle du Comité ici.
De : Samedi 01 Mai 2021 à 12:00Jusque : Samedi 01 Mai 2021 à 15:00
En participation au mouvement Still Standing for Culture… et parce que nous avons vraiment envie de vous revoir, la MEDAA ouvrira ses deux terrasses pour une action symbolique ce 1er mai, entre midi et 15h. Découvrez le programme !
L’événement débutera à 12h15 par une lecture d’extraits de Traces, un recueil de portraits de soignants des Hôpitaux Iris Sud écrits par Caroline Lamarche et photographiés par Gaël Turine lors de la première vague du COVID.
Premier mai oblige, nous clôturerons vers 14h30 par un moment plus politique, avec la lecture d’un texte écrit par Renaud Maes, Président du Comité belge de la Scam, et des cartes blanches d’auteurs et autrices.
Vous avez envie de lire un texte, dire quelques mots de solidarité, partager une réflexion, écrire ou dessiner quelque chose, laisser une trace… nous vous offrons des espaces pour ce faire : une scène ouverte et des grands panneaux où vous serez invité.es à vous exprimer, sur des thèmes proposés.
Un livre vous a permis de tenir pendant le confinement ? Un livre jeunesse a émerveillé vos enfants ? Vous avez redécouvert une pièce ? Une BD a pris une résonnance particulière et nouvelle durant cette période ? Un film vous donne de l’espoir en des lendemains qui chantent ?
Venez partager ces pépites : apportez un exemplaire d’un livre, cd, dvd, affiche… à échanger sur place, et repartez avec une autre œuvre sélectionné par un·e autre visiteur ou visiteuse.
Les portes seront ouvertes ce samedi 1er mai de 12h à 15h. Enfants accompagnés plus qu’admis, bienvenus !
Les normes sanitaires seront respectées, à ce titre nous vous demandons de bien vouloir noter que :
Si vous souhaitez participer à la scène ouverte et que vous savez déjà vers quelle heure vous comptez arriver, n’hésitez pas à vous annoncer afin que nous puissions organiser un accueil qui garantisse la sécurité sanitaire et le passage de chacun·e.
NB : Veuillez prendre connaissance de l’Avis au Public de Still standing for Culture.
Contact :
Voir toutes les activités prévues dans le cadre de Still standing for Culture.
De : Jeudi 24 Décembre 2020 à 12:00Jusque : Dimanche 03 Janvier 2021 à 23:59
? L’équipe de la Scam sera en congés et ne sera pas en mesure de vous répondre à partir du 24 décembre à midi jusqu’au 3 janvier. Nous vous retrouverons avec plaisir le 4 janvier dès 9h, et d’ici une permanence est assurée pour vos urgences.
Si vous avez besoin d’une réponse urgente d’ici là :
. pour toute question générale, merci de nous écrire à l’adresse
. pour vos urgences d’ordre financier, vous pouvez vous adresser à
Merci pour votre compréhension, à très bientôt et déjà très bonnes fêtes de fin d’année à toutes et tous ?
Serge Young nous a quittés. Quand cela sera possible, nous rendrons un hommage public et collectif à celui qui fut – au cours d’un riche et long parcours – Délégué général de la Scam et de la SACD en Belgique de 1966 à 1993, mais tenons à honorer sa mémoire. Son amour et son engagement passionné pour les arts, les créateurs et les créatrices résonnera longtemps en nous.
Après avoir été directeur d’une galerie d’art, rédacteur en chef d’une revue sur les arts et responsable d’une librairie, il a pris la relève des deux agents de change qui jusqu’alors géraient les questions de droits d’auteur en Belgique, engagé par la SACD sur la suggestion du Comité belge d’alors, où siégeait déjà Charles Bertin qui en deviendra le président pour de nombreuses années de collaboration.
Il a su faire de ce simple comptoir une véritable société, d’abord modeste et familiale (il a d’ailleurs un temps résidé à l’étage au-dessus de son bureau, à l’époque situé dans un immeuble rue du Brésil), et qui a pris de plus en plus d’ampleur, devenant un lieu majeur de discussion et de rassemblement des créateurs et créatrices de Belgique francophone, et un interlocuteur important pour les pouvoirs publics et les opérateurs culturels.
Auteur lui-même, il était un amoureux des artistes et de la création. Secrétaire du CAD, il y avait notamment été attentif à ce que le « jeune théâtre » soit soutenu. On le croisait très souvent aux premières dans les théâtres où, alliant l’utile à l’agréable, il ne manquait pas de s’assurer que les questions de droits d’auteurs étaient réglées à la suite de son passage.
Souvent accompagné de son chien, toujours élégant et fin, généreux et exigeant, il a aussi eu la délicatesse de laisser la main et la transition se faire à son départ en 1993. Aujourd’hui encore, son esprit anime la MEDAA.
Les distinctions qu’il a reçues (Chevalier des Arts et Lettres, Chevalier de la Légion d’Honneur, Médaille Beaumarchais de la SACD…) en disent long sur son parcours, mais nous avons aussi souhaité donner la parole à des auteurs et autrices qui l’ont côtoyé, pour parler de lui et lui rendre un hommage que nous sommes heureux de partager ici.
. En souvenir de Serge, par Gérard Corbiau
. Trois images vivantes, par Luc Dellisse
. De Monsieur Young à Serge, par Jean-Pierre Dopagne
. de Laurent Duvilliers
. Une injonction, par Paul Emond
. Serge Young, par Luc Jabon
. de Marie Mandy
. Serge, par Marc Quaghebeur
Il y a autour de nous quelques anges gardiens chargés de préserver la création.
Ce sont des êtres précieux et rares. Serge Young en faisait partie.
C’est le souvenir ému que je garde de cet homme discret et plein de bonté qui avait mis sa vie au service des Auteurs.
Dans les années 70, je me souviens avoir été approché pour une rencontre à la SACD.
J’étais, à l’époque, réalisateur à la RTBF. De temps en temps, on me permettait de faire l’un ou l’autre essai sortant des sentiers battus, avec les moyens du bord, c’est-à-dire pas grand-chose.
Ce rendez-vous, faut-il le dire, m’impressionnait beaucoup. Tandis que j’attendais dans le couloir, une jeune dame, me voyant, me félicita. C’était Susy, l’épouse de Serge. Je fus bien sûr flatté du compliment. Très étonné aussi, mon travail au sein de la RTBF ne m’y avait pas habitué.
Puis, je rencontrai Serge, homme délicieux, attentif, ouvert et passionné par la création. Le contact fut immédiat. Très vite, il me bombarda vice-président de la SACD.
J’entrais ainsi dans cette belle maison des Auteurs. La création était au centre de chacune de nos discussions. C’était exaltant.
Et je me suis mis au service de la défense du droit d’Auteur.
C’est une chose que je dois à Serge, et dont je ne suis pas peu fier.
Merci Serge.
Attentif, disponible, cordial, mais en même temps soucieux de garder une distance intérieure. Il m’est apparu ainsi, dès la première fois. Cette distance faisait son charme certain. Sur une planète qui compte huit milliards d’êtres humains, les démonstrations trop explicites ont quelque chose d’étouffant. La civilisation consiste à ne pas confondre sympathie et intimité.
Serge Young était un être civilisé. Il s’intéressait à vous sans vous envahir, sans se mêler de votre sphère privée. Son talent était de faciliter la vie des auteurs, en leur fournissant des réponses simples et pratiques, en ouvrant son carnet d’adresses quand il pensait qu’un autre que lui serait mieux à même de vous aider. Il aimait aussi favoriser les rencontres, et quelques-unes de mes amitiés ont pris naissance dans son bureau tranquille de l’avenue Jules-César, où la SACD avait son siège alors.
Sa courtoisie un peu cérémonieuse était le contraire de l’indifférence : une manière de vous mettre à l’aise et de ne jamais vous prendre en otage d’une fausse convivialité.
Trois images de Serge Young, à trois dates séparées les unes des autres par du temps immobile, le résument à mes yeux : comme trois preuves d’une personnalité attachante et subtile, joyeuse et calme. La première, c’est à l’occasion d’un problème de droits radiophoniques que j’ai du mal à résoudre, et qu’il dénoue en deux coups de téléphone, car il aime la parole et y excelle. Son chien est couché à ses pieds, élégant comme son maître, un foulard vichy autour du cou. La conversation terminée, je me lève pour prendre congé et décroche au porte-manteau un ample imperméable alourdi par la pluie, c’est une matinée de giboulées. Serge vient à moi et m’aide à enfiler le vêtement incommode, tout en continuant à deviser.
La deuxième se situe six ou sept ans plus tard : je travaille au palais des Beaux-Arts, nous avons pris un rendez-vous à midi pour régler une question éditoriale. Il vient me chercher dans sa voiture décapotable, qu’il conduit avec circonspection. Son chien, sur l’étroite banquette arrière, regarde la ville défiler avec un flegme joyeux. Une fois installés à la table d’angle du restaurant, Serge me remet une lettre de deux pages qui répond aux principales questions qui me tourmentaient. Nous pouvons nous consacrer aux choses divines, la parole, la littérature, le vin, le soleil, jusqu’à la fin du repas. Il m’a déconseillé de demander du fromage : « Ce n’est pas le fort de cette maison. » Je revois son air de bonne foi innocente en faisant cette constatation.
La troisième a lieu en 2013. De passage à Bruxelles, je rends visite à une vieille dame de mes amies. Elle a improvisé un déjeuner auquel est conviée une connaissance commune, dont elle ne me dit pas tout de suite le nom : c’est une surprise. Intrigué, j’écoute le bruit de l‘ascenseur, quand le troisième convive a sonné. Je vois débarquer le Serge de toujours, à peine ralenti par l’âge, et pourtant il approche des 90 ans. Il est élégant, un peu frileux. Il nous raconte quelques anecdotes de la vie qu’il a menée en Provence. Il confesse en souriant la fierté qu’il éprouve pour son fils, évoque sa relecture récente des nouvelles de Marcel Thiry, décrit quelques figures de l’art contemporain : tout cela avec une sorte de délectation posée, de goût de vivre le jour présent sans rien renier de ses passions de jeunesse : et l’écriture est au centre de ses journées.
Nous avions convenu de nous revoir. Comme un idiot, j’ai laissé passer l’occasion d’une dernière rencontre avec ce témoin lucide. Mais la mémoire n’est pas une forme mineure des retrouvailles, et les trois images qui me sont venues, au seul déclic de son nom, ont l’éclat d’un nouveau rendez-vous.
Monsieur Young, au début des années 1980, m’a invité en tant qu’auteur à poser ma candidature au Comité belge.
Serge Young, quelques années plus tard, m’a proposé de rejoindre l’équipe administrative de la SACD : il y créait le poste de délégué pour la Wallonie.
Serge, enfin, au cours de ces décennies, m’a partagé, outre son compagnonnage professionnel, une amitié intellectuelle et artistique.
Pour intégrer l’administration de la SACD, j’ai abandonné ma fonction de professeur. Pourtant je n’ai pas eu l’impression d’avoir changé de métier. Le rôle que Serge voulait me voir jouer, c’était celui d’enseigneur du droit d’auteur. Je parcourais plus de 60.000 kilomètres par an, de Liège à Mouscron et de Mons à Arlon, pour expliquer ou rappeler aux utilisateurs du répertoire théâtral que le droit d’auteur n’est pas une taxe mais la rétribution d’un travail artistique et que, derrière toute œuvre, il y a un créateur, un être humain.
L’humain : ainsi pourrais-je résumer Serge – même dans les situations les plus tendues, comme les atteintes au droit moral ou les contentieux financiers. Portant lois et arguments à bout de bras comme des lances aiguisées avec sagesse, il allait à la rencontre des contestataires et des fraudeurs. La relation personnelle était son arme et son credo, à travers un dialogue calculé où la rigueur et la détermination côtoyaient le charme et l’élégance.
Une élégance très british, alliant le plaisir de la table et l’art de la conversation. Grand lecteur, écrivain à ses heures et dessinateur de fine plume, il pouvait emmener son interlocuteur, avec une égale aisance, sur les sentiers de la peinture, de la littérature, du cinéma ou du théâtre.
C’est peut-être – c’est sûrement – pour cette raison qu’il a si bien défendu les auteurs : il aimait les arts et il aimait les artistes. Pour lui, un auteur n’était pas un numéro de dossier.
Ma première rencontre avec Serge Young eut lieu vers les années 1970. Serge Young succédait à l’agence de perception de droits d’auteur en Belgique » Tourtois et Duvez » deux agents semblables aux Dupont, Dupond d’Hergé. L’arrivée de Serge Young à la Société des gens de lettres fut pour moi une révélation. J’avais été frappé par l’intensité de ses yeux clairs et sa prestance, ayant été libraire, il avait le goût des livres, il était donc naturel qu’il soit l’agent de la SGDL pour les feuilletons dans la presse et les œuvres littéraires diffusées à RTBF.
Au début des années 80, il m’a présenté son fils Frédéric, jeune journaliste pour qu’il travaille à la Scam pour les droits audiovisuels, câbles etc… Ce fut pour moi une merveilleuse collaboration et on sait aujourd’hui le parcours magnifique de Frédéric, qui faisait la fierté de son père.
Je recevais tous les ans de Serge, une carte de vœux qui était un dessin original de sa plume qui faisait mon admiration :
Serge était un extraordinaire dessinateur de la femme aimée à la nature végétale.
Toutes ses qualités se révélaient dans ses dessins : la précision, la distanciation, la poésie, la pudeur et la sensualité.
J’aimais entendre sa voix lorsqu’il m’appelait… elle était musicale parce que très bien posée.
Je garderai de lui un souvenir très ému et ce avec toute mon affection pour son fils Frédéric.
Serge Young nous a quittés… Je viens d’apprendre la bien triste nouvelle et aussitôt ce souvenir : 1990, il y a trente ans déjà, le téléphone sonne, c’est lui, sa voix chaleureuse : « Bonjour Paul. Pourrais-tu passer à mon bureau un de ces prochains jours ? J’ai à te parler. » Nous prenons rendez-vous.
Les bureaux de la SACD se trouvent encore avenue Jules César, un appartement dans un immeuble moderne. « Paul, sais-tu que la SACD a créé à Paris un fonds Beaumarchais qui accorde des bourses importantes aux auteurs de théâtre ? Aucun belge n’en a reçu encore. Tu dois postuler. »
Il me regarde. Ce « tu dois » est dans sa bouche une injonction, certes on ne peut plus amicale, mais une injonction, pas une proposition, pas une suggestion. Ce qu’il fait avec cette élégance qui lui est propre, mélange de courtoisie et de fermeté. Il me dit le montant octroyé. Je tombe des nues. Les bourses que l’on peut recevoir en Belgique n’atteignent pas le dixième de cette somme. Je me dis qu’il y a erreur, que je ne présente pas le requis nécessaire pour y prétendre.
– Mais Serge, tu sais comme moi que je n’ai que deux pièces représentées. Tu crois vraiment que… ?
– Tu dois postuler. Tu as certainement un projet en cours. J’attends ton dossier dans une semaine.
Je me revois sortant de la SACD, m’arrêtant sur le trottoir. Je me dis que je rêve. Il y a des moments où on sent que tout va basculer. Je me sens des ailes. Je postule. J’obtiens la bourse.
Je ne sais si Serge a fait partie du jury mais je devine son rôle dans cet octroi. Grâce à lui, brusquement, un tas de choses deviennent possibles. Le temps libre dont je bénéficie dans les longs mois qui suivent me permettent d’écrire deux de mes pièces qui vont être les plus jouées. Ce qui, par effet boule de neige, provoque un enchaînement de rencontres et de commandes qui seront déterminantes jusqu’à aujourd’hui. Bien plus : par effet boule de neige également, cette même bourse me permet tout autant de changer de boulot et d’en pratiquer un bien qui sera bien plus compatible avec mon travail d’écrivain.
Merci, Serge. Sans doute, n’as-tu jamais su vraiment à quel point tu as changé ma vie. Merci d’avoir été ce délégué général si attentif, si bienveillant. L’ami des auteurs.
Il y a des personnalités que nous croisons au cours de notre vie, puis qui s’éloignent de nos champs d’activité professionnelle. Non pas parce que leur destin nous est devenu indifférent, mais tout simplement parce qu’elles – et nous-mêmes – prennent d’autres chemins de traverse.
Leur soudaine disparition, étrangement, nous les rende à nouveau très proche.
Ainsi de Serge Young.
Je l’ai rencontré fin des années 70, au moment où mon travail de scénariste prenait de l’ampleur, aux côtés de cinéastes comme Gérard Corbiau, Marian Handwerker ou Pierre Manuel. Je tenais à m’inscrire dans une société de gestion collective pour défendre mes droits. Je me suis ainsi rendu au siège de la SACD, à l’époque, avenue Jules César à Woluwé.
Serge recevait toujours ses invités avec courtoisie et élégance. Pour permettre à un néophyte comme moi de comprendre le monde du droit d’auteur, il en décrivait patiemment les arcanes dans une langue très fleurie, passant de Beaumarchais aux dernières avancées à ne pas oublier d’inscrire dans les contrats.
Le temps ne comptait pas. Son bureau côtoyait un petit salon où des fauteuils nous accueillaient, sans oublier un café et la célèbre boîte de biscuits… encore présente aujourd’hui. C’était, au fond, très familial.
Grâce à lui, je suis entré dans un monde que je n’ai plus jamais quitté : celui de la protection des droits des autrices et des auteurs.
Je ne peux qu’encore le remercier et, de cette lisière infranchissable qui nous sépare, le saluer.
J’étais encore une toute petite fille quand Serge Young eût l’idée d’ouvrir à Bruxelles une antenne de la SACD parisienne. Visionnaire, il savait que pour que la création se développe en Belgique francophone, il fallait un lieu où les écrivains, les cinéastes, les penseurs puissent se faire conseiller, se croiser et il a été cet homme accueillant, intelligent et courtois qui a offert cette première maison aux artistes, d’abord pour les auteurs dramatiques, et plus tard pour les écrivains et cinéastes via la SGDL et la Scam. Quand, jeune étudiante, même pas encore cinéaste, je me rendais au « fameux cocktail annuel », drôlement intimidée par le côté steif et stylé de cette réception, j’avais l’impression que je rentrais dans une société secrète. J’aimais m’y rendre pour y croiser des intellectuel.le.s que j’admirais et j’espérais un jour faire partie de ce sérail. Serge, esthète élégant, diplomate et courtois était toujours là pour m’accueillir de son grand sourire et me mettre à l’aise, il encourageait les créateurs débutants avec enthousiasme, nous expliquant avec finesse comment naviguer dans cette galaxie compliquée qui deviendrait la nôtre au fil des années. Généreux, charmant, il prodiguait ses conseils avec attention et intérêt.
Plus tard, quand il est parti s’installer dans le Sud de la France, je l’ai revu régulièrement à l’ombre d’un platane, et il me montrait ses dessins à l’encre, si fins et délicats. Nous bavardions, avec Suzy aussi, et Serge était toujours curieux de ce qui arrivait à tous ceux qu’il connaissait, demandant des nouvelles de toutes et tous.
La Belgique est sans doute le seul pays où l’on est délégué général de la Scam et de la SACD de père en fils… et cette filiation a insufflé une énergie toute particulière, peut-être est-ce pour cela qu’à la Maison des Auteurs et Autrices je me suis toujours sentie en famille.
Et toi, Frédéric tu suis dignement ce père qui fut certainement très inspirant. Bon voyage à Serge, et affectueuses pensées à Suzy, à toi Frédéric et à tes enfants.
Le seul prononcé de ton prénom entraîna toujours chez moi le surgissement doux et quelque peu mystérieux de ta grâce ; de ta présence.
Grâce, oui, tel est le mot. Aussi bien de l’approche physique et morale qui se dégageait de toi dès la première rencontre.
Une évidence de chartreux attentif et discret, en somme. Ton rayonnement subtil se prolongeait bien au-delà des au-revoir. Comme sans y toucher.
Quelque chose d’essentiel. Presque d’atemporel.
Te rencontrer, c’était se laisser empreindre par un univers personnel comme par un monde que tu incarnais mieux que quiconque. Il paraît de plus en plus lointain.
Loin d’être guindé comme chez d’autres, ce monde du premier après-guerre était chez toi aimable, enveloppé et enveloppant. Un monde de culture, de savoir-vivre, différent de celui des salons mais pouvant parfaitement s’y inscrire et s’y mouvoir.
Cette manière te rapprochait de Géo Norge ou de Paul Willems.
Les dessins que tu ramenais de tes immersions provençales laissent clairement voir cet enracinement dans un véritable espace et une lumière non cinglante. Toujours précis, mais produisant un relief feutré, ils étaient pour toi comme pour tes amis une sorte de regain.
La littérature constituait l’autre facette de ta vie. Intérieure aussi bien qu’extérieure. Tu la fis tout d’abord partager à un public choisi dans ton activité de libraire, puis dans la croissance et le rayonnement de la société des auteurs. Tu modelas celle-ci de ta main au point de la rendre différente de ses consœurs.
Pour toi, elle devait incarner à la fois l’univers de la Belgique comme celui de la culture française. Une certaine civilité. Lieu de défense des droits des écrivains, certes, mais tout autant de rencontres et de reconnaissance d’esthétiques parfois très contrastées.
Avec Jean Tordeur, Jean Mogin, Jean Sigrid ou Charles Bertin, tu partageais la mémoire de l’invention culturelle des années qui suivirent la Libération à Bruxelles. Aux œuvres de Jean Louvet ou René Kalisky, la SACD donna des coups de projecteurs plus qu’utiles.
Tu voulus créer un milieu, un lieu de circulation de la culture francophone en Belgique. Ce n’était pas celui des réseaux ni des échanges que les GAFA formatent dans l’aujourd’hui.
Dans ce contexte qui était encore celui des années 80, tu songeas à la création d’un Prix et me demandas le nom qu’il me semblait devoir lui donner. Je te proposais le nom de Maurice Maeterlinck. Il te parut aussi évident qu’à moi.
« Si j’étais Dieu, j’aurais pitié du cœur des hommes », dit le vieil Arkel au final de Pelléas et Mélisande. C’est à la création d’un habitus qui eût permis d’atténuer ce dur constat que tu t’es employé.
Merci Serge. Poursuivons ce chemin-paysage qui est celui d’une sagesse.
Cet article présente la politique de Confidentialité de la succursale de la Scam en Belgique, ci-après dénommée la Scam en Belgique, en matière de communication d’informations sur ses activités.
La Scam est une société civile ayant la qualité d’organisme de gestion collective à but non lucratif.
Elle est régie par les dispositions des articles 1832 et suivants du Code civil et par le titre II du livre III du Code de la propriété intellectuelle (CPI). La Succursale belge de la Scam est régie par le titre XI du code de droit économique.
C’est dans un cadre très règlementé que la Scam réalise sa mission principale de percevoir et répartir à ses auteurs membres, ou aux ayants droit qui lui ont donné mandat, les redevances de droit d’auteur qu’elle collecte auprès des exploitants des œuvres de son répertoire, dans le domaine littéraire et dans le domaine audiovisuel.
La Scam accorde une grande importance à la protection des données à caractère personnel. Elle met en œuvre des mesures techniques et organisationnelles pour assurer la protection effective de vos données en conformité avec la règlementation applicable.
Avec l’entrée en application du Règlement Général relatif à la Protection des Données (ci-après « RGPD » ou, en anglais, General Data Protection Regulation « GDPR »), la Scam a désigné un Délégué à la Protection des Données (ou Data Protection Officer, ci-après « DPO »). Le DPO, qui a remplacé le CIL, a vu ses missions renforcées par le RGPD pour assurer la conformité, aux obligations prévues par la règlementation, des traitements de données personnelles.
Une donnée personnelle est une information qui permet d’identifier une personne physique, directement (par exemple : nom, prénom, adresse, etc.) ou indirectement, notamment par référence à un identifiant (par exemple, celui qui permet d’accéder à un service ou un espace).
Les présentes conditions générales régissent les différents services qu’elles couvrent. Elles sont soumises au droit belge.
Les présentes conditions générales portent sur la collecte et le traitement par la succursale belge de la Scam des données personnelles afin de réaliser et remplir ses différentes missions décrites dans le présent document conformément à ses statuts et aux règlementations qui lui sont applicables.
La Scam est responsable de ces traitements.
Vos données sont destinées aux services internes de la Scam, le cas échéant à ses partenaires (association, fondation ou fonds de dotation) dans les organes de direction desquels elle siège, à ses filiales qui réalisent des prestations pour son compte aux fins de réalisation de ses missions et ainsi qu’aux prestataires de services intervenant pour le compte de la Succursale belge de la Scam (notamment les partenaires web).
Vos données ne font l’objet d’aucune cession, ni concession, à des tiers, que ce soit à titre gratuit ou onéreux. La Scam est en effet une société civile à but non lucratif qui n’effectue aucune exploitation commerciale de vos données.
Les durées de conservation de vos données sont précisées au point 9 des présentes conditions générales d’utilisation, sans préjudice des durée des prescriptions légales applicables en cas de litige, et le cas échéant pendant la durée d’exploitation des droits de vos œuvres.
Les informations relatives aux traitements des données personnelles effectués par la Scam dans le cadre des services figurent dans les présentes générales.
Les informations relatives aux traitements des données personnelles sont recueillies et traitées sur les bases dans le point 9 des présentes conditions générales d’utilisation.
Conformément à la règlementation relative à la protection des données (RGPD), vous disposez des droits suivants :
• Un droit d’accès (et avoir ainsi la confirmation du traitement de vos données et le cas échéant obtenir les informations le concernant),
• Un droit de rectification (aux fins de mise à jour de vos données),
• Un droit à l’effacement, ou « droit à l’oubli » (et obtenir ainsi la suppression de vos données notamment lorsqu’elles sont inexactes, incomplètes, périmées),
• Un droit à la limitation du traitement (pour demander à ce qu’il ne soit pas fait usage de vos données dans les cas prévus par la règlementation),
• Un droit d’opposition (pour des raisons tenant à votre situation particulière, vous pouvez vous opposer au traitement de vos données),
• Un droit à la portabilité (pour recevoir, lorsque ce droit est applicable, les données personnelles que vous avez fournies, dans un format structuré, couramment utilisé et lisible par machine, notamment pour transmission à un autre responsable de traitement).
• Le droit de retirer votre consentement à tout moment (lorsqu’il a été recueilli pour sur base de légale) lorsqu’il constitue la base légale du traitement.
• Le droit de définir des directives relatives au sort de vos données après votre décès
• Le droit de se désinscrire de la newsletter à tout moment directement en nous écrivant à l’adresse
Pour mettre en œuvre vos droits :
En cas de doute sur l’identité de la personne qui exerce ses droits, des informations supplémentaires pourront être demandées pour confirmation de l’identité.
• vous pouvez vous rendre dans la rubrique « gérer mon profil » lorsque vous bénéficiez d’un espace personnel, et effectuer par exemple les modifications que vous souhaitez apporter,
• vous pouvez adresser votre demande au Délégué à la Protection des Données (DPO) qui la transmettra le cas échéant au service(s) concerné(s) :
1. par voie postale :Succursale belge de Scam – DPO, rue du Prince Royal 87 à 1050 Bruxelles
2. par courriel à
En cas de doute sur l’identité de la personne qui exerce ses droits, des informations supplémentaires pourront être demandées pour confirmation de l’identité.
• Vous pouvez également adresser une réclamation auprès de la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL) ou par l’autorité de contrôle de protection des données belge pour les traitements de données effectuées par la succursale belge de la SACD.
La succursale belge de la Scam garantit la sécurité (intégrité et confidentialité) de vos données personnelles. Elles sont protégées notamment contre l’accès non autorisé, l’utilisation illégitime, la perte et des modifications non autorisées.
Pour cela, nous utilisons des techniques et des procédures de sécurisation que nous ne détaillons pas sur cette page pour des raisons de sécurité.
Sachez toutefois que sur les plans physique, technique et organisationnel, les mesures appropriées sont prises afin de garantir un niveau de sécurité adapté aux risques.
L’ensemble des éléments constituant le site internet et les informations de la Succursale belge de la Scam (textes, graphismes, logiciels, photographies, images, sons, vidéos, plans, logos, marques, créations et œuvres protégeables diverses, bases de données, etc…) ainsi que le site lui-même, relèvent des législations françaises et internationales sur la propriété intellectuelle et plus précisément, le droit d’auteur, les droits voisins du droit d’auteur (notamment le Code de droit économique belge) et le droit des marques.
Ils sont la propriété exclusive de la Scam, hormis les éléments réalisés par des intervenants extérieurs à la Succursale belge de la Scam n’ayant pas cédé leurs droits de propriété intellectuelle. Les présentes conditions générales ne confèrent aucun droit de propriété sur le site internet de la Succursale belge de la Scam ou sur l’un quelconque de ses éléments.
En conséquence, toute personne qui accède à ces éléments et utilise ses services, s’engage notamment :
• A ne pas intégrer tout ou partie du contenu du site internet de la Succursale belge de la SACD dans un site tiers, que ce soit à des fins commerciales ou non,
• A ne pas reproduire les informations figurant sur le site internet de la Succursale belge de la Scam sur des supports de toute nature permettant de reconstituer tout ou partie des fichiers d’origine.
Sous réserve notamment des articles des exceptions prévues par le code de droit économique, toute utilisation non expressément autorisée du site internet de la Succursale belge de la Scam ou de l’un quelconque de ses éléments entraîne une violation des droits de propriété intellectuelle et constitue une contrefaçon. Elle peut aussi entraîner une violation du droit à l’image, du droit des personnes ou de tous autres droits et réglementations en vigueur. Elle peut donc engager la responsabilité civile et/ou pénale de son auteur.
La Scam se réserve la possibilité de saisir toutes voies de droit à l’encontre des personnes qui n’auraient pas respecté les interdictions contenues dans le présent article.
Les présentes conditions générales relatives aux données personnelles sont soumises aux dispositions de la loi du 30 juillet 2018 relative à la protection des personnes physiques à l’égard des traitements de données à caractère personnel ainsi qu’au règlement (UE) 2016/679 de la Commission et du Parlement européen du 27 avril 2016 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données, et abrogeant la directive 95/46/CE (règlement général sur la protection des données).
La Succursale belge de la Scam se réserve le droit de modifier et de mettre à jour les conditions générales d’utilisation à tout moment. Chaque nouvelle version des conditions générales d’utilisation, numérotée et datée, entre en vigueur à compter de la date de sa mise en ligne sur le site internet de la Succursale belge de la Scam. Elle s’applique dans les conditions décrites au paragraphe ci-dessus.
Vous êtes donc invité(e) à consulter régulièrement les mentions légales et les conditions générales d’utilisation en vigueur au moment de votre accès au site internet, à partir de la page d’accueil, ou de toute autre page.
Sans préjudice des conditions générales applicables par la Scam aux différents services qu’elle assurent, les présentes conditions générales s’appliquent aux services assurés plus particulièrement par la succursale belge de la Scam qui couvrent :
– La gestion des relations précontractuelles avec les membres potentiels
– Les campagnes d’information à l’égard de nos membres et non-membres
– L’octroi de bourses accordées aux membres
– L’envoi de communiqués de presse
– La gestion des données des membres
– L’envoi de mails par des visiteurs du site internet aux services de la succursale belge de la Scam
– La gestion des avis des personnes sur des nos services
– La gestion des litiges avec les membres et les utilisateurs de nos répertoires
– Le site internet
Le tableau ci-dessous répertorie précisément les finalités d’utilisation de vos données personnelles par la succursale belge de la Scam, le fondement juridique correspondant et la durée de conservation.
Le site internet de la Succursale belge de la Scam a pour objet d’apporter aides, informations pratiques et toute l’actualité aux auteurs afin de protéger leurs droits, et d’offrir différents services aux auteurs et aux exploitants des œuvres.
Le site internet de la Succursale belge de la Scam s’adresse également à tous les publics qui s’intéressent ou suivent les questions relatives au droit d’auteur en Belgique principalement.
Le site internet de la Succursale belge de la Scam est accessible à l’adresse URL www.scam.be, 24h/24, 7 jours/7, sauf cas de force majeure, pannes informatiques, opérations de maintenance, de mise à jour ou de problèmes liés aux réseaux de télécommunication.
L’accès, les informations et les services proposés sur le site internet de la Succursale belge de la Scam sont gratuits. Le bénéfice de certains services peut toutefois être conditionné par un paiement.
Certains services du site internet sont publics : ils sont ouverts à toute personne.
L’utilisation de ces services peut nécessiter la création d’un compte (identifiant et mot de passe), selon les modalités du service concerné.
Des espaces du site internet de la Succursale belge de la SACD sont réservés, notamment à ses membres, aux ayants droit, aux exploitants des œuvres de son répertoire ou encore à d’autres organismes de gestion collective. Des conditions et modalités particulières sont nécessaires pour accéder et bénéficier d’un espace personnel. Pour les connaître, nous vous invitons à vous rendre sur les pages correspondantes du site internet.
Certains services ouverts au public (ci-après « service(s) ») sont également proposés dans les espaces personnel (ci-après « espace(s) »). Il convient alors de s’y connecter pour en bénéficier.
L’identifiant et le mot de passe nécessaires pour accéder aux espaces et services sont personnels et strictement confidentiels. A ce titre, vous devez vous en réserver l’usage exclusif.
Toute action sur le site internet à l’aide de vos identifiants et/ou mot de passe est considérée avoir été opérée par vous. Vous êtes seul(e) responsable des conséquences qui pourraient résulter de leur communication à des tiers.
Vous vous engagez à informer immédiatement la Succursale belge de la Scam de toute utilisation non autorisée de votre identifiant et/ou de votre mot de passe, et plus généralement de toute atteinte à la sécurité du site internet de la Succursale belge de la Scam dont vous auriez connaissance.
• À l’occasion de votre visite du site internet, la Scam collecte et traite des données personnelles qui vous concernent, sur la base l’intérêt légitime (ex. cookies de mesure d’audience)
• Le traitement des données personnelles que constituent les cookies et la durée de leur conservation sont précisés ci-après.
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• En cas d’impossibilité d’accès aux espaces et services en ligne, notamment en raison de problèmes techniques et ce quelles qu’en soient l’origine et la provenance,
• En cas de dommages directs ou indirects qui vous seraient causés, quelle qu’en soit la nature, résultant du contenu, de l’accès ou de l’utilisation du site internet,
• En cas d’utilisation anormale ou d’une exploitation illicite du site internet de la Scam. Vous êtes seul(e) responsable des dommages causés aux tiers et des conséquences des réclamations ou actions qui pourraient en découler. Vous renoncez également à exercer tout recours contre la Scam dans le cas de poursuites diligentées par un tiers à votre encontre du fait de l’utilisation et/ou de l’exploitation illicite du site.
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La Scam décline toute responsabilité en cas de perte de votre identifiant et/ou mot de passe ou en cas d’usurpation de votre identité.
Le traitement des données personnelles, telles que le nom, l’adresse, l’adresse électronique ou le numéro de téléphone d’une personne concernée, doit toujours être conforme au règlement général sur la protection des données (GDPR) et conformément à la protection des données spécifique au pays. Par le biais de cette déclaration de protection des données, notre organisation souhaite informer le grand public de la nature, de la portée et du but des données personnelles que nous collectons, utilisons et traitons dans le cadre de notre politique de communication d’informations. En outre, les personnes concernées sont informées, au moyen de la présente déclaration de protection des données, de leurs droits.
En tant que responsable du traitement de données, la Scam en Belgique a mis en place de nombreuses mesures techniques et organisationnelles pour assurer la protection la plus complète des données personnelles traitées.
Dans cette déclaration de protection des données, nous utilisons, entre autres, les termes suivants:
a) Abonné
Personne recevant nos newsletters.
b) Consentement
Le consentement de l’abonné est une indication librement donnée, spécifique, informée et non équivoque des souhaits de l’abonné par laquelle, par une déclaration ou par une action affirmative claire, elle marque son accord sur le traitement des données personnelles le concernant.
c) Données personnelles
Au sens de la présente déclaration, les données personnelles désignent toute information relative à une personne physique identifiée ou identifiable («personne concernée»). Une personne physique identifiable est une personne qui peut être identifiée, directement ou indirectement, en particulier par référence à un identifiant tel qu’un nom, un numéro d’identification, des données de localisation, un identifiant en ligne de cette personne.
d) Newsletter :
Le terme Newsletter recouvre les contenus suivants : bourses et appels à projets, invitations à des projections, conférences, débats, rencontres, fêtes, informations professionnelles, campagnes de mobilisations et pétitions. Ne sont pas comprises dans cette définition les communications que les sociétés de gestion collective doivent effectuer en application des dispositions du Code de droit économique, de nos statuts et règlement général, telles que, notamment, les convocations aux assemblées générales de la Scam, les demandes, informations et tout document relatifs à la gestion collective de vos droits et de vos œuvres.
e) Responsable du traitement
Le Responsable du traitement est la personne physique ou morale, l’autorité publique, l’agence ou tout autre organisme qui, seul ou conjointement avec d’autres, détermine les finalités et les moyens du traitement des données à caractère personnel; lorsque les finalités et les moyens d’un tel traitement sont déterminés par le droit de l’Union ou de l’État membre, le responsable du traitement ou les critères spécifiques de sa nomination peuvent être prévus par la législation de l’Union ou des États membres.
f) Tierce personne
Un tiers est une personne physique ou morale, une autorité publique, une agence ou un organisme autre que la personne concernée, le responsable du traitement, le sous-traitant et les personnes autorisées à traiter des données à caractère personnel directement sous l’autorité du responsable du traitement.
g) Traitement
Le traitement est une opération ou un ensemble d’opérations effectuées sur des données personnelles ou sur des ensembles de données personnelles, que ce soit par collecte, enregistrement, organisation, structuration, stockage, adaptation ou modification, récupération, consultation, utilisation, mise à disposition, alignement ou combinaison, restriction, effacement ou destruction.
Le Responsable du traitement aux fins du règlement général sur la protection des données (GDPR), d’autres lois sur la protection des données applicables dans les États membres de l’Union européenne et autres dispositions relatives à la protection des données est :
Scam
Rue du Prince royal 87
1050 Bruxelles
Belgique
Téléphone: 02 551 03 48
Email:
Site web: www.scam.be
Nous collectons des données personnelles de la manière suivante :
– Les membres et mandataires de la Scam en Belgique sont abonnés automatiquement à la newsletter de leur société.
– Sur une page du site www.scam.be, toute personne a la possibilité de s’abonner à la newsletter de notre société. La newsletter ne peut être reçue par l’abonné que si l’abonné dispose d’une adresse e-mail valide. Un e-mail de confirmation sera envoyé à l’adresse e-mail enregistrée par une personne concernée pour la première fois pour l’envoi d’un bulletin d’information, pour des raisons juridiques, dans le cadre de la procédure de double opt-in. Cet e-mail de confirmation est utilisé pour prouver que le propriétaire de l’adresse e-mail en tant que personne concernée est autorisé à recevoir la newsletter.
Les données personnelles suivantes nous sont communiquées :
Le nom, le prénom, l’adresse électronique.
La newsletter de la Scam en Belgique contient des pixels de suivi. Un pixel de suivi est un graphique miniature intégré dans ces e-mails, qui sont envoyés au format HTML pour permettre l’enregistrement et l’analyse des fichiers journaux. Cela permet une analyse statistique du succès ou de l’échec des campagnes de marketing en ligne. Sur la base du pixel de suivi intégré, la Scam en Belgique peut voir si et quand un e-mail a été ouvert par une personne concernée, et quels liens dans le courrier électronique ont été appelés par les personnes concernées.
Lors de l’inscription à la newsletter, nous stockons également l’adresse IP du système informatique attribué par le fournisseur d’accès Internet (FAI) et utilisée par l’abonné au moment de l’enregistrement, ainsi que la date et l’heure de l’enregistrement. La collecte de ces données est nécessaire afin de comprendre l’utilisation abusive (éventuelle) de l’adresse e-mail d’une personne concernée à une date ultérieure, et sert donc l’objectif de la protection juridique du responsable du traitement.
La Scam en Belgique informe régulièrement ses membres et les autres professionnels sur les activités de notre société par l’utilisation de sa Newsletter.
Les données personnelles recueillies dans le cadre d’une inscription à la newsletter seront utilisées pour :
– envoyer nos newsletters,
– permet une analyse statistique du succès ou de l’échec des campagnes d’information (voir si et quand un e-mail a été ouvert par une personne concernée, et quels liens dans le courrier électronique ont été appelés par les personnes concernées).
– informer les abonnés par e-mail, dans la mesure où cela est nécessaire pour le fonctionnement du service de newsletter ou d’inscription en question, en cas de modification de l’offre de newsletter, et en cas de changement de circonstances techniques.
– stocker et analyser les données personnelles collectées dans les pixels de suivi contenus dans les newsletters par la Scam en Belgique afin d’optimiser l’envoi de la newsletter, ainsi que d’adapter encore mieux le contenu des futures newsletters aux intérêts de la personne concernée. Ces données personnelles ne seront pas transmises à des tierces personnes, sous réserve des sous traitants et prestataires avec lesquels nous travaillons pour vous adresser ces newsletters.
Il est également possible de se désinscrire de la newsletter à tout moment directement sur le site de la Scam en Belgique, en nous écrivant à l’adresse
Il n’y aura aucun transfert de données personnelles collectées par le service de newsletter à des tiers, sous la seule réserve de sous-traitants et prestataires avec lesquels nous gérons, organisons et préparons l’envoi par mail de notre newsletter.
Riches de toutes les écritures qu’elles représentent, la SACD et la Scam vous proposent des regards croisés entre des auteurs et des autrices. Pour multiplier les points de vue, confronter les idées, offrir des variations sur un thème… Ici, Fabrice Kada décrit son espace idéal pour travailler. En extérieur, ailleurs ou chez soi, chacun.e trouve sa place pour écrire.
« Elle n’est pas très grande. À vrai dire, c’est la plus petite pièce de la maison. On l’appelle généralement « le bureau » ou « la bibliothèque ». Pour mon fils, c’est « la pièce à livres ». Il aime quand j’y travaille le soir, après le rituel de l’histoire. Proche de sa chambre, ma présence le rassure pour s’endormir.
Quand je me suis installé ici il y a quelques années, cet espace est le premier que j’ai aménagé. Je ne suis pas particulièrement bricoleur. Pour cette pièce pourtant, il m’a semblé essentiel de tout faire de mes mains. La vieille moquette a fait place à un nouveau plancher. Un rouge ocre et chaleureux a remplacé le papier peint à fleurs décoloré. Les premiers mois, je me levais souvent à l’aube le dimanche pour aller chiner dans les brocantes. J’ai fini par trouver ce que je cherchais. Pas grand chose finalement : un fauteuil, une lampe, un bureau. L’essentiel est venu juste après : la construction d’étagères pour ranger mes livres. J’ai vraimentapprécié ces moments passés à scier, poncer et vernir le bois. Aujourd’hui, les murs de la pièce ont pratiquement disparus à la vue, remplacés par des rangées de romans, essais, dictionnaires, atlas, livres illustrés, bandes dessinées.
Sur la porte est affichée une carte postale sur laquelle on peut lire ces mots : « Entrée d’un palais imaginaire »*. C’est exactement ça. L’espace est entièrement dédié à cette seule fonction : faire de la place à l’imagination par la lecture et l’écriture. Avec le temps, cette chambre est devenue un espace quasi sacré.
Entrer ici, c’est se rendre disponible à la rêverie et à la création. C’est un état d’esprit. Cette ouverture vers les mondes de l’esprit est encouragée par la présence bienveillante des livres. Les ouvrir inspire. Leur simple présence rassure.
« La pièce à livres » est rapidement devenue mon endroit-refuge. Même le temps semble s’y écouler différemment. Et puis, il y a le silence. La nuit surtout. Ce lieu m’est nécessaire. Je m’y rends chaque jour. C’est d’ici que j’écris ces lignes. Il est déjà tard. Tout est calme. Mon fils dort. Demain matin, il entrera ici avant tout le monde. Il est toujours le premier réveillé. Il viendra tranquillement choisir un livre – dans les étagères du bas qui lui sont réservées – avant de repartir dans sa chambre. »
Fabrice Kada a étudié la communication et la photographie. Il a travaillé pour des ONG de développement, la presse écrite et plusieurs institutions culturelles. Passionné par le son et la voix, il réalise des documentaires radiophoniques. Il produit et anime des émissions sur RTBF-Musiq’3.
Ce texte a été publié dans le numéro 1 du Magazine des Auteurs et des Autrices, paru en mars 2018.
Retrouvez :
. le texte de Veronika Mabardi, pendant de celui-ci dans la rubrique « Regards croisés » du Magazine
. des réponses d’auteurs et d’autrices à la question « et vous, vous écrivez où? », en vidéo sur Bela
. le nouveau Magazine des Auteurs et des Autrices
. plus d’informations sur la Maison européenne des Auteurs et des Autrices
© Photo : Michaël Bianchi
L’équipe de la Scam est à votre disposition pour vous aider tout au long de votre parcours d’auteur ou autrice, mais êtes-vous sûr.e de savoir qui fait quoi et de connaître l’étendue des services proposés ? Voici pour commencer quelques lignes pour (re)découvrir le Service des Auteurs, véritable porte d’entrée de votre société.
Le Service des Auteurs est le premier interlocuteur que rencontrent les membres lors de leur adhésion, et auquel ils peuvent s’adresser pour toute question concernant leurs droits. Selon leur spécialité, ses quatre collaboratrices assurent aux auteurs une écoute et un accompagnement à toutes les étapes de leurs projets.
L’appui de l’Action culturelle au Service des Auteurs lui donne la possibilité d’accroître sa palette d’outils pour exploiter des contacts entre des auteurs et partenaires potentiels.
Ouvrir de nouvelles perspectives est tout le sens de leur rapprochement et leur synergie se traduit par de nombreuses initiatives ; lectures et rencontres autour de textes à la Maison européenne des Auteurs et des Autrices, mise en circulation de textes auprès des partenaires, déjeuners d’auteurs, bourses permettant aux auteurs d’aller « pitcher » au Festival d’Avignon, présence sur le terrain comme aux Festivals d’Angoulême, Annecy, Spa, Lussas, organisation de « speed-pitching » à Anima ou à la Foire du Livre pour mettre en contact auteurs ou scénaristes avec d’autres professionnels du cinéma, etc.
Ma tâche consiste à déclarer les œuvres audiovisuelles au répertoire de la Scam. J’accompagne les auteurs dès qu’ils ont achevé leurs films et œuvres jusqu’à la mise en répartition des droits, en assurant tout le suivi administratif de A à Z ; répondre aux questions concernant leurs droits, rappeler les délais à respecter, s’enquérir des retards, etc.
Du coup, assister aux avant-premières et sorties de films de nos auteurs est pour moi un vrai plaisir car ce sont autant de « bébés » qu’on a suivis et qu’on vient regarder naître.
Dernière venue dans le service que j’ai rejoint il y a quelque mois, je m’y occupe plus spécifiquement du programme des bourses de la Scam. Nous répondons aux questions des auteurs, leur rappelons les dates d’échéance, les aidons à constituer leurs dossiers et prenons le temps de discuter avec chacun de l’issue de leur demande. Un aspect important de notre mission est de faire évoluer ces bourses en fonction des besoins de auteurs, les affiner au fur et à mesure.
Propos recueillis par Aïko Solovkine, et publiés en mars 2018 dans le Magazine des Auteurs et des Autrices #1
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