Dans le cadre du Décret « gouvernance culturelle », le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles renouvelle actuellement les reconnaissances et désignations des fédérations professionnelles qui siègeront dans les chambres de concertation pour les cinq prochaines années.
Cette décision politique est très importante pour garantir une concertation juste et équilibrée dans l’élaboration et l’application de toutes les politiques culturelles en Fédération Wallonie-Bruxelles. Il est crucial en effet que les auteurs et autrices puissent être représenté·es dans les Chambres de concertation et au Conseil Supérieur de la Culture.

⇒ Pour signer la pétition, cliquez ici !

Pour être reconnues comme telles, les fédérations doivent, selon ce décret, répondre à 9 critères ; le premier est d’être une personne morale sans but lucratif et le 8ème d’être une organisation représentative du secteur (« faire partie des trois fédérations professionnelles les plus représentatives d’un secteur, ou être la fédération la plus représentative d’une discipline particulière ou d’une catégorie professionnelle »).

La Scam estime répondre pleinement à chacun de ces 9 critères.
Ses statuts mentionnent en effet en son article 1er son caractère de société de gestion sans but lucratif (en application de la loi française), et elle rassemble plus de 2.000 membres actives et actifs dans le secteur du cinéma et de l’audiovisuel, ainsi que plus de 2.000 membres actives et actifs dans le secteur de la littérature, du livre jeunesse et de la BD.

Pourtant, un avis négatif a été rendu contre nos deux organisations pour des motifs qui n’ont toujours pas été communiqués relatifs à ce caractère sans but lucratif et d’autres interprétations tout aussi floues du décret, rendant incertaines leurs reconnaissances en tant que fédérations par la Ministre Degryse et son gouvernement.

La SACD pourrait donc ne pas être reconnue comme fédération de l’audiovisuel ni des arts vivants.
La Scam pourrait, elle non plus, ne pas être reconnue en tant que fédération du secteur Lettres et livres – peut-être pourrait-elle l’être pour le cinéma et la création télévisuelle documentaire… mais ce n’est pas acquis.

Cependant, leurs partenaires dans les différentes chambres, comme l’UPFF, l’ARPI, Pro Spere, la FEAS, L’ADEB, les Éditeurs singuliers, le SLFB, le PILEn, les fédérations de bibliothécaires, tous demandent que la SACD et la Scam, selon le secteur, voient leur reconnaissance renouvelée.

Dès lors, réuni·es ce 11 avril pour la Fête de remise des prix de la Scam et de la SACD, nous auteurs et autrices (présent·es ou par voie électronique), nous alarmons des informations qui indiquent que les reconnaissances en tant que fédérations de la Scam et de la SACD ne seraient pas renouvelées, ce qui leur fermeraient la porte de différentes chambres de concertation.

Nous demandons au Gouvernement que le décret soit appliqué sans discrimination et selon des motivations justes et transparentes.

La Scam et la SACD sont pour nous les deux fédérations professionnelles qui, répondant à l’évidence aux critères du décret comme par le passé, peuvent le plus efficacement assurer une représentation active et experte de nos professions et la défense de nos droits culturels, droits d’auteur et intérêts professionnels légitimes dans le cadre de la concertation en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Faute de cela nous serions privé·es sans justification de toute représentation dans des chambres de concertation et au Conseil Supérieur de la Culture, ce que nous estimons inefficace, injustifié et scandaleux.

⇒ Pour signer la pétition, cliquez ici !

En concertation avec d’autres associations professionnelles et avec la SACD, la Scam (en Belgique) a pris l’initiative de proposer au gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles et à l’État fédéral des aménagements à l’Arrêté royal de 1991 relatif au chômage.

 

 

Vous pouvez lire ici le projet d’Arrêté, et voici une synthèse de ce que le texte permettrait :

• D’assimiler le professionnel subissant au chômeur temporaire en raison l’interdiction des « activités à caractère privé ou public, de nature culturelle, sociale, festive, folklorique, sportive et récréative » ;

• De suspendre les périodes de référence tant pour l’accès au chômage que pour le maintien de ce dernier durant la durée des mesures sanitaires ;

• De prendre en compte les prestations annulées en raison des mesures sanitaires pour déterminer les conditions d’admissibilité aux allocations ainsi que le montant des allocations pendant ces différentes périodes de référence.

D’autres mesures doivent être prises pour indemniser les artistes, notamment ceux qui n’ont accès ni au chômage, ni aux différents autres revenus de remplacement tant à l’échelon de la Fédération Wallonie-Bruxelles, l’échelon régional et l’échelon fédéral et ce, chacun dans son champs de compétence.

 

Voir toutes nos actions face à la crise sanitaire.

Le Millenium Documentary Film Festival vient de s’achever après avoir mis en lumière une très belle sélection de documentaires venus des quatre coins du monde. Du 28 mars au 06 avril, la 17ème édition du Festival Millenium s’est déroulée dans plusieurs salles de la capitale. La Scam, partenaire de longue date du Festival a eu l’honneur de remettre le Prix de la Meilleure Autrice.

 Compétition belge – Prix Scam du Best Belgian Author

Toutes nos chaleureuses félicitations à Caroline d’Hondt qui reçoit le Prix Scam du Best Belgian Author pour son documentaire Road to Nowhere.

Le jury a tenu à le saluer ainsi : « Un film poignant qui explore les relations humaines dans un contexte de boom économique en Iqaluit. À travers un regard subtil et intime, il interroge les différences culturelles, le travail, et le mythe de la dernière frontière, tout en mettant en lumière une société globalisée en quête de sens. »

Le film

Quelque part dans le Grand Nord canadien, à l’écart du monde, existe une ville en plein développement qui a la particularité d’accueillir des personnes venues de partout. Cohabitation étrange entre un peuple millénaire et une population mondiale, ROAD TO NOWHERE emporte le spectateur en terre Inuit et interroge l’existence de ceux qui y vivent.

Réalisation : Caroline d’Hondt
Production : ADV Productions
2024 | 82 min | Belgique 

À lire, la critique du film par Malko Douglas Tolley sur Cinergie.be

L’autrice

Caroline D’hondt est une réalisatrice belge, diplômée de l’IAD (Institut des Arts de Diffusion). Ses films tournés dans de vastes territoires chargés de l’histoire ancestrale des peuples autochtones et marqués par les profondes blessures du colonialisme, constituent le cadre privilégié de son cinéma. Elle y déploie une démarche qui touche intimement à la relation qui unit les hommes au monde et questionne l’être humain avec sensibilité et engagement.

La Scam félicite également…

. Annick Ghijzelings qui reçoit le Prix du Meilleur Film Belge Les Fantômes des Profondeurs
. Zoé-Lise Steenbeke qui reçoit le Prix de la compétition jeunes talents belges  pour Entre nos mains
. Marie Mandy qui reçoit le Prix Spécial du jury pour son documentaire Femmes Prêtres : Vocations Interdites
. Celia Dessardo qui reçoit le Prix RTBF du Forum de pitching pour Le champ, rue des Goujons, 1070 Bruxelles 
.
Julie Peyrat qui reçoit le Prix de l’ARPI du Forum de pitching pour Jaja et juju en volière

En savoir plus

  • Découvrez tout le palmarès ici
  • En savoir plus sur le festival ici

Alors que le régime des travailleurs et travailleuses des arts (parfois appelé « statut d’artiste ») est mis en question, il s’agit d’une « ligne rouge » à ne pas franchir, pour la ministre de la Culture Elisabeth Degryse (Les Engagés). Qu’en est-il des antécédents de ce dossier et des réactions du secteur ? Frédéric Young, délégué général de la Scam, fait le point sur la situation et nous livre son analyse.

Le respect des engagements formels

Les promesses (électorales par exemple) n’engagent que ceux et celles qui les écoutent certes, mais les engagements formels, par écrit ou au Parlement, sont d’une autre nature : ils fondent la crédibilité même d’un parti ou d’une organisation, et celle de leurs dirigeant.es.

Rétroactes

Durant plus de 10 ans, les travailleurs et travailleuses des arts ont subi une intermittence de leurs activités et de leurs revenus, et une invisibilisation professionnelle et sociale.

La crise sanitaire ayant mis douloureusement en lumière une réelle précarité, trop répandue, structurelle, une vaste concertation innovante, suivie d’une négociation politique, a permis d’enfin faire advenir un dispositif législatif et administratif efficace, adapté aux caractéristiques spécifiques des secteurs « artistiques » et permettant de « contribuer à une protection sociale durable pour les travailleur·euses des arts ». Ce régime nouveau a pris le nom de Working In The Arts – WITA.

À la veille des élections législatives de juin 2024, tous les partis démocratiques francophones s’accordent[1] sur quelques points essentiels, dont celui de ne pasdéfairece qui venait d’être construit. Ce que la présidence du MR confirmera par courrier à la CTEJ[2]

Après les élections législatives, le formateur Bart De Wever fait alors circuler des versions successives de « super-notes » servant de base aux discussions en vue de former une nouvelle majorité, qui prendra le nom d’Arizona. Il y propose la suppression de ce régime que la N-VA considère comme inutile et coûteux. Vooruit et Les Engagés acceptent de participer à cette nouvelle coalition à la condition (notamment) que cette idée disparaisse de l’accord de gouvernement.
Tous les partis de l’Arizona s’accordent sur un texte qui ne mentionne aucun changement au régime du travail des arts. 

En février dernier, le Vice-Premier Ministre David Clarinval déclarait d’ailleurs sans aucune ambiguïté à la Chambre : « Nous ne touchons pas à la réforme que nous avons menée pour les travailleurs du sexe, ni à la réforme que nous avons mise en place pour les artistes. Je trouvais que les exemples… donnaient l’impression que nous voulions les supprimer, alors qu’au contraire, nous les avons sauvegardés ».

Dans sa déclaration de politique pour les Affaires sociales en mars dernier, le Vice-Premier Ministre Frank Vandenbroucke quant à lui précisait : « Comme le prévoit la loi du 16 décembre 2022, une évaluation approfondie du fonctionnement et du cadre réglementaire de la Commission du travail des arts sera menée début 2027. […] Cette analyse devra mettre en lumière l’impact concret de la réforme, tant sur le marché du travail que sur les différentes branches de la sécurité sociale concernées en vue de contribuer à une protection sociale durable pour les travailleurs des arts. Je m’assurerai que l’équipe Working in the arts continue d’offrir un service de qualité aux travailleurs des arts et de soutenir les travaux de la Commission. »

Le gouvernement Arizona, les membres francophones de sa majorité, le MR et Les Engagés, sont donc redevables de leurs engagements formels ains que du respect loyal de l’accord de gouvernement envers les travailleurs et travailleuses des arts et de tous les entrepreneur·euses et employeurs du secteur culturel et créatif, unanimes à exiger la « sauvegarde » inchangée du régime WITA en place depuis un an seulement.

Il faut se féliciter que le Vice-Premier Ministre fédéral Maxime Prévot, la Ministre fédérale Vanessa Matz et la Ministre-Présidente Elisabeth Degryse aient, au moment opportun et de façon limpide, rappellé l’accord de gouvernement.

Du côté des professionnel·les

Ils soulignent d’ailleurs dans un texte élaboré au sein de la Commission du travail des arts en cours de signature dans tous les secteurs concernés que « trop souvent nos fédérations ont eu à constater que des pratiques inacceptables peuvent venir précariser l’emploi et contourner la juste rémunération des travailleurs et travailleuses. … Les balises qui ont été apportées par la législation à l’octroi et au renouvellement des allocations de travailleurs des arts ont permis de mieux prendre en compte les spécificités du travail des arts qui se distingue de la plus grande majorité des salariés, comme les études socio-économiques le montrent ».

La Scam soutient donc le texte intégral qui suit et poursuivra ses actions en vue de garantir le respect des engagements formels pris envers les auteurs et les autrices et les autres travailleurs et travailleuses des arts en toute solidarité.

Lettre de la Commission du travail qui sera envoyée ce vendredi 28 mars aux ministres Clarinval et Vandenbroucke

Monsieur le Vice-Premier Ministre,
Monsieur le Ministre de l’Emploi, de l’Economie et de l’Agriculture,
Cher Monsieur Clarinval

Monsieur le Vice-Premier Ministre,
Monsieur le Ministre des affaires sociales,
Cher Monsieur Vandenbroucke,

 Nous vous écrivons au nom des fédérations agrées ou des membres de la Commission du travail des arts signataires.

 Nous avons appris par la presse que dans le cadre des négociations « emploi et chômage », il aurait été envisagé d’inclure éventuellement les nouvelles allocations du travail des arts dans le périmètre de ces décisions, alors que la déclaration gouvernementale exclut cette hypothèse.

Vous avez tous deux contribué lors de la législature précédente à construire ce nouveau régime dans le but de consolider l’emploi rémunéré et inséré dans la sécurité sociale dans les secteurs et industries culturelles et créatives, ce dont nous vous remercions.

Nos savons que vous êtes pleinement conscients de l’importance socio-économique des activités dans nos secteurs (environ 4% du PIB , plus de 200.000 emplois), sans parler de leur dimensions démocratiques, culturelles et de cohésion sociale. 

L’accord de gouvernement indique que la majorité nouvelle entend poursuivre sans modification la mise en place du nouveau régime et réaliser une évaluation en 2027 après un délai raisonnable nécessaire pour évaluer scientifiquement les effets structurant sur l’emploi et sur les conditions de travail que favorise cette protection sociale adaptée et effective à laquelle les bénéficiaires contribuent par leurs cotisations en proportion de tous leurs revenus professionnels.

Nous savons par les contacts pris que les deux ministres de la Culture, de la Communauté flamande comme de la Fédération Wallonie-Bruxelles, soutiennent, elles aussi, cette démarche pragmatique et raisonnable.

Trop souvent nos fédérations ont eu à constater que des pratiques inacceptables peuvent venir précariser l’emploi et contourner la juste rémunération des travailleurs et travailleuses.

Nous constatons que le nouveau régime produit déjà des effets bénéfiques au plan individuel comme collectif en clarifiant les règles, en simplifiant la gestion des dossiers, et en soutenant les bonnes pratiques. 

Les résultats d’une première année de travail et d’apprentissage de la Commission témoignent du soin apporté au traitement de chaque dossier et du sens global de la responsabilité des membres au moment de décider de l’attribution des attestations. Son premier rapport est en cours de rédaction.

Les balises qui ont été apportées par la législation  à l’octroi et au renouvellement des allocations de travailleurs des arts ont permis de mieux prendre en compte les spécificités du travail des arts qui se distingue de la plus grande majorité des salariés, comme les études socio-économiques le montrent.

Supprimer ce régime en imposant aux travailleurs des arts les mêmes règles qu’à d’autres reviendrait à créer une discrimination inacceptable à l’égard des premiers. 

 Nous nous permettons donc d’insister pour que vous poursuiviez dans la voie prévue par la déclaration gouvernementale avec détermination et d’éviter tout recul ou même modification prématurée et préjudiciable aux objectifs d’emploi du gouvernement.

Veuillez agréer, Messieurs les Vice-Premiers Ministres,  l‘expression de notre haute considération.


La Commission du travail des Arts


 
[1] Synthèse du débat électoral culturel à la MEDAA
[2] https://www.scam.be/fr/actualites/notre-synthese-du-debat-electoral-du-04-juin-2024 

Pour aller plus loin

. Lire « Réforme des allocations de chômage : pas touche au statut d’artiste, “c’est une ligne rouge”, avertit Elisabeth Degryse », l’analyse de BX1  

. Écouter l’interview de la Ministre Vanessa Matz (Les Engagés) dans Matin Première, à partir de 10 minutes 36

. Voir l’intervention de Caroline Gennez (Vooruit), ministre flamande de la Culture au Parlement flamand

. Lire « Pourquoi la réforme du chômage met en péril le statut d’artiste »,  un article d’Alain Lallemand dans Le Soir 

. Signer la pétition lancée par Groen 

. Voir l’interview de Frédéric Young, délégué général de la Scam et de la SACD, sur BX1, à partir de 6 minutes 34.

C’est avec beaucoup de plaisir que la Scam a décerné deux prix lors de la première édition de la Journée du Podcast qui se tenait ce jeudi 20 mars au TRAKK à Namur. Les Prix Scam récompensaient un podcast documentaire et un podcast journalistique. Nous adressons nos sincères félicitations aux lauréat·es !

La journée du podcast

Pour sa première édition, la Journée du Podcast a rassemblé à Namur les acteurices clés du podcast en Belgique francophone. Le TRAKK à Namur est devenu le point de convergence des créateur·ices, auteur·ices et professionnel·les du secteur, offrant une immersion dans les tendances et enjeux de cet écosystème en plein essor.
Organisée par le KIKK et lvdt.audio, cette journée a été une occasion unique d’apprendre, d’échanger et de créer des liens solides qui permettront de fédérer une communauté grandissante !

La Compétition

La compétition était ouverte à tout flux RSS ayant publié au moins trois épisodes inédits entre le 1er janvier 2024 et le 31 décembre 2024. 

La Scam a eu le plaisir de doter deux prix :

  • Le Prix du podcast documentaire doté par la Scam et d’un montant de 500€
  • Le Prix du podcast journalisme doté par la Scam et d’un montant de 500€

Lauréat catégorie Journalisme

Le Piège de Manon Mottard et Frédéric Moray

« Libérez votre potentiel ! « , « Révélez votre pouvoir intérieur ! », « Accédez au bonheur absolu ! » Ces slogans, typiques du développement personnel, promettent succès et réussite à celles et ceux qui le voudraient vraiment. Et c’est un business qui se porte bien : le secteur du développement personnel a été évalué à plus de 43 milliards de dollars en 2022, dans un rapport du Grand View Research. Le piège nous plonge dans les coulisses et les dérives de cette quête d’un bonheur sur facture.
Manon Mottard et Frédéric Moray ont enquêté sur le séminaire « Les Clés du Succès », leader du secteur en Belgique francophone, avec une question en tête : comment certain·es participant·es, en voulant transformer leur vie, tombent petit à petit, dans un piège ? 
Endettement, humiliations, harcèlement : après deux ans d’investigation, les auteurs brisent la loi du silence et donnent la parole à une dizaine d’ancien·nes participant·es et à des expert·es pour mettre à jour les mécanismes bien rodés d’un séminaire, qui mènent à un véritable système d’emprise. Où s’arrête la quête légitime d’introspection et où commence l’endoctrinement ?
Ce podcast propose des outils de réflexion pour ne pas tomber dans le piège.

Ecoutez la série ici !

Lauréat catégorie Documentaire

Time Rewind de Guillaume Istace

Time Rewind plonge l’auditeur.ice dans un voyage radiophonique fascinant en explorant les archives d’hier pour éclairer les débats sensibles d’aujourd’hui. Que se passe-t-il quand on interroge les archives de la RTBF sur une question aussi délicate que la place des femmes depuis la seconde guerre mondiale ? Time rewind opère un retour dans le temps et plonge les auditeur.ices dans le monde d’avant, le laissant découvrir comment des questions telles que le travail des femmes, leurs statut, le viol, ou l’avortement sont abordées à différents moments au sein d’un organe de media public, qui reflète forcément la façon de pensée dominante de son époque. La plongée est saisissante et permet de mesurer le chemin parcouru… ou pas. C’est là que Time rewind joue pleinement son rôle : rappeler que les enjeux actuels ont des racines profondes dans le passé, mettre en perspective ces questions, éclairer le présent, bousculer les idées reçues et ouvrir de nouvelles perspectives sur notre monde en constante évolution.

Ecoutez tous les épisodes ici. 

Pour aller plus loin

. En savoir plus sur l’événement

Spécialiste de nombreux aspects du droit d’auteur et du statut social et fiscal des artistes, le Service juridique de la Scam est à vos côtés pour toute question, pour vous accompagner dans vos démarches et vous conseiller, afin que vos intérêts soient préservés au mieux. Nous avons le plaisir d’accueillir dans notre équipe une nouvelle juriste qui vient remplacer à terme Sophie Marchal. Celle-ci cessera ses fonctions pour la Scam le 30 mars prochain : Audrey Goffinet a pris ses fonctions le 10 mars. 

Nous vous remercions pour votre patience et votre compréhension à partir du mois d’avril, le temps qu’elle prenne connaissance de l’ensemble des dossiers en cours, et nous souhaitons la bienvenue à Audrey ! Nous profitons également de cette annonce pour remercier chaleureusement Sophie Marchal pour son travail formidable à nos côtés durant 11 années. Nous lui souhaitons une belle continuation dans ses fonctions au sein de la SACD. 

Le Service juridique de la Scam c’est :

Tanguy Roosen : directeur juridique

Audrey Goffinet : conseillère juridique

Katia Devroe : assistante juridique

 Besoin d’un conseil ? 

Vous avez besoin d’un conseil juridique, social, fiscal ou d’une aide pour la négociation d’un contrat ? Adressez-vous directement à notre Service juridique via l’adresse : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Vous avez une question sur un point juridique ou êtes à la recherche d’un modèle de contrat ? Consultez notre FAQ ainsi que notre Centre de ressources qui sont accessibles 24h/24.

À l’occasion de la Foire du livre de Bruxelles (13 mars au 16 mars 2025), nous avons eu le plaisir d’interviewer Max de Radiguès, auteur de bande dessinée. Dans cet entretien passionnant mené par Cécile Berthaud, il nous raconte son parcours et nous dévoile les multiples facettes de son travail.

Max de Radiguès : « Je pars d’une envie, pas d’une histoire complète »

Il commence ses projets sans savoir précisément où il va aller. Si cela deviendra une BD ou pas, si elle fera 40 ou 200 pages. Avec le temps, le bédéiste a appris à se faire confiance. Même si le doute reste toujours tapi dans un petit coin.

Avec ses quatre casquettes professionnelles, Max de Radiguès est au four et au moulin. En ce lundi de mars qui précède la Foire du Livre de Bruxelles, il a donné cours toute la journée, ses deux enfants sont malades, et pourtant il ôte tranquillement sa chasuble multicolore de cycliste et est tout entier là pour cette interview de fin de journée. C’est l’auteur de bande dessinée que nous rencontrons, si toutefois il est possible de distinguer le professeur à Saint-Luc, le directeur de collection chez Sarbacane et l’éditeur à L’Employé du Moi où il a son atelier de dessinateur.
« Je suis un peu accro au fait de bosser. Ce n’est pas toujours évident de réserver du temps à la création, mais j’ai besoin de dessiner et les quelques moments où je peux me consacrer au dessin, je suis assez efficace. Mes différents métiers sont tous dans la bande dessinée et se fécondent les uns les autres. Et puis, il y a aussi une réalité financière. Avant, je n’étais que bédéiste, j’acceptais plein d’interventions en classe, ce qui est chronophage, et plein de commandes que tu fais sans envie, pour l’argent mais qui, au final, te prennent quand même de l’énergie mentale. Aujourd’hui, je ne fais plus que du dessin que j’ai envie de faire », explique le quadragénaire. 

La méthode fanzine

Et comme il a envie de le faire, pourrait-on ajouter. En général, pour ses projets personnels, il commence par prépublier en fanzine, sans avoir une idée précise de l’ensemble du récit. « Je pars d’une envie, pas d’une histoire complète. J’ai toujours plein d’envies en tête et je les laisse un peu flotter, je les trimballe. Et puis, pour une raison X, c’est le moment de faire celle-ci ou celle-là. Pour Dix secondes [son tout dernier livre paru en mars 2025 chez Casterman, ndlr], c’est lié à mon adolescence, sans que ce soit autobiographique. Mon adolescence me paraissait assez gentille. Et quand je suis arrivé à Bruxelles, je me suis rendu compte que ce n’était pas du tout la même que celle des Bruxellois. J’ai eu envie de parler de ça, d’ennui, de campagne et de cette espèce de déglingue. J’ai dessiné 20 pages que j’ai mises en fanzine et que j’ai vendu. Et j’ai ajouté des fanzines jusqu’à ce qu’à un moment ça me semble tenir. Mais jusqu’à 50-70 pages, j’avançais sans savoir précisément quel était mon récit. J’avais l’idée d’une fin brutale, mais pas toute l’histoire jusqu’à la fin », détaille l’auteur qui a grandi à Rixensart.

Doute et persévérance

Quand il l’envoie à Casterman – son éditeur pour ses BD adulte, pour la jeunesse, il est chez Sarbacane – il se demande « à qui je parle avec ce bouquin ? Il ne se passe rien dans Dix secondes. Je le vois bien, je suis éditeur…». Et le livre a beau être là, sur la table entre nous, les doutes ne semblent pas complètement évanouis.

Alors comment fait-on pour concilier doute et persévérance ? « Il faut arriver à se faire confiance. Dans la BD, à force d’en faire on comprend le langage. Et aussi avoir confiance dans le fait que ça va quand même raconter quelque chose, que ce qu’on a envie de dire va aller quelque part, va toucher quelqu’un », éclaire Max de Radiguès. Son motto, c’est de lâcher les dessins, d’abandonner l’idée de la perfection. « On a tendance à croire que nos histoires sont nos bébés. Mais il faut laisser aller, accepter les erreurs. On fera mieux la prochaine fois. Il ne faut pas faire de la BD pour soi, mais de la BD qui arrive quelque part », résume-t-il. 

Et de rappeler qu’il y a plein de manières d’en faire, qu’il y a toutes sortes de maisons d’édition. Lui qui a sué des soirées et des nuits pendant ses études à Saint-Luc pour « faire de la BD pour les profs », à la gouache, a trouvé sa porte d’entrée dans le milieu par le fanzine. Il en faisait un par semaine, est allé voir les gens de L’Employé du moi plusieurs fois au cours de ses études « pour ne pas avoir que l’avis des profs et des étudiant·es ». Et quand une place s’est libérée, c’est à lui qu’ils l’ont proposée. « Il faut montrer ce qu’on fait, envoyer son travail à des gens qu’on ne connaît pas. La BD, c’est un métier super dur, mais la chance c’est que c’est un milieu assez ouvert, de gauche, queer… Il ne faut pas hésiter à contacter les autres auteurs, autrices. Et à travailler en atelier car travailler seul avec d’autres, c’est plus facile », dit-il dans un sourire.

Le déclic originel

Lui qui a « raté l’entrée à La Cambre, raté l’entrée à Saint-Luc » a pu rallier le cursus BD de cette dernière « avec un niveau assez faible » grâce à une année préparatoire qui existait à l’époque. Enfant et ado, il était un gros lecteur de BD et il a toujours aimé dessiner. Le basculement se produit en fin de secondaire quand la petite amie de son frère amène Shenzhen de Guy Delisle chez eux. « C’était très différent de ce que je lisais, la fantasy, la science-fiction. Là, c’était un dessin plus simple et ça parlait de la vie quotidienne. Autant je ne me voyais pas faire des dessins de princesses et d’épées, autant ça, oui ! », raconte Max de Radiguès.

Et puis persévérance, travail, rencontres ont fait le reste. Sans oublier l’envie. 

Propos recueillis par Cécile Berthaud

Pour aller plus loin

Le documentaire-animé est un genre singulier, situé entre deux champs. Dans le cadre du Festival Anima (28 février – 9 mars 2025), nous avons souhaité en découvrir plus à ce sujet. Pour ce faire, nous avons interrogé deux autrices. Alissa Maestracci a étudié les arts décoratifs à Strasbourg, ce qui lui a permis de toucher à plusieurs pratiques artistiques. Elle est scénographe et illustratrice, entre autres, et a réalisé le court-métrage L’hiver nous a changés. Aude Ha Leplège s’est formée au cinéma d’animation et s’est ensuite intéressée à la création radiophonique, elle a signé le documentaire-animé Saigon sur Marne. 

Quelle est la genèse de vos projets respectifs ?

Aude Ha Leplège:

Peu de temps avant Saigon sur Marne, j’avais suivi un atelier pendant un semestre en création de documentaires radiophoniques. J’avais déjà ces deux appétences en parallèle : Même si le dessin animé était ce qui m’avait portée jusque-là, j’avais quand même déjà cette envie de documentaire. Ce n’est évidemment pas du tout pareil de raconter les choses de façon radiophonique ou avec un dessin animé. Lors de l’atelier, on a dû réaliser une œuvre collective en respectant la thématique “vieillir loin de chez soi”. J’ai aussi accompagné le projet de court-métrage de quelqu’un d’autre, abordant le même sujet : le témoignage d’une personne âgée qui parlait de l’exil en 1940. 

Alissa Maestracci:

Je suis allée en Ukraine pendant deux mois, six mois avant l’invasion.

Ma sœur faisait une thèse sur la guerre en Ukraine et les anciens combattants de 2014. Par ailleurs, ma mère est ukrainienne d’origine. J’ai fait le voyage en train pour faire un peu comme mes grands-parents avaient fait pour venir travailler dans les mines, c’était un peu ça le point de départ.  Là-bas, j’ai rencontré plusieurs personnes parce que, ma sœur faisant ses recherches sur la guerre, a forcément beaucoup d’ami·es en lien avec ça, dont cette femme qui s’appelle Natasha, qui est une amie à elle, et qui a vécu la révolution de Maïdan. Un peu par hasard, on s’était rencontrées une fois, sur la place Maïdan et elle nous a vraiment tout raconté. Tout était plein de justesse, beau, personnel. J’ai l’habitude de faire des croquis en voyage, au départ, je me suis dit qu’il fallait que j’en fasse une BD. Ce n’est pas un sujet qui est extrêmement traité [La révolution de Maïdan]: on l’a traité au moment où ça a eu lieu, mais c’est hyper intéressant d’y revenir parce que c’est le point de départ de l’invasion. Du fait de la guerre, maintenant, tout le monde sait où est Kiev, tout le monde connaît l’Ukraine, mais il y a environ deux ans, personne ne savait où c’était quasiment… Du coup, je lui ai demandé de s’enregistrer, j’ai eu 2h30 de texte et j’ai décidé d’en faire un film, parce que je trouvais que sa voix amenait aussi énormément de choses. 

Tant Saigon sur Marne que L’hiver nous a changés, traitent de la question de la mémoire mais de manière différente, qu’est-ce qui vous intéressait dans les témoignages recueillis ?

Aude Ha Leplège:

Je pense qu’il y avait dans cette démarche l’idée que c’étaient des souvenirs qui pouvaient être perdus si on ne les enregistrait pas, si on n’avait pas de traces. Je me souviens aussi qu’au tout début, j’avais commencé à faire des interviews de mes grands-parents. C’était ça qui était le plus important pour moi au départ. Et puis après, il y a eu l’idée plus concrète d’en faire un film. Et de là, tout le travail de recherche graphique. Ça parle de ma famille, j’avais envie de combler des trous. Mon grand-père est décédé quelques années après le film. Du coup, ça lui a permis de le voir et ça m’a fait plaisir qu’il se reconnaisse. Je suis encore allée présenter le film après son décès, entendre sa voix m’a clairement aidée dans le deuil.

Alissa Maestracci

Ce que je trouve hyper intéressant dans la manière dont Natacha raconte l’histoire, c’est que tu sens qu’elle n’est pas vraiment politisée à la base : ce n’est pas une téméraire, ce n’est pas une guerrière, ce n’est même pas une engagée politiquement. Je suis en train de faire la suite du film, donc en fait, il y aura toute l’histoire de la Révolution et on la verra [Natacha] un peu changer. Au début, elle raconte, puis au bout d’un moment, elle commence à dire qu’elle est obligée de s’engager d’une manière ou d’une autre. Elle est née en Crimée, a grandi dans la culture russe et est russophone. Elle explique qu’il a fallu qu’elle se « dé-russise » complètement et que Maïdan lui a fait trouver son identité. Là où je trouve ça intéressant, c’est qu’il y a la dimension factuelle de Maïdan qu’on connaît avec, en effet, les aspects politiques de la révolution et puis elle et sa vie personnelle, ses questions d’identité. Maintenant elle ne veut plus parler russe, par exemple, elle ne veut parler que ukrainien alors qu’elle galère et ça me touche : passer par des témoignages très précis, ça permet de comprendre l’ampleur des choses beaucoup plus que le fait de parler d’une révolution en général. Les couleurs du film traduisent un peu cette évolution intérieure et identitaire-là : au début, c’est assez coloré et petit à petit on arrivera au jaune et au bleu qui sont les couleurs de l’Ukraine. 

Le documentaire-animé est un genre particulier, à la frontière entre deux champs, qu’est-ce qui le distingue d’un documentaire en prise de vue réelle, selon vous ?

Alissa Maestracci: 

Je n’ai pas la prétention de faire un documentaire sur la révolution, je trouvais que le récit de Natacha était intéressant, mais je ne suis pas chercheuse.  Je n’ai pas envie de relater ce qu’était la révolution de Maïdan mais parler de son témoignage à elle parce qu’il va toucher un endroit que je trouve intéressant pour la révolution. La distinction, c’est la légitimité à pouvoir dire “je fais des recherches” ou une thèse là-dessus. J’ai bien sûr fait des recherches pour étoffer mais je ne maîtrise pas le sujet. 

Par ailleurs, le dessin permet de raconter des choses vraiment dures et violentes aussi. 

Aude Ha Leplège:

Je pense qu’en fait, ce qu’il y a avec le documentaire, c’est idée qu’on va prendre quelque chose qui n’est pas nous-mêmes. Il y a toute cette recherche sur quelqu’un d’autre. On le fait souvent parce que le sujet nous intéresse, nous touche. Ensuite, il faut réincorporer ça dans le dessin-animé avec ce qui est profond en soi. 

Une des difficultés à laquelle je me suis retrouvée confrontée, c’était que contrairement à un documentaire radiophonique, il fallait que l’image apporte quelque chose, mais sans illustrer et sans perturber trop la compréhension de ce qui se disait. Je me souviens que ça a été un travail assez difficile de trouver le bon équilibre entre avoir une image qui va soutenir et qui va donner une autre grille de lecture, sans pour autant raconter autre chose.

Dans le cinéma d’animation, comme tout est possible, on peut tout dessiner, il n’y a pas vraiment de limites. Il y a quand même toutes ces questions de la légitimité de la parole qui se sont vraiment développées ces dernières années. Je trouve que quand on peut rendre la parole aux gens, on identifie qui parle et quels sont leurs parcours, on peut avoir confiance dans ces paroles-là. Évidemment, la personne qui réalise peut tellement tordre les choses que ça peut se perdre.

L’image [animée] amène aussi une légèreté, de l’humour.

Propos recueillis par Raïssa Alingabo-Yowali M’bilo 

Pour aller plus loin :

. Visitez le site du Festival Anima, le Festival international du film d’animation de Bruxelles

. Découvrir le site de la réalisatrice Aude Ha Leplège

Du 28 mars au 6 avril 2025, le festival international du film documentaire Millenium sera de retour à Bruxelles ! La Scam est heureuse et fière d’en être partenaire et de doter un prix dans la compétition belge. Bonne chance à tous les magnifiques films qui forment la sélection !

 La compétition

Comme chaque année le festival met à l’honneur de formidables films belges, de cinéastes émergent.es ou plus confirmé.es. Est-il besoin de le préciser, nous vous encourageons chaleureusement à aller les voir en salle ! Parmi les différentes sélections, nous attirons votre attention sur les films de nos membres :

Compétition belge

  • Les Fantômes Des Profondeurs d’Annick Ghijzelings
  • Road To Nowhere de Caroline D’hondt
  • Femmes Prêtres – Vocations interdites de Marie Mandy
  • L’amazone de Emilie Maréchal & Camille Meynard
  • Omi Nobu de Carlos Yuri Ceuninck
  • Mr. Engel – A Sexonomic Miracle de Peter Woditsch

La compétition « jeunes talents belges »

  • Frappe à ma porte de Louise Toussaint
  • La neige aux pieds de Soleysa Taleb & Elsa Audevart
  • Entre nos mains de Zoé-Lise Steenbeke

Hors compétition :

  • Ride du lion et pattes d’oie de Juliette Léonard
  • Pornatopia de Jérôme Pauly
  • 59, rue des Bayards de Margot Therer
  • Je comme un Jeu de Violaine de Villers & Graham Riach
  • Hommage à Elodie Lélu avec ses films Le rêve des cigognes , Retro Thérapie et Lettre à Théo

Mais aussi…

A ne pas manquer non plus, de nombreuses masterclasses, une session de pitch de projets belges à la MEDAA, des rencontres, dont une sur le financement du cinéma documentaire à la MEDAA,…

Pour aller plus loin

. Rendez-vous sur le site du festival !

. En savoir plus sur la rencontre sur le financement du cinéma documentaire

. En savoir plus sur le forum de pitching belge 

La 14e édition des Magritte du cinéma, présentée par Charline Vanhoenacker a eu lieu ce samedi 22 février à Flagey. C’est avec une grande fierté que nous avons appris que plusieurs de nos auteurs et autrices ont été primé·es lors de la  cérémonie des récompenses du cinéma belge francophone. Nous leur adressons nos plus chaleureuses félicitations !

Magritte du meilleur documentaire

Les miennes, de Samira El Mouzghibati, produit par Alice Lemaire et Sébastien Andres (Michigan Films)

Synopsis : Cadette d’une sororie de cinq, Samira convoque sa famille, caméra au poing, pour une rare réunion censée « nous aider, sans devoir passer par un psy ou un imam ». Sa mère reste muette. Ce n’est qu’arrivée dans son village natal qu’elle dévoile ses secrets, ses regrets, sa force – et que se dessine, entre amour et rejet, le lien et l’héritage bouleversant qui les unit. 

La Scam est fière d’avoir accompagné ce film dès l’écriture grâce à une bourse de la Scam Belgique ainsi qu’au dispositif Brouillon d’un rêve. 

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Magritte du meilleur court métrage documentaire

Les vivant·es d’Inès Rabadan, produit par Anne-Laure Guégan et Géraldine Sprimont (Need Productions)

Synopsis : Un dimanche, mon père est mort. J’ai eu envie d’entendre des amis raconter. Des amis dont je sais qu’ils ont dû renoncer à voir, et toucher, et entendre, comme on voit, et touche, et entend ceux qu’on aime. Qu’est-ce qu’il reste ? Qu’est ce qui arrive ? Qu’est-ce qu’ils et elles nous font faire ?

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Mais aussi…

La Scam félicite également notre auteur Mathieu Volpe qui remporte le Magritte du meilleur court métrage de fiction pour Eldorado, produit par Sebastian Schelenz (Velvet Films)

Les Magritte

La Cérémonie des Magritte du Cinéma se tient pendant la saison annuelle des remises de prix cinématographiques des académies nationales, dont, entre autres, les César, Oscars et BAFTA qui se déroulent, en général, au cours du premier trimestre de l’année. Les Magritte du Cinéma sont l’équivalent francophone des Ensors du cinéma flamand.
Plusieurs auteurs et autrices membres de la Scam en Belgique étaient également dans les nominations de cette 14ème édition, nous les saluons aussi :

  • En attendant Zorro de Sarah Moon Howe (Memento Production)
  • Mea culpa de Patrick Tass (Atelier Graphoui)
  • Sauve qui peut de Alexe Poukine (Wrong Men)

>> Découvrez le palmarès complet ici <<