De : Vendredi 31 Janvier 2025 à 13:45
Jusque : Vendredi 31 Janvier 2025 à 17:00

Le Festival de cinéma du réel En ville ! porté par l’association LPC aura lieu du 23 janvier au 02 février prochain dans divers lieux bruxellois. Ce festival offre une riche sélection de documentaires qui racontent les territoires, leurs imaginaires et leurs habitant·es.

Auteurs et autrices, ne manquez pas l’après-midi de rencontre professionnelle organisée avec les Ateliers (AAAPA) dans le cadre du festival.

Au programme

Une après-midi proposée aux cinéastes et cinéastes en devenir pour faire connaissance et discuter de leurs projets avec l’Association des Ateliers d’Accueil, d’École et de Production Audiovisuelle de la Fédération Wallonie-Bruxelles (AAAPA). Un moment convivial pour partager des conseils et astuces autour d’un café.

Un événement en entrée libre sur réservation, ouvert à toutes et tous.

Organisé en partenariat avec l’AAAPA, dans le cadre du festival En ville !

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Le Festival

Rendez vous incontournable du cinéma du réel, le festival En ville ! revient cette année avec une programmation qui bouscule les frontières, qu’elles soient géographiques, imaginaires ou sociales. Évènement pluriel et inclusif au coeur de la cité, le festival En ville ! propose des sections compétitives, des projections spéciales, des rencontres autour des films et toute une palette d’activités complémentaires (écoutes radiophoniques, visite guidée dans la ville, exposition…). Cette année cap sur les 4 coins du globe et des perspectives résolument politiques sur le monde ! 

Le festival de cinéma du réel En ville ! a été créé en 2019. Il est porté par l’association LPC. Structure de programmation, l’asbl participe au développement des publics pour les films documentaires via différentes activités mises en place tout au long de l’année.

Informations pratiques

Chaque mois, la Scam vous invite à découvrir une nouvelle illustration imaginée par l’un·e de nos membres pour vous accompagner en beauté tout au long de l’année.

Pour ouvrir ce nouveau chapitre, Louis Joos nous emmène au cœur de la Préhistoire. Entourée de sommets enneigés, sous un soleil naissant, Ama – Mère Magie – s’apprête à affronter la nature, à la recherche de son fils Attuk.

Louis Joos

Trois questions à Louis Joos

Que représente votre illustration ?

Ce dessin figure dans l’album Mère Magie, texte de Carl Norac aux éditions Pastel.
Dans un temps de la préhistoire, une femme, grâce à sa personnalité exceptionnelle et sa force de caractère, est à la tête d’une tribu. Dans le récit, ses pouvoirs magiques lui font retrouver son enfant disparu dans une nature hostile. L’image la montre prête à affronter tous les dangers avec la plus grande assurance.

Pourquoi avoir choisi d’illustrer le mois de janvier ?

Le mois de janvier m’a été suggéré pour présenter cette image. Cela me plaît que Mère Magie soit mise en scène en début d’année, comme un rideau s’ouvrirait sur une action en cours, symbole évident d’une société qui reconnaît enfin la place de la femme!

Que peut-on vous souhaiter de mieux pour cette nouvelle année ?

Dessiner est un travail et un plaisir, surtout un plaisir.
Me trouver devant une feuille blanche et tenter de la faire vivre tout au long d’un récit au gré des matières qui me tombent sous la main, que ce soit en noir et blanc ou en couleurs, tout en écoutant une musique improvisée, le jazz en l’occurrence, invention spontanée et sans limites. Que peut-on me souhaiter de mieux en cette année fraîchement entamée?

Louis Joos

Louis Joos est né à Bruxelles le 1er mai 1940. Durant son enfance, la rêverie et le dessin étaient pour lui des refuges. Il aimait beaucoup les magazines américains, les revues anciennes, les photos dramatiques dans les journaux, bref il aimait les images, surtout celles qui s’affichaient en noir et blanc sur grand écran. Plus tard il fait des études artistiques à l’Ecole Saint Luc et à l’Académie Royale des beaux-arts. Aujourd’hui dessinateur de bandes dessinées, illustrateur de livres de jeunesse, et professeur dans ces deux branches à l’Académie de Boitsfort à Bruxelles, Louis Joos a toujours été fasciné par le dessin. Il cultive également une véritable passion pour le jazz, il joue du piano, passion qu’il combine avec celle pour le dessin comme en témoignent ses albums. Il peut utiliser une technique différente pour chaque album, pastel, aquarelle, huile ou bien ces tehniques simultanément.

Louis Joos est détenteur du Prix Scam – illustration jeunesse de 2003 pour l’ensemble de son œuvre.

Pour en savoir plus, découvrez le site internet de l’auteur ici.

Le calendrier 2025 des auteurs et des autrices

Auteurs et autrices membres de la Scam, vous recevrez prochainement une version papier de notre calendrier, si ce n’est pas le cas avant la fin du mois de janvier, écrivez-nous à l’adresse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. et nous vous en enverrons un exemplaire avec plaisir !

En cette période de fêtes de fin d’année, la Scam célèbre la littérature jeunesse en mettant en lumière le travail, le parcours et l’œuvre de Anne Herbauts. Aliénor Debrocq a rencontré cette autrice talentueuse pour nous.


Sélectionnée pour la dixième fois d’affilée pour le prestigieux Prix commémoratif Astrid-Lindgren (Suède), Anne Herbauts continue, de livre en livre, à tracer son singulier chemin. Rencontre avec un fabuleux électron libre, lauréate du Grand Prix triennal de littérature de jeunesse de la Fédération Wallonie-Bruxelles en 2021.

Enfant, Anne Herbauts n’avait pas la télévision : elle lisait beaucoup, sortait peu et possédait déjà un goût pour le dessin qui l’a menée, après de longues années d’acquisition du vocabulaire graphique en cours du soir, à s’inscrire à l’Académie royale des beaux-arts : « J’ai poussé la porte de l’atelier d’illustration sans chercher à apprendre un métier, juste parce que ça parlait de texte et d’image. J’y ai rencontré ma professeure, Anne Quevy, et j’en suis sortie éblouie ! Grâce à elle, j’ai compris la puissance et la variété du livre illustré, sa dimension de jeu. Cet atelier me correspondait vraiment. C’étaient des années de pleine liberté, pendant lesquelles j’ai pu tester tout ce que je voulais. Mais le travail est aussi d’apprendre à faire des choix, sinon on ne finit jamais ! »

Bien outillée techniquement, la jeune artiste prend garde aux dangers de l’esthétisme grâce à Bruno Goose, son professeur de bande dessinée : « On ne fait pas un livre pour magnifier une technique, on choisit la technique par rapport à ce qu’on veut dire. Cela donne davantage de force au livre. Une image ne doit pas forcément être belle mais elle doit être gourmande, donner envie. C’est le vecteur qui fait entrer dans le livre. On peut évidemment jouer de ça, aller de l’austérité au plaisir. » Depuis lors, creusant inlassablement le même sillon avec tous les outils possibles, l’autrice-illustratrice bruxelloise, diplômée de l’ARBA-ESA à la fin des années 1990, fait partie de celles et ceux qui ont l’intelligence de se renouveler sans cesse : « J’agrandis mon terrain de pensée », déclare-t-elle en souriant.

Fidèle à ses maisons d’édition – Casterman, Esperluète, et plus récemment Pastel –, celle pour qui une histoire s’écrit « dans l’assemblage des pages » revendique l’album comme une écriture à part entière, très spécifique, faite de texte et d’image : « Même quand deux personnes différentes travaillent sur un même livre, l’illustration amène une nouvelle écriture, tout comme le choix du papier, du format et de la maison d’édition », affirme-t-elle. « L’album est un outil puissant, à la fois très simple et très libre. C’est un médium très pauvre, fait de papier et de couleur, protégé par une simple couverture. On est loin des moyens du cinéma et, pourtant, ce petit matériau relié et plié offre une diversité incroyable ! » Mais cette liberté va de pair avec une grande rigueur et un travail d’épure exigé par le format : « En 24 pages, on ne peut pas bavarder, il faut faire des choix et savoir ce qu’on veut dire. Les contraintes permettent d’aller plus loin. »

 

L’album, cet ectoplasme volant

À contre-courant de celles et ceux qui considèrent le livre illustré comme étant nécessairement adressé aux enfants, Anne Herbauts le voit comme un médium poétique qui convoque la participation des lecteurs, dont le travail est d’assembler texte et images en parcourant les pages. Cela donne au livre une puissance évocatrice singulière, en perpétuel mouvement : « L’album tient sa puissance de ces deux formes, littéraire et picturale. La plus grande dimension du livre, c’est le temps. Un livre n’existe et n’a de sens que quand il est ouvert, lu, parcouru. Comme un ectoplasme qui vole, la forme nait à chaque lecture, dans l’assemblage et la recomposition. Rien n’y est figé, à l’instar de la pensée humaine. C’est fabuleux pour poser des questions, répondre sans répondre, garder des portes ouvertes… »

Se méfiant des images « trop belles », Anne Herbauts recherche avant tout la justesse et l’imperfection, au plus proche de l’humain : « Il faut des aspérités pour arrêter le lecteur, le faire réfléchir avec des mots rugueux, convoquer son imaginaire. Il faut éviter d’être trop limpide, trop beau, trop sweet. J’aime créer des assonances, atténuer les trémolos : nuancer permet de donner de l’importance à la gravité d’un propos. Cela donne plus de force au livre… » Travaillant toujours l’image et le texte d’un même mouvement, elle ne se définit ni autrice ni illustratrice : « Je travaille avec le texte et l’image, j’écris avec les deux, je ne peux pas les séparer. J’ai besoin de construire le livre comme un tout : c’est un espace physique en trois dimensions. Il y a des livres qui sont comme un gâteau ou un spéculoos qu’on ne mangerait pas tellement c’est beau mais, pour moi, un livre doit être mangé. Je ne fais pas de livres-objets – ce que je fais, c’est faire parler les livres. »

De livre en livre, elle a en effet tout essayé : faire parler la matière, la couture, le pli, jouer sur les rabats, l’épaisseur du papier, la couverture ou même le souffle du livre dans De quelle couleur est le vent ? « J’y ai fait parler physiquement le livre en créant du vent par le mouvement du flip book. C’était une trouvaille incroyable, jubilatoire. » Dans L’heure vide, le personnage se cache contre la couture, dans le pli du livre, ce qui le rend moins visible : « Il faut que tout fasse sens avec ce qu’on veut dire. C’est comme une maison dont on agencerait les espaces pour y laisser entrer le lecteur… »

 

Rester sauvage

Quand on lui demande si elle a toujours eu la liberté de réaliser les livres qu’elle voulait, Anne Herbauts se souvient des débuts quand, fraîchement diplômée, elle a montré ses premières maquettes aux maisons d’édition : « J’avais la chance d’avoir plusieurs livres déjà prêts. Casterman a pris le risque de publier Que fait la lune, la nuit ? en taille réelle, c’était le début des grands livres et ça a marché ! Pendant 17 ans, mon éditeur, Arnaud de la Croix, m’a laissé faire mon chemin avec beaucoup de liberté et une certaine prise de risque, dans une confiance mutuelle. Je peux proposer les formats, mais ils sont pensés et cohérents avec mon projet. Je ne fais pas de caprices. L’espace-temps du livre est très important : mon chemin de fer est souvent très peu dessiné, mais cette orchestration du livre est essentielle pour trouver le rythme, la respiration. Dans chaque image, le lecteur doit sentir que je m’offre de la liberté, que je m’amuse. Si je ne fais pas ça, je vais me contenter de remplir les pages, rester en surface, et ça sonnera faux. Je dois plonger dans le livre pour inventer, creuser, ajouter des choses, étoffer ou, au contraire, ne pas trop en dire… »

Généralement classée en littérature de jeunesse, Anne Herbauts se moque bien des catégories : « Je n’écris pas pour les adultes ou les enfants : un bon livre est un bon livre, point. Ce n’est pas la quantité de texte ou les images qui définissent à qui il s’adresse. Je ne veux pas me formater, je ne réfléchis pas à adapter le vocabulaire, ça n’a pas de sens de se limiter : on ne réduit pas un livre ! Mais je sens bien chez quel éditeur tel ou tel projet a du sens. Chez Casterman, je peux parler de choses subtiles en étant bien protégée par la couverture, chez Esperluète, je peux parler de choses très fragiles – le lecteur est prêt à prendre un risque, il prend le livre en main de façon plus précieuse –, chez Pastel, je peux raconter des histoires plus littéraires, comme dans la série Matin Minet. »

À ses yeux, l’avantage de la littérature de jeunesse est qu’on n’est pas pris au sérieux : on peut y raconter des choses graves ou faire passer des messages politiques sans les revendiquer comme tels, comme l’a fait Zdeněk Miler avec Krtek, La petite taupe. « Tous les formats, les styles graphiques et les formes sont possibles. On a beaucoup de liberté, on est des sauvages !

Propos recueillis par Aliénor Debrocq

Pour aller plus loin

PARUTIONS récentes et à venir

Un livre inclassable sur le thème du point du jour – expression qu’Anne Herbauts apprécie particulièrement parce qu’elle a à voir avec le temps, la ponctuation et l’image : « C’est un livre qui parle du fait qu’on ne peut pas cerner ni attraper le point du jour, avec des dessins hyperréalistes d’objets de mon atelier qui interfèrent avec le texte et marquent mon refus de me prendre au sérieux… »

Un livre-jeu né du Grand Prix triennal de littérature jeunesse de la Fédération Wallonie-Bruxelles, reçu par Anne Herbauts en 2021 : « Pour l’exposition entourant le prix, je voulais que les gens puissent prendre mes livres en main et les parcourir, alors, avec Anne Leloup – mon éditrice chez Esperluète –, j’ai imaginé et construit un plateau de jeu géant ! On a tout testé et réfléchi ensemble. C’était formidable ! C’est à la fois un livre-jeu et un livre de poésie, réalisé en papiers découpés. Je rêvais de faire une bichromie rouge et bleu foncé ! »

Le 5e tome de la série « Matin Minet », pour les enfants de 3 à 6 ans mais pas seulement…

  • On a perdu Sacoche, Casterman, à paraître en avril 2025, texte et illustrations.

Pour ce nouveau livre, Anne Herbauts sort du format album et propose une « vraie » bande dessinée de plus de 90 pages : « Je voulais que ce livre ait une certaine épaisseur et un certain poids, ça raconte déjà quelque chose quand on le prend en main – comme certains gâteaux ! »

De : Vendredi 13 Décembre 2024 à 18:30
Jusque : Vendredi 13 Décembre 2024 à 20:30

Camille Toussaint, illustratrice et autrice de BD, a achevé à Épinal le 30 novembre dernier sa résidence d’écriture de deux mois autour de la novellisation en BD du film Il pleut dans la maison, de Paloma Sermon-Daï, produit par Michigan Films. À cette occasion, la Région Grand Est, le Réseau de lecture publique de la Communauté d’Agglomération d’Épinal (Réseau bmi) et l’asbl Bela ont le plaisir de vous convier à une soirée de restitution à la MEDAA. 

Une résidence inédite, de l’écran à l’écrit : 

La résidence de Camille Toussaint s’inscrit dans le cadre d’un appel à candidature lancé au printemps par la Région Grand Est, le Réseau de lecture publique de la Communauté d’Agglomération d’Épinal (Réseau bmi) et l’asbl Bela. 

Cet appel, réservé cette année à un auteur ou une autrice de la Fédération Wallonie-Bruxelles, visait à la fois à décloisonner les pratiques et à encourager la circulation des œuvres audiovisuelles et littéraires, et à renforcer les liens entre professionnel·les du livre et de l’audiovisuel en Fédération Wallonie-Bruxelles et en Région Grand Est. L’initiative a été soutenue par Wallonie-Bruxelles International (WBI) et constitue la première mise en oeuvre concrète de l’Accord de coopération culturelle signé entre la Région Grand Est et la Fédération Wallonie-Bruxelles en 2023.

Demandez le programme !

Rencontre : passerelles entre cinéma et littérature, coulisses de la résidence, défis de la novellisation, regard croisé sur l’adolescence et la précarité, Camille Toussaint s’entretiendra avec Paloma Sermon-Daï, la réalisatrice du film Il pleut dans la maison qui a fait l’objet de la novellisation.

Modération : Louise Van Brabant, chroniqueuse littéraire, libraire au Comptoir du Livre à Liège et autrice de Laura Palmer, « La femme aux miroirs », qui vient de paraître aux Impressions Nouvelles dans la collection La Fabrique des Héros. 

Vernissage : les planches de BD réalisées par Camille Toussaint durant sa résidence seront exposées en Belgique pour la première fois. Cette exposition sera visible à la MEDAA jusqu’au vendredi 20 décembre 2024 (du lundi au vendredi, de 9h à 17h).

Cocktail : pour prolonger les échanges et partager un moment convivial, un verre vous sera offert à l’issue de la rencontre.

Informations pratiques

  • Quand ? Vendredi 13 décembre 2024.
  • Où ? À la Maison européenne des Auteurs et des Autrices (MEDAA), rue du Prince royal 85-87 à Ixelles.
  • À quelle heure ?  Ouverture des portes et accueil à partir de 18h, rencontre à 18h30, suivie du vernissage et d’un drink à 19h30
  • L’entrée est libre, mais la réservation est obligatoire !
  • Merci de bien vouloir confirmer votre présence en remplissant le formulaire en ligne 
  • Pour toute information complémentaire, n’hésitez pas à contacter Morgane Batoz-Herges : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 

Pour aller plus loin

. Découvrez le mois de septembre du calendrier des auteurs et des autrices illustré par Camille Toussaint

De : Jeudi 04 Décembre 2025 à 00:00Jusque : Jeudi 04 Décembre 2025 à 00:00

Bonne nouvelle pour les auteurs et autrices sonores ! Une part des droits de copie privée sonore est désormais affectée aux podcasts natifs disponibles sur des plateformes belges (Radiola, SonaLitté,…) ! Nous vous invitons donc à déclarer vos podcasts exploités en 2023 pour toucher vos droits !


Les œuvres concernées

Afin de pouvoir vous verser vos droits d’auteur, nous avons besoin de connaître toutes vos œuvres exploitées. Déclarez vos podcasts natifs disponibles sur des plateformes belges (Radiola, SonaLitté,…).

Comment faire ?

Vous pouvez déclarer vos œuvres à l’aide d’un bulletin de déclaration, soit directement en ligne soit en version téléchargeable à nous renvoyer par email.

En ligne

Encodez à tout moment vos œuvres à l’aide du déclaratif en ligne disponible depuis votre Espace Membre (si vous avez égaré vos identifiants, contactez notre Pôle Relations Auteurices qui vous renseignera).

Par e-mail

Envoyez-nous votre bulletin de déclaration complété par mail à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. Le bulletin peut être téléchargé dans la rubrique « Bulletins de déclaration » du Centre de Ressources de ce site.

Pour plus d’informations sur la déclaration de vos œuvres sonores, vous pouvez consulter cette notice explicative.

Contact

Pour toute information complémentaire concernant la déclaration sonore, vous pouvez envoyer vos questions à Gaspard Fourmois : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Notre Pôle Relations Auteurices est également disponible au 02 551 03 48 ou par mail à l’adresse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Chaque mois, nous vous offrons une nouvelle illustration pour vous accompagner tout au long de l’année 2024.

Merci à Lison Ferné qui clôture cette année en beauté avec cette œuvre lumineuse ! Une illustration qui capture magnifiquement le contraste entre l’hiver européen et le Noël ensoleillé des Caraïbes. 

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Trois questions à Lison Ferné

Que représente votre illustration ?

Je voulais explorer le contraste entre notre hiver européen et le Noël que l’on vit dans les Caraïbes, d’où est issue une partie de ma famille. Lorsque je passais Noël en Martinique étant enfant, c’était sous le soleil et avec un masque de plongée pour explorer les fonds marins. 

Pourquoi avoir choisi d’illustrer le mois de décembre ?

Je me suis dit que ce mois qui cloture l’année pouvait m’inspirer. C’est un mois qui m’évoque les retrouvailles joyeuses en famille et les bons repas : autant de choses agréables à avoir en tête en réfléchissant à mon illustration.

Que peut-on vous souhaiter de mieux pour cette fin d’année 2024 ?

Je viens de publier un nouvel album de bande dessinée Les Femmes ne meurent pas par hasard aux éditions Steinkis. Le livre traite du sujet difficile des violences faites aux femmes face à la justice, alors j’espère que le livre fera son chemin et que sa promotion continuera à être utile aux lecteurs et lectrices !

L’autrice

Lison Ferné est une illustratrice et autrice de bande dessinée française basée à Bruxelles.

Après des études d’illustration à l’école Estienne (Paris), Lison Ferné poursuit son cursus à à l’erg (École de Recherche Graphique) Bruxelles (Belgique) où elle réside et travaille depuis.

​De 2015 à 2019, elle collabore avec la revue Bien, Monsieur où elle développe plusieurs épisodes dessinés autour du féminisme et de la pop-culture.

Son premier album intitulé La Déesse Requin est parut en janvier 2020 aux éditions Cfc. L’autrice y développe des thèmes qui lui sont chers comme les désastres écologiques, les univers fantastiques et les personnages féminins profonds. L’album recevra le prix Artemisia de l’écologie en janvier 2021.

Pour encore plus de beauté, rendez-vous sur son compte Instagram ou sur son site.

Le calendrier 2024 des auteurs et des autrices

Auteurs et autrices membres de la Scam, vous avez dû recevoir une version papier de ce calendrier, si ce n’est pas le cas, écrivez-nous à l’adresse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. et nous vous en enverrons un exemplaire avec plaisir !

Dans le cadre de l’opération Lisez-vous le belge, la Scam a eu envie d’explorer les liens que les auteurs et autrices entretiennent avec la littérature belge francophone. Nous avons donc invité nos 9 boursier·ères actuellement en résidence d’écriture à Passa Porta à partager leurs coups de cœur à travers un mini questionnaire.
Merci à Geneviève Casterman de se prêter au jeu de notre interview.

Quel est son héros littéraire belge favori ? Son lieu belge préféré pour écrire ? Avec quel auteur ou autrice souhaiterait-elle collaborer ? Quel livre transmettrait-elle aux générations futures ? 

Réponses ci-dessous !

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Si vous deviez définir la littérature belge en un mot, quel serait-il ?

En un seul mot c’est trop difficile : Je dirais abondante, variée, authentique, percutante, questionnante, inspirante, riche.  

Qui est votre héros littéraire belge préféré ? 

Dans la bande dessinée j’adore Gaston Lagaffe depuis l’enfance : un personnage créatif, épicurien, drôle et décalé. Dans la littérature générale le commissaire Léon de Nadine Monfils : car il tricote !  

Quel est votre lieu belge préféré pour écrire ?

J’adore la mer du Nord, j’y séjourne régulièrement mais j’aime aussi écrire et dessiner dans mon atelier à la campagne, dans un village du Brabant wallon.

Avec quel·le auteur ou autrice belge voudriez-vous collaborer ? 

J’ai lu Marie Gevers, Madeleine Bourdouxhe , Simenon , j’ai dévoré tous les livres de Jacqueline Harpman, Nicole Malinconi, Henri Bauchau et parmi les plus récents les livres de Veronika Mabardi, Nicole Atlan , Jean-Marc Turine, Violaine Lison m’ont beaucoup touchée. Mais encore dans un autre registre : Barbara Abel, Lize Spit, Armel Job…

S’il m’était possible en tant qu’illustratrice de collaborer avec l’un·e d’entre elleux, et pour en avoir rencontré certain·es , j’en serais honorée.  

Quel livre belge transmettriez-vous aux générations futures ?

La femme de Gilles de Madeleine Bourdouxhe, Le journal de Henri Bauchau, Passage de la Bonne-Graine ou La fille démantelée de Jacqueline Harpman furent pour moi des révélations.

Lisez-vous le belge

Du 1er au 30 novembre 2024, la diversité du livre belge francophone est célébrée à travers la grande opération de promotion Lisez-vous le belge ?
L’objectif ? Faire (re)découvrir au grand public, toutes générations confondues, un panel varié de genres littéraires : du roman à la poésie, de l’essai à la bande dessinée, des albums jeunesse au théâtre.

Lisez-vous le belge ?, c’est :

  • une campagne interprofessionnelle coordonnée par le PILEn inaugurée en 2020 dans le cadre des mesures de soutien à la chaîne du livre mises en place par la Fédération Wallonie-Bruxelles suite à la pandémie. 
  • une fête de 4 semaines pendant laquelle tout le secteur du livre belge s’unit pour visibiliser ses forces vives : une multitude d’auteurs et d’autrices, des maisons d’édition, des librairies, des bibliothèques, ceux et celles qui travaillent dans la médiation du livre (foires, salons, bookstagram, etc.).
  • le hashtag #lisezvouslebelge dont chaque lecteur et lectrice peut s’emparer 
  • une programmation riche et variée, avec des interviews, des rencontres, des sélections de titres, des conférences, des concours, des événements en librairie, bibliothèque & lieux culturels de Wallonie et de Bruxelles, et bien d’autres initiatives.

Pour aller plus loin

. En savoir plus sur l’autrice ici

. Retrouvez l’agenda de la campagne 2024 en librairie, dans les bibliothèques et dans d’autres lieux culturels ici 

. Découvrez également les interviews de Caroline Masse, Laure-Anne Gentges, Pascal Leclercq, Julie Lombe, Michel Torrekens, Maribé Selvais

C’est une nouvelle dont il faut se réjouir : suite aux actions entreprises par les membres de la Scam, par la CCEL (ABDIL, SLFB, ADEB…) et grâce au soutien du Conseil Supérieur de la Culture et de l’appui de plusieurs parlementaires, dont le Président actuel du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, M. Benoît Dispa, le budget des aides ponctuelles dans le secteur « langues, lettres et livre » (DO20 62 33.02) [1]a pour la première fois depuis des décennies été mis à niveau de l’inflation et des besoins les plus urgents des professionnel·les du terrain : auteurs, autrices, éditeurs et libraires.

Une enveloppe de 2,8 millions d’euros a été prévue pour 2025 par la nouvelle ministre de la Culture, Mme Élisabeth Degryse, contre 1,4 millions d’euros au dernier budget 2024 de Mme Bénédicte Linard. Ces ressources vont être distribuées en application du nouveau décret [2] du 4 avril 2024 relatif au subventionnement des secteurs professionnels des langues, des lettres et du livre, et de l’arrêté qui sera pris par le Gouvernement pour l’exécuter entièrement et de façon enfin satisfaisante pour les professionnel·les.
Le point majeur est que les bourses aux auteurs et autrices pourront être revalorisées selon les demandes de la CCEL alors qu’elles ont perdu 50 % de leur valeur monétaire depuis 20 ans, faute d’indexation.

La travail entamé dans le domaine des Lettres et du Livre par la Ministre Degryse, et son équipe issue du secteur, est donc un vaste chantier qui ne fait que commencer :
le décret adopté dans la hâte de la fin de la législature précédente, comporte encore de nombreuses imperfections, voire des freins à un usage efficace et réellement utile des budgets prévus, mais aussi des outils promotionnels mis en place en interne par la FWB (revue, sites, prix, lieux…). 
Des corrections immédiates s’imposent tant pour le décret que pour son projet d’arrêté qui en découlera.

Sa première version, imparfaite elle aussi, est en effet restée en attente dans les tiroirs ministériels en raison des élections. Le PILEn s’attache déjà à préparer ses propositions.

Le monde de la création et de l’exploitation de livres enchaine les crises et les chocs technologiques, le dernier étant apparu en 2023 avec l’irruption en masse des outils dits « d’IA générative », dont les premiers produits synthétiques accentuent les phénomènes de la numérisation (Google, etc.) et de la plateformisation (Amazon, etc.). 

Notre secteur s’inscrit désormais dans un nouveau régime social et fiscal (Working In The Arts – WITA) et dans un contexte francophone dominé par 3 grands groupes d’édition-distribution en France.

Voilà un vrai oligopole à frange[3] qui, à travers le contrôle des accès aux marchés et celui du prix unique moyen du livre, décide des marges économiques et donc de la vie ou de la mort des autres professionnel·les  !

Les professionnel·les ne doivent pas s’éloigner des bibliothèques publiques, et revenir avec leurs projets et leurs œuvres dans les missions de démocratisation culturelle des centres culturels, avec des résidences, des accueils, des soirées de présentation bien systématiques et créatives… 
Ils devront aussi obtenir  le respect de la conception humaniste des droits des auteurs et des autrices dans ce contexte, la juste rémunération de leur travail comme de l’exploitation de leurs œuvres, sans quoi les « tuyaux de distribution », papiers ou numériques, se rempliront des choses les plus banales, des produits industriels synthétisés sans âme, ce qui entrainera la dégradation de tout l’écosystème et un usage décroissant du livre par les publics.
Faisons lire nos enfants, c’est essentiel, mais avec quelles créations authentiques ?

Fort heureusement, un grand esprit de solidarité existe entre les fédérations professionnelles, réunies au sein du PILEn [4], ainsi qu’avec l’administration de la Culture de la FWB, dont la directrice générale AI et directrice de l’Audiovisuel et des médias, Jeanne Brunfaut a démontré sa capacité à soutenir un secteur internationalisé et complexe. Son expérience sera nécessaire à la Ministre pour préciser sa nouvelle politique pour ce média spécifique qu’est le livre : soutenir les innovations professionnelles, améliorer la situation des artistes/auteurs/autrices, nouer des collaborations fructueuses avec les régions et le fédéral, transversaliser les bonnes pratiques administratives, élargir les lien de collaboration à l’international, générer/solliciter d’autres ressources européennes par exemple comme nous y travaillons à la MEDAA [5].
Sans préjudice d’amélioratons législatives, l’établissement d’une charte éthique sectorielle pour réguler l’usage des outils et des services d’IA est prioritaire à l’évidence.

Un test essentiel sera dans l’usage d’une partie des ressources nouvelles pour répondre aux projets innovants et aux besoins de formation continue des créateurs et créatrices, qui sinon seront remplacés par des machines à produire des synthèses issues des milliards de créations moissonnées sans autorisation par les majors de la technologie. Un saut politique et administratif doit accompagner le saut technologique, tenant compte aussi des exigences climatiques.

L’élaboration et la mise en œuvre d’une politique nouvelle, incluant un plan culturel numérique couvrant notamment le secteur des Lettres et du livre, prévu courageusement par la DPC et déjà nommé prospectivement par La Ministre de la Culture, Mme Milquet en 2015  ne peuvent plus être différées.

Innover dans les objectifs comme dans les méthodes pour sauvegarder et développer notre création littéraire au sens large, cœur battant de notre écosystème, est non seulement indispensable mais désormais possible grâce à des ressources nouvelles en Belgique francophone !

Rendez-vous dans quelques semaines au Printemps !


 
[1] DO20 62 33.02
[2] https://www.gallilex.cfwb.be/document/pdf/52573_000.pdf
[3] Terme économique qui désigne les secteurs d’activités où quelques acteurs contrôlent les marchés, leurs amonts et leurs avals.
[4] SCAM/SACD, ADEB, Editeurs singuliers, SLFB, associations de bibliothécaires
[5] Voyez les initiatives proposées par Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Dans le cadre de l’opération Lisez-vous le belge ? et en collaboration avec les Archives et Musées de la Littérature (AML), nous avons invité des auteur·ices contemporain·es à explorer les archives de deux écrivaines belges oubliées et à nous partager leurs réflexions et inspirations. Pour nourrir leur sujet, nous les avons convié·es à visiter les AML afin d’explorer les documents et en découvrir toute leur singularité (matérialité, odeur, imperfections…).

Pour ce second portrait, l’autrice Caroline De Mulder nous livre ses impressions suite à sa rencontre avec l’œuvre de Marguerite Van de Wiele.

Marguerite Van de Wiele, authoress en colère ?

De son vivant déjà, Marguerite Van de Wiele a fait l’objet d’une biographie de la main d’Auguste Vierset, en 1910. Pendant plus d’un siècle, l’exemplaire dont dispose la Bibliothèque universitaire Moretus Plantin a reposé (attendu son heure ?) dans l’obscurité des magasins et, quand je l’ai pris en main, n’avait jamais été ouvert. J’ai voyagé au tournant du siècle dernier en rognant les pages, en écoutant le bruit haché que produisait mon geste, en soufflant sur les pelures en tire-bouchon de ce papier centenaire. Je l’ai manié avec délicatesse pour ne pas en casser les fibres. Son odeur venait de très loin. La sensualité de cette lecture contraste avec la sécheresse de celle de l’œuvre elle-même. Car si on peut télécharger plusieurs romans de Van de Wiele sur Gallica, les exemplaires d’époque toujours en circulation semblent se compter sur les doigts d’une main. Ces dernières années, la confidentielle maison d’édition belge Névrosée a réédité trois titres, disponibles uniquement sur son site.  

Il reste peu de traces et peu d’archives.
On peut les feuilleter pour essayer de trouver quelque chose de l’être derrière les mots. Des lettres officielles, un brouillon d’interview, beaucoup d’articles de presse sous forme de copies la plupart sans date et sans le titre du journal (Le Soir ?). Dans sa correspondance, elle se décrit elle-même comme « romancier », « chroniqueur », « lauréat », tout au masculin. Pour son biographe, elle était une « authoress » tant à l’époque on était loin de s’écharper sur le choix des féminins « autrice » ou « auteure ». Pour autant, les travaux dont Marguerite van de Wiele fait l’objet (à commencer par sa biographie), l’abordent essentiellement sous l’angle de son genre ou du féminisme ; cela pourrait sembler factice et réducteur, mais ne l’est pas tout à fait, dans la mesure où Van de Wiele elle-même plaçait ces problématiques au cœur de ses écrits romanesques et journalistiques. Les titres de certains de ses articles sont évocateurs : « Pour les femmes », « Femmes d’aujourd’hui », « Travail et salaires féminins »… Mais certains lecteurs, comme moi, tiqueraient peut-être en lisant « Le bienfait de la laideur » (30 août 1924) où Van de Wiele commente un fait divers : une femme de grande beauté s’est volontairement défigurée à l’acide pour éteindre la jalousie de son mari exaspéré par les hommages d’autres hommes – et la journaliste d’admirer ce sacrifice terrifiant (qui fait écho à celui de Véronique dans Le Désespéré de Léon Bloy) et rien moins que féministe.

Engagée sans être subversive, c’est souvent ainsi qu’on la présente. Elle encourage l’émancipation féminine dans ses articles et dresse, dans ses romans, des portraits de femme qui d’une façon ou d’une autre ne se plient pas aux attentes de la société. Femme artiste, adultère, insurgée ou même juste excentrique, elle rompt avec les usages et s’en trouvera cruellement punie, par la mort ou une fin amère. En atteste, par exemple, cette phrase de Maison flamande (1883) : « La porte de sa grande maison s’était refermée sur elle brutalement, broyant son âme ». Tandis que Fanny qui avait suivi son amour se condamne à vivre désormais dans la plus triste réclusion, son ancien amant lassé d’elle triomphe au nouvel opéra de Bruges devant un public nombreux et conquis. La trame est récurrente : au bref moment de grâce de la jeunesse de femmes exceptionnelles, éblouissantes, joyeuses, succède in fine la solitude ou la mort, qu’on interprète en général comme une punition. Faut-il imputer ce sombre parcours à une idéologie conservatrice ou réactionnaire ? Ou simplement au désir de Van de Wiele, qui se situait elle-même dans la mouvance réaliste et naturaliste, de proposer des fins conformes à ce que la réalité réservait aux femmes sorties du rang ?

Le ton d’une lettre pourtant anodine qu’elle adresse en 1931 à Georges Rency m’a interpelée. Elle semble révélatrice des difficultés auxquelles elle a fait face au fil de sa carrière, inouïe pour une femme à l’époque. Elle y corrige plusieurs omissions qui la concernent et les rectifie, ajoute enfin :

l’habitude de précision et de justice (…) a dominé toute ma vie d’écrivain, tandis qu’en Belgique je n’ai pu constater cette précision et cette justice que bien rarement envers moi, de la part de mes confrères (ML 760-761).

Elle a alors 73 ans, n’écrit plus de romans depuis longtemps et, en fin de parcours, cette lettre témoigne nettement d’une forme d’amertume et d’un sentiment d’injustice. L’indice est sans doute trop mince pour qu’on puisse en tirer de vraies conclusions ; cependant le sort sévère de ses héroïnes rebelles ne pourrait-il pas exprimer, davantage qu’un souhait de moralisation conservatrice, la colère de celle qui connaît le prix qu’on fait alors payer aux femmes exceptionnelles ?

Caroline De Mulder, 14 novembre 2024
à propos de Marguerite Van de Wiele

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L’autrice

Marguerite Van de Wiele (1857-1941) est la première écrivaine belge à vivre de sa plume. Sa carrière commence par une série de succès publics et critiques, parmi lesquels le premier roman, Lady Fauvette, publié en 1879. Critique littéraire et critique d’art, elle publie aussi bien à Bruxelles, dont elle est originaire, qu’à Paris : son œuvre se distille dans les pages des quotidiens et revues de l’époque avant de passer en volumes reliés. Féministe, philanthrope, première responsable de la Section du livre et de la presse au sein du Conseil national des femmes belges (dont elle sera la présidente de 1919 à 1935), elle fut aussi faite chevalier de l’Ordre de Léopold et reçut la médaille de la reine Élisabeth pour son rôle durant le premier conflit mondial. Elle fait l’objet d’une biographie dès 1910, fait rarissime pour une écrivaine de cette époque. Schaerbeek abrite encore aujourd’hui une rue et un prix à son nom, ce dernier consacrant, tous les cinq ans, une œuvre narrative.


 Merci à Christophe Meurée et Tanguy Habrand des AML pour leur précisieuse collaboration !

Le Comité belge de la Scam a appris avec une grande inquiétude la mise en détention par les autorités algériennes de l’écrivain Boualem Sansal.

Au vu des motifs invoqués par les services algériens, il s’agit d’une décision nuisible à l’image de l’Algérie car prise en violation de la convention internationale des droits humains et notamment du principe de la liberté d’expression et de participer à un débat d’idées démocratique.
En tant qu’auteurs et autrices solidaires de leur confrère franco-algérien, le Comité belge de la Scam appelle les différents responsables diplomatiques belges et européens à agir au plus vite pour obtenir le respect de ses droits essentiels, de sa sécurité et de sa libération immédiate.   

Isabelle Rey, Présidente du Comité belge de la Scam
Frédéric Young, Délégué général pour la Belgique de la Scam
Jérôme le Maire
Muriel Alliot
Nina Toussaint
Jasna Krajinovic
Fabienne Blanchut
Isabelle Wéry
Florence Richter
Sylvia Botella

Pour aller plus loin

. L’article du Soir du 24.11.24 « L’arrestation et le silence de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal inquiètent le monde politique et culturel »